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Tome V. BI - CALZ.
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* BOÎÏMISTES, f. m. pi., Hifl. eccl .,en appelle ainfì en Saxe les sectateursd’un nommé Jacob Bohm , qui est morten 1624 ; il a laissé plusieurs écrits mys-tiques , & a donné dans une théologieobscure & inintelligible..

BOHOL, Géog ., une des isles Philip-pines, dans l’océan oriental en Asie.

BOHUSLAW, Géog ., ville de Polo-gne , dans le palatinat de Kiovte.

BOIANO, Géog ., petite ville d’Italie,an pié de l’Appennin, au royaume deNaples, dans le eomté de Molise, près dtlBiferno. Long. 32. 8- lat. 41. 30.

* BOIARD, su b s. m. , Com., termeUsité par ceux qui pêchent la morue pourdésigner une civière à bras, fur laquelleon charge ce poisson, pour le transporterd’un lieu dans un autre.

’BOICININGA , Hifl. nat ., en Por-tugais cascavel, c'est un grand serpent duBrésil, qui a quatre ou cinq pies de long;il est de la grosseur du bras, fa couleurest d’un rouge tirant furie jaune ; fa têteest longue & mince & fa langué four-chue : il a de petits yeux, mais ses dentsfont longues èc pointues. On voit atta-ché à fa queue vers l’extrêmité, un corpsparallélipipede, de trois à quatre doigtsde long, large d’un dethi-doigt, Sc com-posé de petis chaînons entrelacés les unsavec les autres, secs, unis, luisans, decouleur cendrée, tirant fur le rouge. Cecorps croît à chaque année d'un anneaunu chaînon ; il fait le même bruit qu’unesonnette : il annonce de loin la présencedu serpent qui se tient dans les cheminsécartés. II est fort venimeux & attaqueles passans ; les Indiens, à ce qu'on pré-tend , portent pour s'en garantir au boutd’un bâton un morceau de la racine ditevipérine, dont l’odeur arrête fa furie. Onprépare un remède singulier contre famorsure ; c’est son fiel imbibé dans unequantité convenable de chaux réduite enpoudre ou de farine de maïs. On dit quece fiel est de couleur d’azur, & si spiri-tueux, qu’il s’évapore & disparoît à Pair.O11 ajoute que la vésicule en est vuide enété ; d’où l’on conjecture qu’elle est por-tée aux gencives de Ranimai & qu’elleTsmm Vi Pwtit h

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| est la source de son poison. On racontede la virulence de ce poison d es chosesétonnantes ; comme de se transmettre àtravers le bois & le fer, & de rendredangereux l’attouehement des corps quSle serpent a mordus.

La racine de coUinfonìa ( de vipérine,)ainsi que quelques autres, est très-effi-cace. L’huile d’olive, le beurre, appli-qués fur la blessure & pris intérieure-ment, font, de même que le fol commun,d 11 nombre des rem e d es indiqués par M*Kalm .

Quelque dangereux que soit ci repti-le, 1111 très-léger coup de baguette frappéfur son dos, le fait mourir incontinent»Les signes de mort font souvent équivo-ques dans les antres efpeces de serpens ìmais par le silence de la sonnette de ce-lui-ci , on est sûr qu’il ne respire pins.

Ces serpens ne pendent pas un atisttgrand nombre d’oeufs que les autres; parconséquent ils ne multiplient pas tant ìmais en échange ils vivent plusieurs an-nées. Les Indiens en mangent la chair,qu’ils trouvent très-bonne ; mais qui de-vient un poison lorsque l’animal s’estmordu, comme il lui arrive quelquefoisdans fa fureur.

BOICUAIRA. Serpent du pays desIncas, long d’environ vingt piés, noirdans la moitié antérieure de son corps &jaunâtre dans le reste.Cet animal faitunôguerre perpétuelle aux autres serpens Scles dévore, surtout le serpent àsonnette »

II n’en contracte pour cela aucun venindans fa chair,puisque les Indiens le man-gent sons crainte.

* BOIE, f. m. , Cúmnt ., efpece de re-vêche que les Sayetteurs d’Amiens fabri-quent. II y en a de trois largeurs ; lesgrandes orlt trois quai tiers de large furvingt aunes de long; les moyennes onSla même longueur fur un peu moins delargeur; les étroites n’om qn’iine demi*aune de large , fur vingt de long,

* BOIEN8 , f. m. plut., Géog, nnci ,il y a eu plusieurs peuples de ce 110m: lesuns en Germanie, les autres dans lesGaules, en Italie , & même en Asie,

Ceux de Germanie habitoient la fotétHercynienne, & ce font eux qui ont dolì«né le nom à la Bohême,

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