Band 
Tome V. BI - CALZ.
Seite
227
JPEG-Download
 

BOT P, O I 227

fini a un manche <le la longueur médiocre II y a aussi des bois de sus t.: ò deuxdont on fait avec de la corde à boyau, dc-s coups, nui 11e diffèrent de celui - ci que

raquettes à jouer à ia paume.

Les bois dc raquettes font faits de bran-dies de bois de frêne fendue en deux.

Bois , chez les Rubuniers , fe dit de ìapetite bobine qui porte for ou Bargentfilé. - il en porte ordinairement deux on-ces ; Si c’est lorfqn’il cil chargé qu’ii estappelle bois , car il devient bobine lorf-qu’i 1 eít vuide.

Bois à limer, chez les ouvriers en mé-taux cf autres, c’est un petit morceau debois quarté qui se met dans i’étau , & surlequel on pose la pie»e que l’on tientd’u 11e main , soit avec les doigts, foieavec un étati à main, íbit avec une te-naille, & qu'on lime. On se sert de cebois pour appui, de peur que le Fer de Bé-tail ne gâte la forme de Bourrage à me-sureqn’on travaille.O11 fait à ce morceaude bois une entaille qui iert de pointd'appui à la piece.

BOIS dc brojsc , en ternie de Vergetticr,c’est une petite planche mince de hêtreou de noyer, percé à distance égale pourrecevoir les loquets.

Bois d'un éventail, lignifie les fechcs& les maîtres brins de bois, écaille, ivoire ,ou autres matières, dont 011 se sert pourmonter un éventail. Le bois d’1111 éven-tail est composé de deux montans oumaîtres brins , & de dix-huit 011 vingtfléchés qui font collées par eu haut entreles deux feuilles , & joints ensemble enbas par un clou 011 cheville de fer qui lestraverse, & qui est rivée des deux côtés.V. Eventail. Ce font les ïabletiersqui les fabriquent, & qui fe servent pourcet eftét de limes, de scies , dlíquerres,de forets , fisc.

Bois de fusil, ou Fut , terme ÍV Arque-busier ; c’est un morceau de bois de noyerou de chêne sculpté , de la hauteur dequatre pieds , large , & un peu platpar cn bas ou du côté de ia c r cille ;par cn haut il est rond , creusé en de-dans poury placer le canon d 11 fusil,à peuprès de la même grosseur, de façon quele canon y est à moitié enchâsse. II y apar dessous une moulure pour y placer iabaguette, qui y est retenue par les porte-baguettes - . c’eft fur ce bois que Bon mon-te la platine, le canon , la plaque de cou-che, ia fous-garde, cJV,

parée q 11’il est plus large,& qu’il y a deuxmoulures pour y placer les deux canons;deux entailles pour y placer les deuxplatines , Buire à droite & Bantre â gau-che ; & par dessous tine feule entaillepour placer la baguette.

Bois , an Triétrac , fe dit en généraldes dames avec lesquelles on joue air jeu,V. Dame Trictrac.

* Bois de vie, Iìift. tccUJlostiqut. Onnomme ainsi parmi les Juifs , deux pe-tits bâtons semblables à peu près à ceuxdes cartes géographiques roulée:; , paroù on prend le livre dc ia loi , r.(n dene pas toucher au livre même, qui estenveloppé dans une efpece de banded’étosse brodée à Baiguiile. Les Juifsont un respect; superstitieux pour cebois ; fl s le touchent avec deux doigtsfeulement , qu’ils portent fur le champanx yeux ; car ils s’imagineiit que cetattouchement leur a donné Sa qualité defortifier la vue , de'gtiéiir le ma! «'yeux,dc rendre la santé , & de faciliter le*accouchcmcns des femmes enceintes :les femmes n’ont cependant pas le pri-vilège de touches les bois,dc vie, maiselles doivent fe contenter de les regarderde loin.

* Bois sacres , Mythologie. Lesbois ont été les premiers lieux destinésan culte du dieux. C’est dans le creuxdes arhrcs & des antres , le silence desbois êi le fond des forets que -fe fontfaits les premiers sacrifices. La su-perstition aime les ténèbres z este éle-va dans des lieux écartés les premiersautels. Quand elie eut des temples .dansle voisinage des villes; elle ne négligeapas d’y jeter mie sainte horreur, en lesenvironuaiitd’arbres épais. Ces foretsdevinrent bientôt aníTÌ révérées que lestemples mêmes ; on s’y assembla , on ycélébra des jeux & des danses. Les ra-meaux des arbres furent chargés d’of-fraudes , 1 çs troncs saçrés anffi révérésque les prêtres , les feuilles interrogéescomme les dieux : ce fut un faeriìege.d’ar.raclier pne branche. Qn conçoit com-bien ces lieux déserts étoient favorablesanx prodiges : auííi s'y en faifoit~iì oeail-coup. Apollon avoit un bois àClatos ,où jamais aucun animal venimeux »’é-

i* *