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Tome V. BI - CALZ.
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-6r BON 1

subtiliser la vertu qu’il ne lui laissât atr-cun sentiment de joie & de plaisir, neferoit assurément que rebuter notrecœur.Tclie est sa nature qu’il ne s’ouvre qu’auplaisir ; îui feu! en sait manier tous lesreplis L en faire jouer les ressorts lesplus secrets. Une vertu qtie n’accompa-gneroit pas le plaisir , pourroit bienpvoir notre estime, mais non notre at-tachement. J’avoue qu’nn même plaisirli’en est pas un pour tous : les uns fontPour le plaisir grossier, & les antres pourle plaisir délicat; les uns pour le plaisirvif, &les autres pour le plaisir durable;les uns pour le plaisir des sens, & les au-tres pour le plaisir de l’elprit ; les unsenfin pour le plaisir du sentiment & lesautres pour íe plaisir de la réflexion;jnais tous fans exception font pour leplaisir. Consultez cet article.

On peut lire dansM.deFontenelle lesréflexions solides & judicieuses qu’il arentes fur le bonheur. Quoique notre•bonheur ne dépende pas en tout de nous,parae que nous ne sommes pas les maî-tresd’étrc placés par la Foitnne dans unecondition médiocre, la plus propre detoutes.pour une situation tranquille, &par conséquent pour le bonheur , nous ypouvons néanmoins quelque chose parnotre façon de penser. (C)

* Bonheur, Prospérité, Gram.,termes relatifs à l’état d’un être qui pen-se L qui sent. Le bonheur est Teffet duLazard : il arrive inopinément. La pros-périté est un bonheur continu, qui sembledépendre de la bonne conduite. Les fousont quelquefois du bonheur. Les sages neprospèrent pas toujours. On dit du irorr-keur qu’il est grand, & de la prospéritéqu’elìe est rapide. Le bonheur se dit&dn bien qui nous est arrivé , & du maique nous avons évité. La prospérité neg’étend jamais que d’nn bien augmentépar degrés. Le capitule sauvé de la sur-prise des Gaulois par les cris des oies sa-crées , dit M. l’abbé Girard , est un traitqui montre le grand bonheur des Ro-mains : mais ils doivent à la sagesse deleurs ioix & à la valeur de leurs soldats,leur longue prospérité.

BON HOMME DJE CHEVAL , BONHARAS, BON PIE, BON TRAIN;%'O’tez tous ces mots à leurs lettres. ( V)

^BQNIQÍiON, si m° Verrerie i ç’est

BON

un trou qui communique du four'auïlunettes des arches à pots : il fait danschaque arche à pot la fonction de ven-touse. Comme on met cuire les- bouteil-les dans les arches à pots , dès qu’on aquitté le travail, pour empêcher le feudu four d’entrer, & laisser refroidir lesbouteilles, on marge la lunette : mais lalunette étant niargée, & la staminé dufourn’ayant plus d’entrée ni de sortie,le four feroit étouffé, íi on n’ouvroit lebonichon.

* BONJEAU, si m. Economie rttflìq.,c’est un assemblage de deux boites de linliées l’une contre l’autre de la tête aupíé , afin d’oeeuper moins de place dansí’eau , qù on doit mettre le lin rouir. V.Lin. '

* BONIER , si m. Commerce & Agri-culture , mesure de terre qui contientcn surface 4074 toises cinq pouces &quatre lignes. Ainsi i’arpent contenant900toises, il faut quatre | arpens 24toises ; pouces & 4 lignes, pour l’équi-valent d'un bonier en mesure de Paris.Cette mesure varie d’un canton à l’autrede la Flandre , où elle est en usage.

BONIFACIO, Géog., ville de guerredans la Corse. Long. zj.lat. 4s, 20. C’estla meilleure place del’itle.Une montagnes’avance & forme une prefqu’iíle dansla mer, son sommet est lin plateau deforme ovale : à Tune de ses extrémitésvers î’est , & près de la langue de terrequi joint cette péninsule à Tille , est bâtiBonifacio. Cette langue de terre qui n’aplus de 100 toises de large, est occupéepar un front de Fortification, où l’on ar-rive par une rampe tournante , fort roi-de, qui conduit à la ville. L’escarpementdu reste du plateau a environ soixantepies de hauteur , & plonge à pic dans 1smer.

Deux autres plateaux , à peu de choseprès de la même hauteur , surface & fi-gure que ce premier , tons deux isoléspar des ravins d’une profondeur prodi-gieuse, l’nn séparé à Test de Rour/ncrapar la rampe; Tatitre à Touest par leport, qui forme un bassin étroit entredeux montagnes , épaulent Bonifacioavec qui il leur est facile de commu-niquer. Celui de Test í’e nomme CampaRonianeUa , Tsutre l’iam di Çapçlis,