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le jouer , à cause de sa longueur j en leconnoissoit déja du temps d’Aristote, carce philosophe en parle. Le bombyx étoitfait d'une espece de roseau appelle en la-tin calamus , rì'où est venu probablementle mot franqois chalumeau, Bartholin ,au chrtp.5. de son traité De tibiis veterum,rapporte que quelques auteurs veulentque Pollux , dans son OnoutaJHcon , don-ne à entendre que l’espece de flûte ap-pellée bombyx avoit deux parties de plusque les autres ; savoir Volmos & 1 ’enpbol-tnie. La premiere fignifioit apparemmentla bouche ou l’cmbouchure, la seconde ,la partie de la flûte qui est au-tfeíîbus dela glotte, & la glotte même , suivant He-lyebius. Cette conjecture me semblefauífe,car comment imaginer que les au-tres flûtes n’eussent ni embouchure, niglotte ? Quelques- écrivains prétendentque le bombyx fut une espece de roseaufemelle dont on faisoit les glottes ou an-ches. (F. D. C.)
BOMBR 1 E, f.s., terme dc commerce demer, c’est une espece de contrat, ou deprêt à la groise aventure , asti gué sur laquille du vaisseau , diffèrent de l’assu-rance , en ce qu’il n’est rien dû en vertude ce contrat, en cas de naufrage , maisseulement quand le navire arrive à bonport. On a donné ce nom à l’intérêt dessommes prêtées entre marchands fur laquille du vaisseau , ou fur les marchandi-ses qui y font chargées, moyennant quoile prêteur se soumet aux risques de lamer L de la guerre ; & comme la quilled’un vaisseau s’appelie bodem en hollan-dais , on a nommé ce prêt bodemerie ouhoimerie , dont nous avons fait celui debomerie.
BOMMEL, Géog ,, ville fortifiée dela Gueldre hollandoise, dans une isleformée par le Waal, qu’011 appelle Eom-rneler JVeert.
BOMMEN, Gécgr. , petite villí desProvinces-Unies, dans i’isle de Schou-
IV en.
BOMONIQUES, adj. flijl.emc., nomque les Lacédémoniens donnoient auxjeunes gens de leur nation, qui saisissentgloire à l’envi, de souffrir constammentles coups de fouet qu’on leur dounoitdans les sacrifices de Diane. Ils sc dé-fiaient les un s des antres à qui supportè-rent plus long-temps cette espece de sup-
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plier : quelques-uns le soutenaient tinejournée tonte entiere, & l’on en voyoitsouvent expirer avec joie sous les verges;leurs meres présentes à cette cérémonie ,les encourageaient par des exhortations& par des. chants d’alégresse. On prétendque par-là les Lacédémoniens avaient envue de rendre la jeunesse dc bonne heureinsensible aux douleurs, & de Bendurciïaux fatigues de la guerre. Les étymolo-gistes tirent ce nom de SôIm.o; , autel, &dev/jt», viéloire ; comme li l’on disaitvictorieux « P autel , parce que cette fla-gellation se faisoit devant l’autel de Dia-ne. (G).
BON , adj. Métaph. S’il est difficilede fixer l’orígine du beau , il ne Best pasmoin-s de rechercher celle du hon. II sefait aimer , ainsi que le beau se fait admi-rer , dans les ouvrages de la nature &dans les productions des arcs. Mais quel-le est son origine & quelle est sa nature ?en a-t-on une notion précise, une vérita-ble iilce , une exacte définition ? Ce quiembarrasse !e plus , cc font tes diversesacceptions qu’il reqoit, selon les diver-ses circonstances où on l’applique. II si-gnifie tantôt une bonté à'être , tantôt unebonté animale , tantôt une bonté raisonnéepropre à i’être pensant. Essayons de dé-velopper ces divers sens.
La bonté lïêtre consiste dans une cer-taine convenance d’attributs qui consti-tuent une chose ce qu’elle est. Tous lesêtres en ce sens font nécessairement bons ,parce qu’ils ont ce qui les constitue telsqu’ils font ; & il est même impossibleqn’ils ne Baient pas. J’ajoute que tousles êtres font également bous de ce gentede bonté. Mais outre les rapports inté-rieurs qui constituent \em bonté absolue,ils en ont encore d’extérieurs, A’où ré-sulte leur bonté relative. La bonté rel a-iìve consiste dans l’ordre, Barrangement,les rapports, les proportions, & lasymmétrie que les êtres ont les uns avecles autres. Ici commence eette variétéinfinie de bonté qui différencie si forttous les êtres. Ils 11e font pas tous éga-lement nobles & parfaits : un corps orga-nisé est sans doute préférable à une massebrute & grofliere. Par la même raison,11 u corps organisé & en même tempsanimé , Bemportera fur un corps orga-nisé qui ne Best pas ; St parmi les êtres