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tond auquel répond l’arius; !es excremens ffont ronds & vennicuíés.
Meurs. Ce coquillage vit communé-ment fur !a lentille de marais & fur lelemma dans les marais d’ean douce & lesétangs de Podur à trente lieues en ligne ,droite de la mer an Sénégal. Je lui aidonné le nom de butin , parce que rani-mai pendant fa vie nage presque conti-nuellement à fleurs-d’eau , & qti’après famort fa coquille flotte comme une petitebulle d’air transparente. Pour prendrecette attitude de nager à fleur d’eau , lepied retourné en dessus, & la coquillependante en bas, il monte fur la pre-mière herbe qn'il rencontre ; & quandil est arrivé à la hauteur de l’eau , il glisseson pied an dessus de fa surface, en re-tournant en même tems son corps ; alorsfa coquille qui pend en.bas , lui sert delest, & l'on pied qui fait au-dessus commeune goutte de cire fur laquelle l’eau n’apoint de prise, sert à le faire avancerpar ses ondulations, L à le promenerpar-tout en nageant fur le dos. On letrouve rarement dans une autre position,
L e'est pour cela que la surface de Peauen paroît souventtoute couverte. J’ai vuexécuter la même manœuvre, mais moinsfréquemment, à un petit coquillage demême genre , qui se trouve aux environsde Paris, qu’on nomme communémentla membraneuse , & que Lifter a fait gra-ver dans son Historia Conchyliorum , fl.CXXXIV, n°. 34, fous le nom dehuccìnum fluviatìle à Aextra Jìniftror-sum tortile , tríwnque orbium , Jivï ne-fitodeS.
Remarque. Le bulin ne fe volt que de-puis le mois de septembre jufqu’à celuide janvier, dans les marécages forméspar Peau des pluies qui tombent en juin,juillet, août & Aptembre. Ces maraisfont desséchés pendant cinq à Gx mois,&, pour ainíì dire, brûlés par le soleille plus ardent: ces coquillages disparais-sent alors ; on ne trouve fur la terre quedes coquilles abandonnées par leurs ani-maux que la fécherefl'e a fait périr. Ce-pendant on en voit reparaître tous lesans de semblables pendant la saison plu-vieuse ; j’ai même remarqué que plus cet-te saison étoit chaude, plus ils étoientabondans , & à un tel point qn’un coupde main en enlevoit plusieurs milliers.
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Comment expliquer cette merveilleusereproduction ? Comment des œufs aussidélicats li aussi petits que ceux que doi-vent produire ces petits animaux , pen-vent-iis rester dans un terrein auffi aridefans fe dessécher entièrement? Commentces animaux eux-mêmes, s’il est vraiqu'ils s'enfoncent dans des crevasses &qu’ils fe cachent dans le sein de la terre ,peuvent-ils résister pendant cinq à sixmois aux ardeurs du soleil ? ( M.Adanson. )
EULLA nu EULTA, Géogr., petiterìviere de Grece dans la province deLivadie, qui fe jette dans le golfe deLepante.
BULLE, f. f. Hist. anc. , petite bouleconcave d’or, d’argent, ou d’autres mé-taux, que les enfans des Romains por-toient au cou : on la donnoit aux enfansde qualité en même tems que la robe pré-texte ou bordée de pourpre, & ils ne laquittoient qu’en quittant cette robe ,c'est-à-dire à i'àge de dix-fept ans. Quoi-qu’il paroisse constant par le témoignagede tous les auteurs, qu’il n’y avoir queles enfans des magistrats curules quienflent droit de porter la bulle d'or-, iln’est .pas moins certain qu’ils n’étoieutpas les seuls qui la portassent ; ceux àqui les honneurs du triomphe étoient dé-cernés prenoient auffi cet ornement :Butta , dit Macrobe, gejinmen crat trium -fbuntium , quant in triumpho f ra se gere-bant : mais cette bulle étoit d’un plusgrand volume que celle des enfans. Lagrande vestale & les dames romaines enportoient auffi : la premíere par distinc-tion ; les autres comme une parure. Onregardoit encore css buttes comme detrès-puissans préservatifs contre i’envie ,& contre les génies mal-faisans. La su-perstition n’avoit guere moins de parfeque la vanité dans la coutume d’attacberces bulles au cou des enfans des patri-ciens. ( G )
Bulle, Hist., ce mot désignoit autrefoisle sceau attaché à tut instrument ou chartequelconque : il y en avoit d’or,d’argsnt,decire, & de plomb. Les empereurs & lesrois, dans les affaires de grande impor-tance, fe fervoient de sceaux d’or ; au-jourd’hui on se sert presque par-tout decire : mais le sceau attaché aux cous.