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Tome V. BI - CALZ.
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seconde; & le royaume qui est le dernier,tire tonte sa vigueur des splendeurs quifont au dessus de lui. Cette subordina-tion des attributs de Dieu pourrait pa-raître erronée : mais les cabaiistcs disentque cela ne se fait que selon notre.ma-niéré de concevoir ; & qu’on range ainsices splendeurs, afin de les distinguer &de faciliter la connaissance exacte & pu-re de leurs opérations.

C’est dans la même vue qu’ils ont ima-giné trente - deux chemins & cinquantefortes qui conduisent les hommes à laconnaissance de ce qu’il y a de plussecret & de plus caché. Tous les che-mins sortent de ia sagesse; parce que1’écrîture dit, tu as créé le monde avecsagesse. Toutes ces routes font tracéesdans un livre qu’on attribue au Patriar-che Abraham; & un rabbin célébré dumême nom y a ajouté un commentaire,afin d’y conduire plus sûrement les hom-mes.

Les chrétiens fe divisent sur l’expli-cation des séphirots aussi - bien que lesJuifs; &i!n’ya rien qui puisse mieuxnous convaincre de Tíocertitutîe de lacabale, que les différentes conjecturesqu'ils ont faites; car ils y trouvent laTrinité & les autres principes de ta reli-gion chrétienne. ( Morus épifì, in Cab.«tarai. tom. II. Kircher, Œdìp. Egypt.tíymnas &c. cap. ix. tom. II. ) Mais iiTon fe donne la peine d’examiner leschoses, on trouvera que si les «habi-tes ont voulu dire quelque chose, ilsont eu dessein de parler des attributs deDieu. Faut-il. parce qu’ils distinguenttrois de ecs attributs comme plus excel-lens , conclure que ce font trois person-nes ? Qu’on lise leurs docteurs fans pré-jugé , on y verra qu’ils comparent lesséphirots ,1 dix verres peints de dix,cou-leurs différentes. La lumière du soleilqui frappe tous ces verres est la même ,quoiqu’elle Fasse voir des couleurs dif-férentes : c’est ainsi que la lumière oul’essence divine est la même, quoiqu’ellefe diversifie dans les splendeurs, & qn’el-le y verse des influences très-dissérentes.On volt par cette comparaison que lesséphirots ne font point regardés par lescabaliites comme les personnes de laTrinité que les chrétiens adorent. Ajou-tons un autre exemple qui nie t la même

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chose dans un plus grand jour, quoî-qu’on s’en serve quelquefois pour prou-ver le contraire.

Rabbi Schabté compare les splendeursà un arbre , dans lequel on distingue laracine, le germe & les branches. “Ces„ trois choses forment l’arbre ; & la„ feule différence qu’on y remarque,„ est que la racine est cachée pendant„ que le tronc & les branches sq,^ro-,, duisent au dehors. Le germe porte„ fa vertu d-ns les branches qui fructi-„ fient; mais au fond , le germe & les„ branches tiennent à la racine , & For-„ ment ensemble un seul & même ar»„ bre. Disons la même chose des sflen.„ deurs. la couronne est la racine ca-„ chée, impénétrable; ies trois esprits„ ou séphirots , on splendeurs font 1»„ germe de l’arbre; & les sept autres ,„ font les branches unies au germe fans„ pouvoir en être séparées ; car celui„ qui les sépare fait comme un homme„ qui arracheroit les branches de l’ar-,, lire, qui rouperoit le tronc & lui ote-„ roitla nourriture cn le séparant de sa„ racine. La couronne est la racine qui„ unit toutes les splendeurs ( Schabtein Jezirah. )

Comment trouver là la Trinité? Sion l’y découvre, il faut que ce soit dansces trois choses qui composent l’arbre, laracine, le germe & les branches. Le Fersfera la racine , le germe fera le Fils, &les branches le saint-esprit qui fructifie.Mais alors les trois \<\-ata\zxes splendeurscessent d’être les personnes de la Trinité,car cé font elies qui forment le tronc &!e germe de l’arbre : & que fera-t-on desbranches & de ia racine , si ì’on veut quece tronc feu!, c’est-à-dire , les trois pre-mières splendeurs soient la Trinité ?D’aiiieursne voit-on pas que comme lesdix splendeurs ne font qu’un arbre , ilfaudroit conclure qu’il y a dix personnesdans !a Trinité, si on vouioit adopter lesprincipes des cabaiiites?

Création dn -monde par voie d’émana,tion. Les cabalistes ont un autre système,&quin’est pas plus intelligible que leprécédent. Ils soutiennent qu’il y a plu-sieurs inondes , & qne ces mondes fontsortis de Dieu par voie d’émanation. Ilsfont composés de lumière. Cette lumière

divine «toit fuit subtils; dans sa soutçsj