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Tome V. BI - CALZ.
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fégeres voltigent en banderoles auprèsde ces touffes épaisses qui se relèventcomme les pans d’une robe enflée d’air ;ainsi on fait jouer les Formes & badinerles accidens ; ainsi un pinceau mâle , parl’enchantemeut des oppositions, prêtede la fraîcheur à la verdure, donne del’ame à Pensemble & aux regards des dé-tails précieux.

De hautes tentures d’épicéa, élevéesdans le fond , feroient valoir ce ca-maïeu ; elles en détacheroient à la vuele nacarat des buissons ardens, & les col-liers de corail qui pressent les rameauxdes houx , dont les feuilles vernies fontbordées ou jaspées d’or, d’argent & depourpre : vers les milieux des paraventsde thuya, fur les devants, des murs d'ap-pui de sabine ou d’alaterne garandroientles arbustes les plus tendres & les plusrares : on les dispoferoit par rang de tail-le , asin de les dégrader en amphithéâtre.Point de limites marquées à ce bosquet,prolongez ses allées, reculez quelques-unes de ces masses jusques dans les cam-pagnes ; qu’il semble en un mot que lanature en fit les frais, & que l’industriey a feulement laissé tomber un coup-d’œil complaisant : jonchez-y la terre defleurs hivernales ; les ellébores, les irisde Perse seront mieux saisis par la vue,s'ils entourent des buissons toujoursverds ; la pervenche rampante aura gra- /ce à festonner les boulingrins.

Lâ, feus des berceaux de lierre, onfous la coupole des cedres, je braverai lesoleil dangereux de mars, Iorsqu’ii régnéailleurs en tyran : l’illusion me transpor-tera aux scenes riantes de la belle saison,& réveillera jusqu’au gazouillement desoiseaux : j’imaginerai le printems : quedis-je? les froides décorations del’hiverm’y donneront une forte de plaisir. Aprèsle givre, les lames de frimas sortent enétoile de toutes les feuilles ; la glace yreçoit toutes les formes : certaines bran-ches s’élevent comme des faisceaux deverre, & d’autres pendent comme deslustres : je crois me promener dans unbosquet de crystal jusqu’à ce que le soleildissipant ces légeres congélations, aitfait reparoitre, comme par un cou p deféerie, la verdurequ’elles cachoient,

Elle n’est pas le seul agrément des ar-ires qui la conservent , ils forment des \

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masses où l'wîl fe repose, ils brisent aussiPimpétuofité des tempêtes. Ailleurs lesvents sifflent & s’irritent entre les ra-meaux dévêtus ; i Js rasent la plaine dé-nuée où les yeux errent tristement parmiles ombres qui fuient ici je jouirai d’uticlimat doux , an milieu d’tin élémentfougueux , j'y viendrai contempler lamajesté du ciel, respirer l’encens des ré-sines, & méditer fur des sujets gravesan jour argenté de la lune : aux derniersm omens de t’hiver, j’y attendrai plusdoucement le retour du zéphyr. Heu-reux qui potirroit ainsi couler paisible-ment fa vie dans le courant des saisons,& apprendre de la nature si libérale & ítvariée dans ses bienfaits, à l’imiter enFaveur de ses semblables !

BOSRA , nommée Bujseret dans leshistoriens françois des Croisades. Bosrxdans l’antiquité , ancienne métropoled’une province particulière d’Arabie, aulevant de la Palestine.

BOSSAGE , f. m. se dit en général detoute éminence laissée à une surface plai-ne de pierre ou de bois, ou autre matièrepropre au bâtiment.

BOSSAGE , en Architecture, fe dit dela faillie brute & non taillée, qu’on laissedans les bâtimens à des pierres que l’onse propose de réparer au ciseau, pour yformer des ornemens, des armes, desfeuillages, £ 'sc.

Joindre des pierres en bossage , c’elìles laisser saillir au delà des endroits oùfont les joints, comme on le remarqueau tambour des colonnes de plusieurspieces: c’est un moyen de conserver lesarrêtes de leurs joints de lit, que les cor-dages pourroìent émousser, &d’en faci-liter la pose.

On donne encore le nom de bossagesou de f terres de refend , à celles quî sem-blent excéder le nu du mur, quand lesjoints de lits en font marqués par des en-Foncemens ou canaux quarrés.

Le bossage rustique est arrondi, & sesparemens paroissent ou brutes ou poin-tillés également : Parrondi a ses arrêtesarrondies: le bossage àanglet est chan-frené, & joint à un autre de pareillemaniéré, avec lequel il forme un angledroit : celui à pointe de diamant a le pa-rement à quatre glacis, terminés en uiï