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Tome V. BI - CALZ.
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ï$4 B O t

Ceux deïa Gaule hsbitoient entre laLoire & l’Ailier, jadis le pays desiEduens, 'aujourd’hui le Bourbonnois.

Ceux des Gaules réfidoient vers lesconfins de la Novcmpopulanie & dans lepays de Bordeaux.On les appelle aujour-d'hui Buji j , L leur canton Buh , Burtz& Burch ; il est situé fur la Loire.

Les Eoicns de la Gaule Cisalpine firentpartie des Gaulois qui entrèrent en Ita-lie en Z64 , & s’emparerent de RUrubrie& de fEcrurie. Près de l’Apennin, ditPolybe, 011 trouve les Ananes, ensuiteles Boiens.

Les Boitns de l’Asie, Gaulois d’arigi-ne , s’avanei rent, lous la conduite deBrenmis, jnlqu’à Bi(ance,&pénétrèrentjusques dans FEulie & l’Ionie, où ils ré-tablirent.

BOIER. Marine. Voyez Boyer.

* BOIGUACU, Hist. nat. , serpentdll Broíil qu’on prétend avoir un pié &demi de circonférence par e milieu ducorps, & plus de vingt pies de longueur.8a tète elt grosse, Ion corps de couleurgrise , & tacheté de blanc. Ses narinesIon t très - élevées. Sa levre supérieure,faite en forme de scie, est couverte d’é-caiiies. Sa queue est courte. M. Linnœiudit qu’il n’a point de dents canines dansla gueule. Les Indiens se servent de ladépouille de cet animal pour se couvrir.Les Sauvages se nourrissent de sa chair.Le boiguacu est peu venimeux , mais ex-trêmement dangereux en ce qu’il butinecomme le giboya.

BOIN CARO , f. m., Hist. nat. Bot.,nom Brame d’une plante annuelle duMalabar, assez bien gravée avec la plu-part de tous ses détails par Van-Rheede,dans son Hortus Maiabaricus , viol. IX,planche LXI, page 109 , fous son nomMalabare cara cuniram. Jean Cotnmel-lin, dans ses notes fur cet ouvrage , Rap-pelle crotalaria ujjìnis.

Cette plante est annuelle, &s’élevefous la fornie d’un buisson , très-clair oupeu epais, de deux piés de hauteur, furlin pie & demi d, diamètre.

Sa racine est ligneuse . divisée en pin-ceurs rameaux capillaires, à écorce noi-râtre. 11 en fort tantôt une , tantôt deux

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ou trois tiges quadrangulaires, vertes,ramifiées en croix en deux 011 trois pai-res de branches qui se subdivisent aussiune seconde fois en deux ou trois pairesde branches pareilles, ouvertes fous unangle de 60 degrés.

Les feuilles de faisselle desquetlcs sor-tent ces branches, font opposées deux àdeux en croix , assez serrées à des distan-ces d’un à deux pou ces; elliptiques, poin-tues aux deux extrémités; longues dedeux à quatre pouces, deux à trois Foismoins larges, entieres, molles, unies,verd-ìmines; relevées fur les deux Facesd’une côte unipeu plus saillante sur la fa-ce inférieure, ramifiée en trois à quatrepaires de nervures alternes de chaque »ô-té; & portées horizontalement fur un pé-dicule très-court, ailé fur les côtés.

Les fleurs sortent de faisselle des feuil-les supérieures L du bout des branches ,en panicules opposées, à deux ou quatrebranches, une fois plus longues qu’elles,011 en épis égaux à leur longueur, com-posés , ainsi que chaque ramification, dehuit à dix fleurs blanches, veinées derouge, longues de huit à neuf lignes ,portées fur un péduncule quadrangulai-re, long de deux à trois lignes.

Chaque fleur est hermaphrodite , per-sonéc , irréguliere , & posée an dessousde l’ovaire. Elle consiste en un calicetrès-court, hémisphérique, d’une ligneenviron de longueur, composé de cinqfeuilles étroites, velues; & en une co-rolle cinq à six Fois plus longue , mono-pétale à long tube, à cinq divisions par-tagées en deux levres presque aussi lon-gues , retroussées en dessous, blanches,bordées de rouge avec une tache rougeà leur milieu. Deux étamines sortent dubas d 11 tube de la corolle &ne s’éleventguère au dessus de son collet. Elles fontblanchâtres & velues. L’ovaire est fortpetit, porté fur un disque au centre dncalice,& surmonté par un style rougeâtreauiíì long que la corolle, Fourchu à sortextrémité en deux stigmates illégaux unpeu courbes.

L’ovaire en mûrissant devient une cap-sule ovoïde à quatre angles, mais un peucomprimée , pointue par les deux bouts,longue de huit à neuf lignes, trois à