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Tome V. BI - CALZ.
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la quatrième opération est le draper :Tour draper, oiì a ime broche double ,cette broche double est une espece defourche de fer. On a monté sur chaquefourchon un chardon de ceux qu’on ap-pelle chardon « bonnetier ou drapier oufoulon , ceS chardons peuventíé mouvoirou tourner fur les deux fourchons, & yfont arrêtés par une planchette qui en esttraversée, & une clavette qui les traversïe.L’ouvrier prend laquons de cette bro-che ou fourche entre f index & le doigtdu milieu de fa droite j place fou ouvra-ge fur son genou gauche, qu’un petitmarchepié tient élevé, & passe dessus lesdeux chardons , jusqu’â ce qu’il s’apper-qoive qu’il s’elt formé assez de duvet.Les chardons eu roulant sor !a marchan-dise , se chargent de bourre. Quand ilsen ont trop , on a une carde fur laquelleon les roule , ce qui s’appelîe débourrer.

Lncinquiemeopératìon est la tonte. Cet-te opération est très-délicatê , & il fautmie certaine habitude pour aller vîte &11e pas tondre en échelle ou inégalement:pour cet effet le tondeur se ceint d’uneceinture ; elle a une boucle ordinaire àson extrémité , & elle traverse un mor-ceau de bois fait en cœur, dontonauroitcoupé la pointe, & au milieu duquel onauroit pratiqué une ouverture quarrée.II arrête ce morceau de bois , qu’on ap-pelle coussinet, fur Ion Banc droit. IIprend dans fa main gauche un rouleau ouun morceau de bois rond,couvert de ser-ge. Ce rouleau ou un morceau de bois aun pie de long fur quatre pouces de dia-mètre. II place son ouvrage fur ce rou-leau , en travers , si c’est un bas ; il ap-puie la longue branche de ses ciseauxs dans l’ouvcrture du coussinet ; il les sai-sit toutes deux , & faisant ouvrir L fer-mer rapidement son ciseau , il enlevs dedessus l’onvrage les gros poils , obser-vant de tourner peit-à-peu le rouleau,afin que la surface de souvrage à tondresuccédé à la surface tondue , & se pré-sente continuellement au ciseau.

On appelle bourre , tant la laine enle-vée an chardon , que celle qui vient duciseau ; ce produit du draper & de la ton-te sert à remplir les dents des cardes neu-ves, quand on craint qu’étaut trop lon-gues elles ne déchirent la laine. O11 lavend suffi à des ouviiers qui ont trouvé

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le secret tî’en faire une sorte de tapisseriequ’on appelle tontijse. La bourre vautquatre sous la livre.

II est étonnant qu’on ait trouvé un em-ploi à la bourre de la laine, & qu’on n’emait pas encore trouvé « la recoupe de lagaze ; l’tin pourtant me semble bien plusfacile que l'autre.On entend par la recou-pe tie la gaze, cette portion de fil & desoie blanche qui s'enlc veau oiseau de des-sus les pieees, quand estes sont fabri-quées, pour en faire paroítre les sieurs»■voyez Gaze : on brûle cette matière obcet amas de petits fils plus blancs qne 1 *neige. Cependant il n’est personne à quiil ne vienne en pensée.qu’on en pourroittrès-bien faire usage dans les papeteries:peut-être qne dn papier fabriqué cn.cn- -tierde cette matière feroit cassant; maissi on la mélangeait avec le chiffon, je nedoute point qu’eile ne contribuât à !&blancheur & à la finesse : j’invite les fa-bricans de papier à en Faire l’essai. Si cetessai réuffissoit, il y auroit un gain con-sidérable à faire pour les premiers entre-preneurs ; car ces bouts de fil & de soieforment au bout de l an , dans i’attelierd'un gazier un peu occupé, une massetrès-considérable, & ils fe donnent pousrien 011 pour très- peu dechofe.

Lafxicme opération est la teinture.Après la tonte ou teint on l’on envoie àla teinture les ouvrages faits de laineblanche ; car pour ceux qui sont fabri-qués de laines déja teintes, ils restentde la couleur qu’on a cardé la laine, /sefur le mélange des laines teintes propresà produire la couleur qu’on désire , l'ar-ticle Draperie. Voyez aujjl Teintu-re.

Septième opération. II faut rapprîtesles marchandises passées à la teinture.On entend par rappriter , repasser aiïchardon légèrement, ce qu’on appelleéclaircir , & tondre ensuite.

Huitième opération. Quand les mar-chandises ont passé pat toutes les opéra-tions précédentes, on les presse ou ou leScatit. La presse des Bonnetiers n’a riende particulier ; este ressemble à celle desrelieurs & de quelques autres ouvriers-L’aítion delapresse est de rendre les mar-chandises moins épaisses, & de leur don-ner un œil plus fin. Catir, c’est chauffesmodérément fur une poêle pleine de feu»