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Tome V. BI - CALZ.
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plus de trnis siécles que ceux de cetteancien ne communauté font réduits à ven-dre à petite mesure , & ont été nommésfegratiers ou graìniers ; ceux qui font cegrand commerce se nomment marchandsde grains. Le nom de hlatiers n’est doncrestéqu’à unecinquantaine de petits mar-chands forains qui vontavecdeschevauxouïtes ânes chercher lebled dans les cam-pagnes ,& qui l'amenent à somme dansles marchés des grandes villes.

Ce commerce a son avantage & son in-convénient pour le public. Les hlatiers fa-cilitent la vente des grains à ceux quin’en ont qu’une petite quantité; maisauíE ce grain qu’ils achetent, & far les-quels ils gagnent, revient plus cher en-tre les mains de celui qui doit le con-sommer. íl est de la bonne police d'avoirl’œil fur ces petits commerçant, & deles empêcher de mêler les grains, de lesfalsifier & de les faire renfle; ; ce qu’ilsappellent blatrer.

BLATIN, f. m. Hifl. nat. Ichthyolo-gie, efpece de pourpre à canal évasé,ainsi nommée an Sénégal, & gravée dansnotre Histoire naturelle des coquillages dìiSénégal , fl. IX, n°. 32 , p. 142.

Sa coquille a rarement plus de septSignes de longueur ; fa largeur est unefois moindre.

Elle 11’a que huit spires qui font peurenflées, fort serrées, & chagrinées partin grand nombre de tubercules assezgros , écartés & disposés fur plusieursrangs qui tournent avec elles: on encompte cinq à six fur la preuiiere spire,deux fur la seconde , & un seul sur lesautres.

Le sommet égale cn longueur la pre-mière spire.

La longueur de l'ouverture n’est pastout-à-fait triple de fa largeur.

La levre droite est mince & fans dentsdans quelques-unes; dans d'autres , elleest fort épaisse, ornée au dedans de cinqdents assez grosses & arrondies.

Le fond de fa couleur est un pourprefoncé tirant fur le violet ou fur le noir.Dans quelques-unes la premiers spire estentourée de deux petites lignes blanchâ-tres , peu sensibles, elle n’a point de pé-rioste apparent.

Mteurs.Lçblatiute voit abondamment

B L A

dans les rochers de rifle de 6orée & dela Magdeleine. (AI. AdanfonA)

BLATRER , v. act. c’eft apprêter legrain , le rendre frais , & lui donner deìa couleur & de la main par des prépara-tions dangereuses. Ce secret est employépar les petits marchands de grains , &même par les gros marchands : mais lapolice y veille; & quand ils i'ont surpris,elle les punit.

* B L A T T A B YZ A N TIX A, Hist. nat.Conchyliologie , c’est le nom qu’on donneau couvercle d'une coquille oblongue,dont la substance ressemble assez à de lacorne. On l’appelle hlatta , à cause de saressemblance avec la teigne ou la mottediteWafía; & byzantin «, parce qu’ellovient de Constantinople, appellée autre-fois Byzauce .On dit que prise intérieure-ment. elle purge & divise les humeurs,& extérieurement, que si on la brûle,l’odeur en est bonne pour les étouffemensde la matrice. II y a eu de grandes dispu-tes entre les Naturalistes, pour savoir c?que ce pouvoit être que cette coquille,sluelques-nns ont cru que c’étoit le cou-vercle du purpura murex ; d’autres i’ontconfondue avcc la coquille qu’on appel-loit autrefois unguìs odoratus, qui étoitconnue à Dioscoride sous le nom deorumxKoyxc^loç. On en apportoit de sontems la meilleure efpece de la mer Rouge;&cellequiétoit moindre, d'Assyrie. Voicicequ’il en dit: inlacubusnariìferìs Indhzreperitur ; qua propter U çonchyliìs nar~dum depascentibus aromaticus evadit; col-ligitur ’ZH’ró , soft quant œftivis caloribuslacusinaruerint. II conclut ensuite qu'enbrûlant ce coquillage, il produit les mê-mes effets que \e purpura & le buccipuntj& en parlant du nard , il dit que cet ar-brisseau naît près du Gange, c’est-à-dire,dans les lacs formés par les débordemensde ce fleuve; ce qui prouve que c’étoitun coquillage d’eau douce.

Le savant Lyster prétend que la hlattabyzantina connueaujourd’hui,n’êstpointla même chose quel 'unguis odoratus desanciens, dont l’usage s’eft perdu,parminous. II se fonde sur çe quecettecoquillen’a poin t les qualités de V unguis odoratus ,& qu’on n’y trouve point du tout l’odeuvaromatique qu’on lui attribuoit : il con-jecture plutôt que ce pourroit être lamême chose que le pétoncle qui lé trou*.