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Tome V. BI - CALZ.
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vin, la flamme verte , on peut en conclu-re qu’elles contiennent cl n cuivre ; lacause île cette couleur, aulìì-bien que îleCelle que donne le íel sédatif tiré du bo-rax , vient du phlogistique du cuivre,dont le développement n’estdú qu’à l’ae-tion des acides.

En parlant du sel sédatif, j’entreraid*ms de plus grands détails. Je feraivoir que ce sel n’eil pas tout formé dans1e borax, cotnme quelques chymiftesleprétendent encore aujourd’hui. II fuflitici île donner le résumé de quelques ex-périences que j’ai faites pour parvenir àjetter quelques nouvelles lumières furïes principes constituans du borax. J’aicommencé par le décomposer au moyendes dissolutions & des évaporations ré-pétées , en employant la méthode deKunkel : ce célébré chymistc allure queles sels neutres les plus fixes peuventêtre décomposés par cette méthode. Onfait qne les sels alkalis fixes peuventêtre changés en eau & en terre par unprocédé semblable, & que le sel marinpetit auflì être converti en une terre in-sipide.

Le borax dont je me suis servi pourcette opération , est celui de la premièrepurification , qui se vend sous le nom deborax de la Chine ; ce se! est il’un blancmat, la cristallisation n’y est pas anffirégulière que dans celui qu’on vend fousle nom de borax d'Hollande, qui a subiune purification de pins.

Lorsqu’on dissout le borax de la Chi-ne, il reste sur le filtre une matière grise& muqueuse , qui , en se séchant, se con-vertit en une terre blanche , insipide, lé-gere & friable sons les doigts. Je me fuisattaché particulièrement à examiner lanature de cette terre.

Si on la fait bouillir dans une certainequantité il’cau , & qu’on en filtre ensuitela lessive, on en obtient une liqueur decouleur de biere; en sévaporant , onappercoit une pellicule qui le forme à lasuperficie avec des iris, si l’on enlevecette pellicule , & qu'on la laisse lécherd’elle-même, elle donne une poudreinsipide, d’un blanc argentin, qui ressem-ble beaucoup , par la figure de sescrystaux, au sel sédatif sublimé : ce selse dissout dans seau auffi difficilementque la sélenite : il n’est point soluble

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dans l’esprit-de-vin, comme le sel séda-tif; mais toutes ies fois qu’on l’attaquepar un acide, & principalement par ba-cille vitriolique , alors sa dissolution estmiscible à l’esprh-de-vin , & dans ce casle mélange donne une belle flamme ver-te. Si au lieu d’enìever cette pellicule dedessus la leffive qu’on a faite de la terredu borax , on la laisse s’y précipiter, laliqueur fur ìa fin de l'évaporation , secharge cn couleur, & contracte une forteodeur de lessive un peu urineule ; pen-dant que la liqueur parvient à cet état deconcentration , ia pellicule qui le formesuccessivement, i'e précipite peu-à-peu Scdisparoît enfin totalement ; alors la li-queur fournit un borax gras & d’une cou-leur jaune foncée.

II est aisé de voir que cette terre blan-che dti borax, quoique insipide, est leborax lui-même , dont la texture & l’a-grégation des parties ont été changéespar l’eau , & que c’est pourtant à l’caumême qu’il doit dans cette expérience farégénération ; c’est à cette désunion desprincipes du borax que je dois les obser-vations suivantes.

J’ai observé que la pellicule prove-nante de la lessive de la terre du borax,étant mise sur un charbon ardent , s’yvolatilisait avec une promptitude singu-lière : voulant examiner la cause de cettegrande volatilisé, j’en ai mis à distillerdans une cornue de verre lutée , j’ai ap-perçu une poudre blanche en petitequantité, qui s’étoit sublimée au cou deìa cornue. J’ai observé que cette poudreétoit d’une nature arsenicale , puisquel’ayant sublimée avec du soufre , j’en airetiré du réalgal & une liqueur qui avoitune très - forte odeur d’ail ; dans cetteopération, je ne fns pas peu étonné devoir que la pins grande partie de lj pel-licule étoit restée fixe dans la cornue;& sachant qu’elle étoit entièrement vo-latile parle contact du phlogistique, cettecirconstance me donna lieu d’examinerla matière fixe restante dans la cornue ;je l’en séparai pour la mettre dans nncreuset à un feu de fusion ; j’en obtinsen très-peu de tems un verre transparent&d’un jaune tendre : ce verre se souffletrès-bien à la lampe de l’émailleur ; il estinsoluble dans seau bouillante & inatta-quable par satr.