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riante i!e nos conventions, autant íes pro-priétés des plantes font indépendantesde leur nomenclature. Peut-être que lesdescriptions complétés des plantes potir-roient donner quelques indices de leurspropriétés : mais que peut-on attendreri’une inscription imparfaite de quelquesparties? On conçoit que la descriptionexacte d’un animal , tant à l’extérieurqu’à l’intérieur, peut donnée quelqueidée de ses qualités. Mais íi l’on n’oblér-voit que les parties de la génération,com-me on prétend le faire dans les plantes,que pourroit-on conclure de cet animal ?A peine pourroit-on savoir s’il est plusou moins fécond qn’un autre.S’il est vraique certaines plantes, dont les parties dela fleur & du fruit font semblables àquelques égards, aient les mêmes pro-priétés, c’elì un fait de hasard qui n’estpoint constant dans les antres plantes.Ces combinaisons fortuites peuvent ar-river dans tous les systèmes des nomen-clateurs : mais je pense qu’il n’est pasplus possible de trouver leur prétendusvstême naturel, que de juger de la qua-lité des fruits fans les avoir goûtés.
Non feulement la nomenclature desplantes ne peut contribuer en rien à laconnoissance de leur culture, ni de leurspropriétés, mais elle y est très-préjudi-ciable en ce qu’elle retarde l’avancement«le ces deux parties de la Botanique. Laplupart de ceux qui se sont occupés decette science depuis le renouvellementdes lettres , se sont appliqués par préfé-rence à la nomenclature, (lue de métho-des se sont détruites en se succédant lesnnes aux autres ! que de vains effortspour parvenir à un but imaginaire! Maistoutes ces tentatives ont marqué beau-coup de foin, de finesse, & de sagacitédans le plus grand nombre des méthodis-tes. Ils auroient pu s’épargner bien desfatigues, ou en faire un meilleur em-ploi , en Rappliquant à la culture on auxpropriétés des plantes. Une feule métho-de suffisoit pour la nomenclature: il nes’agit que de se faire une sorte de mémoi-re artificielle pour retenir l’idée & lenom de chaque plante, parce que leurnombre est trop grand pour se passer dece secours : pour cela toute méthode estbenne. A présent qu’il y en a plusieurs,
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Si que les noms des plantes se font mul-tipliés avec les méthodes, il feroit à sou-haiter qu’on pût effacer à jamais le sou-venir de tous ces noms superflus, quifont la nomenclature des plantes unescience vaine & préjudiciable aux avan-tages réels qùe nous pouvons espérer de!a Botanique par la culture Lipar ses pro-priétés des plantes.
Au lien âe nous occuper d’tine fuitede noms vains & surabondans, appli-quons-nous à multiplier un bien réel &nécessaire ; tâchons de l’accroítre aupoint d’en tirer allez de superflu pouren faire un objet de commerce. Tel estle but que nous présente la Botaniquedans la seconde partie, qui est la cul-ture des plantes. II ne dépend pas tou-jours de nous de découvrir leurs pro-priétés ; nous ne pouvons jamais lesmodifier à notre gré : mais il est en no-tre pouvoir de multiplier le nombre desplantes utiles, & par conséquent d’ac-croîtrela source de nos biens, & dc larendre intarissable par nos foins. Lesanciens nous en ont donné l’exemple :au lieu de passer tout leur temps & d'em-ployer tous leurs foins à des recherchesvaines fur les caractères instinctifs dufroment, de seigle, de forge, du riz, del’avoine, du millet, du punie, du chien-dent , & de nombreuses fuites d’especesque l’on prétend rapporter à chacun deces genres, ils se font uniquement ap-pliqués à cultiver celles de toutes cesplantes dont ils connoissoient futilité.Us font parvenus, à force de travail &de constance, à les rendre aise z abondan-tes pour fournir aux besoins des hom-mes & des animaux domestiques. C’esten perfectionnant fart de la culture desplantes, qu’ils ont trouvé le moyen deles distribuer fur la surface de la terredans l’ordre le plus convenable à leurmultiplication & à leur accroissement.On a semé les terres qui pouvoient pro-duire d’aborulantes moissons ; on a plan-té des vignobles dans les lieux propresà la maturité du raisin; on a fait despâturages; on a élevé des forêts, fcf c.enfin on a su aider ta nature , en rassem-blant les plantes utiles dans les lieux lesplus convenables, & en écartant de cesmêmes lieux , autant qu’il étoit possible,
toutes