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Foce, & la constance inépuisable desGlogoviens , rendront ce fiege à jamaismémorable.
Boleslas songeoit à rassembler des trou-pes pour les secourir, lorsque des dépu-tés vinrent lui annoncer une capitu-lation , par laquelle les habitans consen-toient à se rendre, si dans l’espacc decinq jours ils n’étoient secourus par unearmée ; ils ajoutèrent qu’ils avoient dou-ve la plupart de leurs enfans en otage ><jue ces victimes de la patrie atloient pé-rir fous le fer d’un bourreau , s’il ne se-courait les assiégés, ou ne leur permet-tait de livrer la place à ('empereur. L’ar-mée de Boleslas n’étoit point encore as-semblée. Le délai étoit court : “ retour-„ nez vers vos compatriotes, leur répon-„ dit le duc, dites - leur que je vais me„ mettre en marche pour les délivrer;
„ mais que fi j’arrive trop tard , ils ney, balancent point à sacrifier leurs en-,, fans ; que le sang de ces victimes ,
5 , dont je plains l’innocence , appartient„ à Pétât,& que la nature perd ses droits„ quand ils font opposés à ceux de la„ patrie. " Les députés rentrerent dansGlogow. Les habitans ranimés par leursdiscours résolurent de se défendre jus-qu’au dernier soupir. L'empereur fitdonner l’assaut, & plaqa les otages aupremier rang, croyant que leurs peresn’oseroient lancer leurs traits fur de sichers ennemis : il se trompa ; leur patrio-tisme, qu’on ne peut admirer sans hor-reur, les avoient rendus impitoyables ;ils égorgèrent leurs enfans, & lavèrentdans le sang des Allemands , celui dontils venoient de souiller leurs mains pa-ternelles. Boleslas sentit ce qu’il devoità de tels sujets , attaqua ['armée impé-riale , la tailla en pieces, & força s em-pereur à demander la paix. Une doublealliance en fut le sceau. Boleslas épousala sœur de Henri ; & Christine , fille dece prince,fut destinée au jeune Udalillas,prince de Pologne.
Ce royaume , après tant de secousses ,suroît joui d’un calme profond , fi la fu-reur des croisades ne lui avoit enlevé,vers ino, ses plus fermes appuis. Lanoblesse vendit ses biens , abandonna fapatrie, pour aller tuer des Sarrasins, &gagner des indulgences. Un prince Da-nois qui vint apporter en Pologne laTome V. -Parité I.
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mauvaise fortune qui le suivoit, rallumales feux de la guerre; c’étoit Pierre,chassé du Danemarek par ['usurpateurAbel, qui avoit fait périr Henri son frets& son roi. Boleslas fit équiper une flotte,la commanda en personne, & descenditsur les côtes de Danemarek. L’horreurqu’inlpiroit la tyrannie d’A bel, ouvritau duc des conquêtes faciles, il n’eutqu’à se montrer pour tout soumettre-Abel détrôné , banni, méprisé , alla ca-cher sa honte L ses crimes loin de sesétats. Boleslas pouvoit alors se faire cou-ronner roi de Danemarek,il avoit le pou-voir en main ; le feu! titre de vengeur deHenri suffîsoit pour réunir les suffragesen fa faveur ; mais satisfait d’avoir déli-vré les Danois, il dédaigna de régner fureux , rendit à la noblesse les places dontil s’étoit emparé , & la liberté de se choi-sir un roi ; & retourna en Pologne l’aniiî 9, couvert de gloire, adoré dans sesconquêtes comme dans ses états.
Ce prince fut la victime du penchantqui le rendoit sensible aux larmes desmalheureux ; un Russe vint se jetterdans ses bras , & lui dit qu’il avoit étéchassé par ses compatriotes, que Ion at-tachement au roi de Hongrie étoit lacause de sa proscription ; Boleslasìe crut,le combla de bienfaits, & lui donna legouvernement de Wislica, Le perfide nefut pas pluiót maître de cette ville, qu’illa réduisit en cendres ; les Russes entre-rent aulíì-tót en Pologne, trompèrentBolesla. par une ruse auífi lâche que lapremiere , l’attirerent dans une embus-cade , & défirent son armée. II n’étoitpoint accoutumé à ces revers, honteuxd’avoir vécu trop d’un jourfa mélanco-lie le conduisit au tombeau en 1139,après avoir vécu 54 ans, dont il en avoitrégné 36. L’histoire de fa vie suffit à sonéloge. ( M. ie Sacy. )
Boi.ESLAS IV, surnommé le frisé ,Histoire de Pologne , étoit le second desfils de Boleslas III. Dans le partage quece prince fit de ses états, il eut le duchédeMasovie, le territoire deGulm & laCujavie ; ses freres Uladislas , Miceslas& Henri, obtinrent différons domaines.Uladislas fut couronné, les Freres luirendirent hommage : mais dans ce parta-ge on avoit oublié le jeune Casimir, ten-dre enfant qui n’avoit ni assez de lumie-
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