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la langue noire ; il se tient entre les pier-res &ilans les masures; fa morsure esttrcs-dangercuse ; l’on attribue à fa chairles mêmes qualitésqu’à celle delavipere.
Séba dans la description d’une autreespeee , qui est une vipere de Ceylan ; ilparle auffi de plusieursserpensà lunet-tes , qui ont le nom de Cobra : il dit quece serpent a une couronne sur la tête ; sicette couronne est de la figure d’une lu-nette, le serpent est de la famille du/êr-feni à lunettes. On trouve mie viperedans le Ceylan qui a ce même caractère:on l’appelle Cobra de Neujlrìa. On entrouve auffi dans ride de Ternate , & àSiam ; enfin ,selon le même Séba, onen rencontre de quatorze especes; mais,suivant la description de ce Naturaliste,ce fout des serpens à lunettes , auxquelsles Portugais donnent indistinctement lenom de Cobra, qui doit être réservé àl’esp.ece du Eojobi qui fait la matière decet article , & au cobra cupella qui estn n petit serpent des Indes , long d’unpied & demi, gros comme le petit doigt,& dont la peau est noire fur le dos & bla-farde fous le ventre. Ce serpent gonftesa joue, & crie comme les grenouilles,étant irrité: fa morsure est mortelle. IIhabite souvent vers les pieds de l’arbrepapayer en Amérique : il vit d’araignées& d'antres infectes.
BOIRE , v. act. & neiit. Pbyfiolegie,action par laquelle on fait entrer des li-queurs dans la bouche , puis dans le go-sier pour les conduire à t’cstomac. Voye-ì.Gosier N Estomac. 11 y a deuxmoyens pour cet estes, fans compter ceuxque nous pourrions mettre en usage , sirions voulions imiter les façons ci c boiredes animaux : celles qui font les plusordinaires à i’homme , font de pomperles liquides , ou de les verser dans labouche.
On boit en pompant, en suçant, quandfin boit avec un chalumeau : ics enfanstettentlcursnonrriecs en fuçant.On sucede même en buvant dans un verre , dansun biberon, ou lorsque l’on boit dansune riviere ou au bassin d’une fontaine.On peut pomper ou sucer de différentesmaniérés , avec la bouche feulement, ouavec la bouche & la poitrine ensemble.Quand on suceavec la bouche seulement,on faittselle-Bièmeiinepompeaípiraiite,
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les lèvres se ferment en rond, & laissentune ouvertureque je compare à celle dubout de la pompe qui est dans seau ; lecorps de la pompe est fait par les joues,les mâchoires & le palais; la langue faitle piston.Quoique cette comparaison soitexactement juste quant au fond , il y apourtant quelque différence dc la pompeordinaire à celle que nous faisons avecnotre bouche : ces différences consistenten ce que !'ouverture de la pompe, soncorps & son piflon , ne changent pointleur grosseur ni leur diamètre , & queles lèvres peuvent former une ouver-ture plus ou moins grande, suivant ledésir que nous avons de pomper plus oumoins de liqueur à la fois , ou que nousvoulons les faire entrer avec plus oumoinsde vîtesse:!a bouche devenue corpsde pompe , s’augmentc ou diminue, soitpour contenir la liqueur pompée, soitpour s’ajufter à la langue : celle-ci quifait le piston, se grossit ou devient petitepour se proportionner aux différens dia-mètres de la bouche : elle prend auffidifférentes figures pour s'accommoderaux inégalités des dents , auxquels elledoit être appliquée avec autant dc jus-tesse qu’un piston le doit être aII corpsde fa pompe. Ainsi on peu,t dire que labouche fait tout ce que peut faire unepompe, & que dc plus sc? parties étantcapables d’un nombre infini de modifi-cations , elles multiplient les fonctionsde la bouche,& en font une pompe d’uneftructure'particfiliere. Pour mettre enusage cette pompe , 11 faut que quelqueliquide soit présent âl’ouverture des lè-vres , L qii’ii la bouche entièrement;on approche Ics joues des mâchoirespour diminuer la capacité de la bouche :on retire la langue en arriéré , & le li-quide vient occuper,la place que tenoitla langue: mais pour faire entrer la bois-son plus promptement & en plus grandequantité , on écarte la mâchoire infé-rieure de la supérieure , & la bouche oc-cupant plus d’espxce au dehors, pressel’air extérieur qui comprime la liqueur,& la fait entrer dans la cavité de la bou-che, augmenté par l’éloignement desmâchoires. Si l’on met le bout d’un bi-beron plein d’eau dans l’ouvertnrc deslèvres, & que l’on Fasse les mêmes rr.on-venieus des joues , des lèvres, de la lan-