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perd sa vertu avant que d’étre parvenuejusqo’an font! ; de sorte qne le linge quiest dans ia partie baise du euvier, ne serellentpointde son action.Pourremédicrà cet inconvénient, la plupart des blan-chisseuses mettent par intervalle dans leenvier & parmi le linge tin , des lits decendres qu'elles out foin d’envelopperséparément avec des linges communs,tels qnc les torchons qui font assez bonspour cet usage. Mais cette méthode n’estsupportable tont au plus que quand on asimplement degroslingesà blanchir;ellene vaut rien absolument pour le lingefin , ni pour celui qu'on veut blanchirproprement. Inexpérience prouve allezque le linge lin qui se rencontre'immé-diatement sons ces cendres, n’acquíertjamais un beau blanc; car à mesure quela lessive pénétré ce lit , elle en détacheles sels, qui alors agissent avec trop deforce iur le linge qui en est imbibé lepremier; c’est le méme inconvénient quiarriveroit à toute la lessive , íi elle étoittrop forte de cendres. La plupart desgens qui font dans cet usage , observentde placer au fond du envier , & sons leslits de cendres , tout ce qu’elles ont delinge plus grossier, & mettent le lingefin dans la partie supérieure,croyant parce moyen avoírparfaitement remédié audéfaut de l’inégalitéde la lessive; cepen-dant le mauvais état où fe trouve le lingequand ils le rendent, ne prouve que tropclairement combien la méthode de lemettre dans ie même envier,avec !e groslinge venant à charger la lessive d’unepar tic de la mal propre té qui s’en détache,la communique au linge fin qui n’est ja-mais si bien blanchi que quand on le metdans un euvier à part & en petite quan-tité. Si je recommanded’imbiberle linged’eau de savon avant que de* le placerdans le euvier,c’est par la raison que cet-te eau étant distribuée par-tout dans lelinge , dispose les routes à la lessive quidoit le pénétrer , & que le savon qui s’ytrouve adoucit un peu le premier effetdes-sels acres de cendres, & contribuebeaucoup à détacher la crasse à mesureque la masse du linge vient à s’échausscrpeu à peu parune chaleur douce & péné-trante,quiagit fur toutes ses parties fausles latiguer.Le temsquejeproposed’em-ployerà toute cotte opération , ainsi que j
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celui de le laisser mitonner dans fa cfiáíleur avec toute la lessive renfermée dansle envier, n’est point trop long. C’eft afinqne les sels de la lessive aient assez detems pour pénétrer par-tout & faire leureffet. Ali moyen de ce que je prescris deporterie linge encore'chand à larivierepour le laver dans de l’eau qui soit tiede,s’il fe peut,telle qu’elle se trouve en été,sur-tout si on a laissé au soleil le tems dela réchauffer, je compte que la crasses’en détache beaucoup mieux,& qu’alorsle linge n’a pas besoin de tant rie torturequ’il en reqoit communément des blan-chisseuses qui le déchirent à coup de bat-toir, ou à force de le brosser pour répa-rer le déFaur de leur Iclsivc. Je conviensqu’alors elles y mettent un peu de savon;mais comme ce savon est mis -à froid furle linge, & qu’il n’y reste qu’un instant ,il n’a pas le tems de produire aucun ef-fet, & cependant l'e frottement de labrosse fuie plus que toute autre chose.
Au contraire, suivant la méthode que .j’ai enseignée , & qui se pratique dansbien des pays,le soleil & l’ean claire don-nent !e lustre & un blanc parfait au lin-ge, lorsqu’on a le soin de l’arroser cha-que fois qu’il commence à sécher,&de leretourner de tous côtés pendant deuxjours au moins par un beau tems. On n’apoint d’autre méthode aux Indes pourblanchir le linge , que de l’expofer sim-plement au soleil & de l’arroscr conti-nuellement avec de l’eau tiede. 11 fautavouer pourtant que le climat de ce paysest plus chaud que le nôtre, & que le so-leil y agit avec plus de force. Mais enHollande , qui est un pays moins chaudque le nôtre,on met le linge au soleil, &on l’arrofe précisément de même qu’onfait les toiles lorsqu’on les blanchit.Avant que de faire subir au linge cetteopération , on l’a fait passer, comme jele dis, par une lessive faite avec toutesles attentions que j’ai marquées ci-deffns, & lorsque le linge a acquis cebeau blanc de neige,on le passe pour luidonner encore plus d’éciat dans une eanlégèrement teinte d’indigo,& on le laisseessuyer un peu & sécher à demi avantque de le repasser. Aussi le linge y eft-iltoujours du plus beau blanc & très-pro-| pre ; au contraire, en suivant la méthode