B O l
xlie & des mâchoires, le liquide entrerade même. Un Typhon, un biberon & au-tres vaisseaux de pareille el'pece, ne fontque l’ouverture des Uvres prolongées.Lorsque Ton a rempli la bouche , il sautlavuider, si Ton veut pomper ou sucerde nouveau. Elle se vuide en dedansquand on avale , ou en dehors quand onseringue, pour ainsi dire , ce que Tonavoit pompé; c’est ce que font Tes caba-retiers quand ils goûtent leurs vins.Dansl’un & dans l’autre cas la langue fait lepiston; elle s’avance en devant, ellepresse le liquideqn’elle jette en dehors,ii les levres font ouvertes, ou qu’ellechasse du côté d u gosier, si la valvule estlevée , & que les levres soient exacte-ment fermées. La seconde maniéré defaire entrer des liqueurs dans la boucheen pompant, dépend de la dilatation dela poitrine ; par cette dilatation l’air ex-térieur pousse T eau & la fait entrer dansl’onverture des levres ; cela se fait, eninspirant. On inspire de Peau ou de Tairensemble ou séparément : quand on ins-pire du liquide seul, cela se nomme su-cer ; & lorsque Ton inspire l’nn & T au-tre , cela s’appelle humer : dans cette fa-çon de boire, Tair prend la route de latrachée-artere, pendant que Teau restedans la bouche. Pour humer on formeordinairement une ouverture aux levresplus grande que pour pomper. On éloi-gne les levres des mâchoires ; on leve lebout de lalangue du côté du palais; onreleve la valvule du gosier, & on inspire.L’ouverture des levres doit être plusgrasde,pour que i’airìextérieurqni presteì’eau que Ton veut humer, ait moins depeine à la faire entrer dans la bouche.On éloigne des levres les mâchoires pourformer un espace capable de contenirPeau; on releve le bout de lalangue,qui, comme un rempart, retient Teau ,Pempêche de suivre Tair qui entre dansla trachée - artere ; on releve la valvuledu gosier pour que Tair puisse passer ; &enfin en dilatant la poitrine , on inspirepour que l’air extérieur presse le liquide,& T oblige d’entrer dans la bouche aveclui. C’est ainsi que l’on prend un bouil-lon , du thé, dn café & autres liqueurschaudes.
On peut verser les liquides dans labouche de trois maniérés : dans la xre-
B O í 199
miere , on renverse doucement à mesureque lalangue conduit la boisson dans legosier ; c’cst une Façon assez ordinaire deboire. Dans la seconde on verse brusque-ment tout-à-ìa-fois, L la langue conduitle tout dans le gosier avec ía même vites-se , c’est ce que Ton appelle sabler : & latroisième est de verser dans la bouche ,ayant ia tête renversée; c’est ee que Tonappelle boire cm galet. Quand on boit d Ala premiers façon , la langue peutpren'^dre deux situations différentes ; eliepeu^avoir son bout appliqué à la partie (fupalais qui est !a plus proche des dents dedevant, lans quitter cette place , quoi-qu’elle le meuve pour avaler,paree qu’ilsuffit qu’elle íe baisse par son milieu , eudécrivant une ligne courbe qui laissedeux espaces fur les côtés par où Teaumonte dans le vuide que la courbure .dala langue laisse en-tr’clle & lé palais ;après quoi la langue pousse Teau dans legosier , en approchant son milieu au pa-lais , fans que son bout quitte sa premiè-re place, & pour lors le milieu de ia lan-gue ne Fait que íe baisser ponr recevoir ,
& sc hausser pour pousser les liquidesdans le. gosier jufqu’à ce qu’on ait toutavalé.La seconde situation que peut pren-dreïla langue, est d’avancerau-delà desdents, & placer son bout audessous dubord du verre qui répand fur elle fa li-queur; laquelle est poussée de même dans1cgosier lorsque lalangue se releve &qu’elle s’applíque au palais. Les actionsde sabler & de boire tut galet demandentd’autres mouvemens , dans le détail def-quels nous n’entrerons pas ici. V. Meut.íe l'académie royale desscienc. ann. 17 i;,pag. 188 & suivantes. (/.)
Boire , faire boire des peaux, termede Chu-moiseur Êf de Megijjicr, qui signi-fie jeter ù la rivière les peaux de chevre ,de mouton , ou autres animaux sembla-bles , pour les y faire tremper , aprèsqu'elles ont passé furie chevalet,&qu’el-les y ont été préparées avec le couteau deriviere du côté de la chair. On les y laisseplus ou moins de tems , selon la chaleurde la saison. Cette façon sc donne quandon est prêt à les travailler de fleur pouria seconde fois. V. Chamois.
Boire dans son blanc , Manege , ex-pression figurée qui lignifie qu’iin chevalTN 4