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hasard aveugle. Voyez Hasard UEpiCURÉISMe, L’esprit ne peut êtrefrappé sans admiration de cette multipli-cité de rapports, de ces combinaisons in-finies , de cet ordre, de cet arrangementqui lie toutes les parties de f univers ; &l’on peut dire que plus il saisira de rap-ports , plus la bonté des êtres se manifes-tera à lui d’une maniéré sensible & frap-pante. Dieu seul connoît toute la bontéqu’il a mise dans ses ouvrages, parcequ’il est lui seul capable de connoîtrcparfaitement la justesse qui brille dansses ouvrages , le rapport mutuel qui setrouve entr’enx, l’harmonie qui faitd’eux un tout régulier & sagement or-donné , en un mot Tordre établi pour lesconserver. La chaîne qui attire .& réunittoutes les parties est entre les mains deDieu, & non entre celles del’hommc.Petites parties de ce tout , commentpourrions-nous le comprendre ? “ Tout,, ce que nous voyons du monde ( dit„ dans son style énergique le sublime„ Pascal) n’est qiTun trait imperceptible,, dans l'ample sein de la nature : nulle3, idée n’approche de l'étendue de ses„ espaces : nous avons beau enfler nos„ conceptions,nous u’enfantons que des3, atomes au prix de la réalité des cho-„ ses: c’est un cercle infini dont le cen-3, tre est par-tout, la circonférence nulle3, part : enfin c’est un des plus grands„ caractères sensibles de la toiite-puis-33 sauce de Dieu , que notre imagination
», se perde dans cette pensée.
3, Inintelligence de Thomme tient, dans3, Tordre des choses intelligibles, le3, même rang que son corps dans Téten-3, due de la nature: & tout ce qu’elle3, peut faire, est d’appercevoir quelque„ apparence du milieu des choses, dpns3, un désespoir éternel d’en connoître ni3, le principe ni la fin. Toutes choses3, font sorties du néant, & portées jus-33 qu à l’infini: qui peutsuivre ces éton-3, liantes démarches? Tauteur de ces33 merveilles les comprend, nul autre3, ne 1 c peut faire. „ Pensée de Pascal.cb. xxij.
Nous sommes forcés de joindre le té-moignage de notre raison , an témoigna-ge aveugle des créatures inanimées &matérielles , dont la beauté, la disposi-tion & l’économie annoncent si hatite-
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ment la grandeur de celui qui les a faite?,'Dn spectacle digne de Dieu, peut bienêtre digne de nous. Moyse rapporte quelorsque Dieu eut achevé Touvrage dessix jours, il considéra tous les êtres d’u-ne feule vue, & que les ayant comparésentr’eiix & avec íc modelé éternel dontils étoient Texpreísion, il en trouva labeauté & la perfection excellente. L’u-nivers parut à ses yeux comme un ta-bleau qu’il venoitde finir, & auquel ilavoit donné la derniere main. II trouvaque chaque partie avoit son usage, chaquetrait sa grâce & sa beauté: que chaquefigure étoit bien située &faisoitun betesse t : que chaque couleur étoit appli-quée à propos, mais sur-tout que Ten-te mh le en étoit merveilleux : que lesombres mêmes donnoient du relief au res-te : que le lointain en s’attendrissant fai-foit paroître ce qui étoit plus proche avecune force nouvelle ; & que les objets lesplus remarquables recevoient une nou-velle beauté par le lointain , dont ils-n’étoient séparés que par une diminu-tion imperceptible de teintes & de cou-leurs. Qui confidéreroit ce tableau deplus près, pourroitappercevoir dans leplan de la création , celui de la rédemp-tion. Si quelques défauts nous frappentdans cet immense tableau, fouvenons-nous que ce font des ombres que la maindel’Eternel y a jetées exprès pour en fai-re sortir les figures; que leur ordre &leur situation contribuent à lui donnerune beauté qu’il n’anroit pas» & queprendre occasion de ces défauts pour cri-tiquer Tunivers & fou auteur, ce feroitressembler à un ciron, dont les yeuxferoient fixés fur les ombres d’un ta-bleau , & qui prononceroit que ce ta-bleau est défectueux, qu’il n’y reconnoîtaucune ordonnance, ni le vrai ton descouleurs.
La bonté animale est une économie dansles passions, que tonte créature sensible& bien constituée requit de la nature.C’est en ce sens qu’on dit d’un chien dechaste, qu’il est bon, lorfqu’il n’est nilâche ni opiniâtre: c’est aussi en ce sensqu’on dit d’un homme, qu’il est bienconstitué , lorfqu’il régné dans ses mem-bres la proportion qui s’ajuste le mieuxavec les fonctions auxquelles Ta destinéla providence. La bonté animale fer*