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tîhitìons des papes est toujours de plomb.
Bulle , Hìfl. eccles. cf droit canon ,expédition de lettres en chancellerie ro-maine , scellée en plomb, qui répondentaux édits , lettrés-patentes, & provi-sions des princes séculiers.
On dérive le mot de bulle de bulla , unsceau , & celui-ci de bulla, une boule oubouteille ronde qui se forme dans l’eau.D’autres le dérivent du grec Sntsì conseil.Le pere Pezron prétend qu’il est tiré ducelte bail ou bul, une bouteille qui seforme sur l’eau.
La bulle est la troisième sorte de rescritapostolique qui est le plus en usage, tantpour les affaires de iustice que pour lesaffaires de grâce: elle est écrite fur par-chemin , à la différence de la signaturequi est écrite en papier. La bulle estproprement une signature étendue , &ce qu’elle contient en peu de paroles ,la bulle l’étend : néanmoins elle ne doitpas être , quoique étendue, plus ampleque la signature, si ee n’est pour les clau-ses qu’on a coutume d’étendre selon lcstyle. Foyez Bref.
Si les bulles font des lettres gracieuses,leplomb est pendant en lacs de foie ; & sice font des lettres de justice & exécutoi-res, le plomb est pendant à une cordeliedo chanvre : elles font écrites en carac-tère rond ou gothique.
La bulle en fa Forme qu’elle doit être |expédiée , se divise en quatre parties ,qui font la narration du fait , la con-ception , les clauses, & la date- Dansla salutation le pape prend la qualitéA'évêque , serviteur des serviteurs deDieu ; servus servorum Dei. Foy. SER-VITEUR.
La bulle n’est proprement que le sceauou le plomb pendant qtti donne son nomau titre, parce qu’il lui donne seul au-torité, & généralement tout rescrit où ily a du plomb pendant s’appelle bulle. Ceplomb représente d’un côté les têtes deS. Pierre à droite, & de S. Paul à gauche;de l'autre côté est écrit le nom du paperégnant , &l’an de son pontificat. FoyezPontificat.
Les jubilés s’octroient par bulles : onne sacre point les évêques qu’ils n’aientleurs bulles. Eu Espagne on expédie desbulles pour toutes fortes de bénéfices :
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maïs ert France on n’a qu S de simples si-gnatures en papier, à la réserve des ar-chevêchés , des abbayes , & de quelquesprieurés conventuels. Les bénéfices doncle revenu excede vingt-quatre ducats, nefont possédés que fur des provisions qui«'expédient par bulles, & non pas parsimples signatures , suivant une régléde la chancellerie. La France n’a pointvoulu se soumettre à. cette règle : & ài’exception des bénéfices qui sont taxésdans les livres de la chambre apostolique,elle s’est conservée dans lc droit de n’ex-prímer le revenu du bénéfice qu’on i»i-,petre qu’en généra 1 & de cette maniéré ,Cujus N lili/vrjan ititnexoruitt fruihis'.24 ducatorunt tfurì , dc cumerasecundìtutcommiœein «fliisiationem , valorem o 1 -nuum non excedunt.
Les bulhs qui viennent de Rome enFrance , font limitées & modérées selonles usages du royaume , avant que d’ètreenregistrées. On n’yca reqnit aucunes »qu’après avoir bien examiné fi elles nscontiennent rien de contraire aux liber-tés de l’églife Gallicane. 11 suffit euFrance que ccs mots proprio motu,ûsnotre propre mouvement, lé trouventdans nue bulle, pour la rejetter toutaentiere.
Les Espagnols ne reqoivent pas nonplus aveuglement les bulles des papes :elles font examinées dans le conseil daroi ; & si l’on trouve qu’il y ait des rai-sons pour ne pas les mettre en exécu-tion , l’on en donne avis au pape par ituesupplique, & par ce moyen ces bullesdemeurent sans effet. Cette maniers d’a-gir avtc la cour de Rome est établiedans la plupart des états & des royau-mes.
Fulminer des bulles, c’est en Faire lapublication ou vérification parl’un de*trois commissaires auxquels elles fontadressées, fuit qu'il soit évêque-ou offi-cial. Ons’oppose quelquefois à la publi-cation des bulles , ou des rescrits du papo-issais quand ils’ytrouve de 1,,'abus, l'orta pour lui le respect de n’appeller pas di-rectement de ta concession Ae\a bulle %on interjette simplement appel coiamad'abusde l'exécution ou fulmination de-là htille. C’est un expédient pou r rie pointchoquer ie pape , eu ne se plaignant que