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Tome V. BI - CALZ.
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B O R î B O R 28 s

prés cette expérience & plu lie il, s su- 1 lutihn <3e verdet ; elle est d’une couleuctres, qu’ils avoient testées pour ester- i il’un beau verd de pré trcs-foncée. J@cher à le démontrer, ont fini par déci- , l’aì étendu dans une suffisante quantitéder que le borax n’en contenoit pas. 1 d’eau , pour en affoiblir la couleur , ì’al-J’aurois pu m’en tenir à leur décision , 11 ■ kali volatil n’y décele point le cuivre , &je n'avois été vivement frappé de l’expé- ( ne produit point de couleur bleue ; unerience de M. Geoffroi le cadet, fur la’ lame de fer trempée dans cette liqueur.

dissolution paf l’esprit-de-vin da sel sé-datif qu’on extrait dn borax , & dont laflamme est constamment d’une belle cou-leur verte foncée , telle que la donne lecuivre, lorsqu’il a été dissous par un aci-de quelconque , & qu’on en combine fadissolution avec de l’esprit-de-vin. Nousne connoissons jusqu’à présent que lecuivre qui puisse communiquer à laflamme cette couleur verte, ce qui a étéconfirmé par des expériences fans nom-bre , que M. Bourdelin a tentées à cesujet, & qui font rapportées dans lesMémoires de l’académie de Paris , i”Ç$.Mais , comme on pourroit regarder lecuivre que j : al retiré du borax, commey étant accidentel, & pouvant provenirdes vaisseaux de cuivre dans leiqueisona fabriqué le borax , ce que quelqueschymìstes n’ont pas craint d’avancer, jedois avertir que mes expériences ont étéfaites fur du borax brut que j’ai purifiémoi-même dans des vaisseaux qui n’é-toient point de cuivre, & que j’ai eu lemême résultat qu’avec du borax purifiéde la Chine. Pour lever toute incerti-tude à ce sujet, & rendre mes expérien-ces pi us concluantes , j'ai cru ne pouvoirprendre une meilleure route que de cher-cher à cacher le cuivre dans différentessubstances salines, & de la même manie-rs que je pouvois ìe soupçonner dans leborax , & fans qu’il puisse y être reconnupar l’éprenve de l’alkali volatil. C’est àquoi j’ai réussi. Mémoires présentés à l’a-taâémie de Paris, par des savans étran-gers, tome VI.

Ce travail m’a conduit à Faire uneefpece de borax artificiel , qui soudecomme le borax, mais qui, malgré cettepropriété , a des caractères différens.Depuis ces expériences, j'ai combiné!»cuivre avec la base du sel marin ou l’al-kali de la sonde, & avec deux autressubstances dont ;e me réserve de parlerdans les Mémoires de i'académie dc Paris.Cette liqueur a un goût très-amer , nau-séabonde, semblable à celle d’une disso-

n’y devient point cuivreuse; cn versantun acide quelconque sur cette liqueur-concentrée , il se forme aussi - tôt dansle vase un sel par lames , comme le sellé datif & tel que cela arrive par unedissolution chargée de borax. Si pourlors on y trempe une lame de fer, elledevient cuivreuse ; ce qui n’arrive pointavant qu’on y verse de l’acide. Cetteexpérience est très-séduisante pour lesehymistes qui s’occupent de la recher-che ri u borax; elle me rappelle quelquechose d’affez singulier que j’ai vu chezMM. Baillis, apothicaires, dansletemsque j’occupois le laboratoire de feu M,Geoffroi ; elle n’a pas peu contribué àme faire persister dans l’idée que le cui-vre est un des principes essentiels du íio-rax, quoique les ehymistes soient aujour-d’hui d’un sentiment contraire. On yfaìsoit ce jour là une assez grande quan-tité de sel sédatif. La dissolution du bo-rax avoit été faite dans des vaisseaux degrès ; l’opération du sel sédatif avoitíété continuée dans les mêmes vaisseaux jau défaut d’une spatule de bois ou d’ar-gent , on s’étoit servi par hazard d’unelame d’épée à trois cartes, pour remuerla liqueur ; j’examinai cette lame quaje trouvai toute cuivreuse ; d’où celspouvoit-il procéder? On dira peut-êtreque leèoríuedonton s’étoit servi eu con-tenoit pour avoir été purifié dans desvaisseaux de cuivre ; mais j’examinaiauffi-tôt , avec l’alkali volatil, le boraxdont on s’étoit servi, & je n’eus pas lamoindre couleur bleue qui pût y indiquerle cuivre.

D’après mes nouvelles observations,l’alkali volatil ne peut plus être consi-déré comme un moyen fur & infailliblepeur démontrer le cuivre dans lessubstances où i! est caché. La meilleureépreuve par laquelle on puisse y sup-pléer, est d'attaquer les matières qui encontiennent par ies acides, & fur-toutpar i’acide vitriolique : si la dissolutionde ces matières donnent, avec l’cl'prit-de-