B L A
C-.S’ÎÎ y a plusieurs pieces longues &debout à côté l’nne de l'autre, la premiè-re est à la droite de l’écu, la derniere à lagauche.
7°. Ondoitéviterde nommer un émailque l’on a déja nommé; une famille por-te d’azur ò la fasce d'or , accompagnée detrois losanges d'or ; on dit accompagnéede trois losanges de même : ce mot detnême signifie IV» mil que l’on vient denommer.
8°. Une autre famille porte d 'argentk l'aigle d'azur, accompagnée en chef detrois hcsatis d'azur , cy en pointe de troismolettes d'éperons aujjìd'azur: on blaion-ne d 'argent à l'aigle, accompagnée en chefde trois befuns , en pointe de trois mol-lettes d'éperons, le tout d'azur.
9°. Une famille porte A'or , « la fasced'azur, chargée de trois croissant d'or : ilfaut dire ebargéede troiscroijsans de l'é-inall d i champ. (G. D. I,, té)
BLASPHÈME, f. m. fe dit en généralde tout discours on écrit injurieux à lamajesté divine : mais dans l'uíage ordi-naire, on entend pins spécialement parblasphémés , les jurement ou impiétéscontre le saint nom de Dieu, proférés deVive voix. (//)
Les Théologiens disent queleWa/pbé-íne consiste à attribuer à Dieu quelquequalité qui ne lui convient pas , ou à luiôter quelque attribut qui lui convient.Selon S. Augustin , toute parole mau-vaise , c’cit-ii-dire , injurieuse à Dieu,estlin blasphème \ Jam 'uerùhlaspheniia nonaccipitur r.ijì mata verbci de ûeo iicere. Detnorib. Munich, lib. II, cap. xj. Ainsi ceferoit n» blasphème, que de dire que Dieuest injuste & cruel,farce qu'il punit le pé-ché originel dans les en f ans qui meurentfans baptême. Le blasphème est une suiteordinaire de l’hérésie : puisque celui quieroit mai, parle indignement de Dieu &des mystères qu’il méprise. C’est ce quis’appelle pronreinent blasphème. (G)
BLASPHEMATEUR, f. m. celui quiblasphème ou qui prononce un blasphème.Les blasphémateurs ont toujours été févé-rementpunis par la justice humaine,tantdans l’ancienne loi que dans le Christia-nisme. Us étoient punis de mort chez lesJ » i fs : Qiii blafpbemaverit nomen Dotnini,Morte moriatur. Levit. cap.xxtv, & cefut fur cette loi mal appliquée que l’on
B L A ï37
condamna Jesus-Cbristà la'mort : Blaf-phemavit : quii aihuc egemtis testtbus ?ecce nunc audiflis blasphemiam , quid vo-bis vìdetur ? at illi respondentes dixerúnt ,reus est mortis. Mntth. cap. xxvj. vers.66. Nous avons des loix de 8. Louis &de plusieurs autres de nos rois, qui con-damnent les blasphémateurs à être mis aitpilori & à avoir la langue percée avec unfer chaud par la main dn bourreau. Pie V,dans des réglemens faits fur la même ma-tière en 1566, condamne les blasphéma-teurs à la même peine ; & aux galères ,si c'estia troisième fois qu'ils retombentdans ce crime: car ii n’instige qu’uneamende pour la premiers fois,& le Fouetpar les carrefours pour la seconde, si lecriminel est un laïque; s’il est ecclésias-tique , ce pontife veut qu’à la troisièmefois il soit dégradé envoyé aux galè-res. La peine la plus ordinaire aujour-d’hui , est l’amende honorable & le ban-nissement. (G)
BLASPHÉMATOIRE , ce qui con-tient ou exprime un blasphème. C’est unequalification que les souverains pontifes& les théologiens donnent quelquefois àcertaines propositions injurie uses à Dieu,ou qui lui attribuent des choses contrai-res ou répugnantes à fa souveraine per-fection : ainsi la cinquième propositionde Jansenius , c'est une erreur Jénrìpélct-giennequededire que Jésus- Christ eftmortou a répandu son j'ang pour tous les hom-mes, entendue en ce sens, que Jesus-Chriít n’est mort que pour le salut desprédestinés, est déclarée blasphématoiredans la condamnation qu’en porta Inno-cent X. Le cardinal de Logo distinguedeux fortes de propositions blasphématoi-res i les unes {impies, qui contiennentquelque chose de contraire à la foi, maisqui n’est pas clairement énoncé ; les an-tres héréticales, qui an blasphème ajou-tent l’hérésie formelle & clairement ex-primée. Disp. XX, de Fiie ,seB. iíj.
100. ( G )
* BLATIER ,s. m. Comm. stj Police,marchand qui achete le bled fur les gre-niers de campagne,pour le revendredansles marchés des villes. Ce mot vient dnvieux terme latin bladits, fruit ou se-mence. II y avoit une communauté deblatiers à Paris du temps de S. Louis, &ee prince leur donna des statuts. 11 y a