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ïl’sutant pins qu’ils unissent tons les fé-phirots à l’essence de Dieu ; & dès le mo-ment qu’on regarde les trois premierscomme autant de personnes de l’Essencedivine, il faudra les multiplier jusqu’àdix, puisqu’ils subsistent tous de la mê-me maniéré, quoiqu’il y ait quelque dif- ,férenee d’ordre.
La couronne est la premiere des gran-des splendeurs , paree que comme la cou-ronne est le dernier habit qui couvre'l’homme, & qn’on porte fur la tête,nette splendeur est la plus proche de Pin-Uni, & le chef du monde azileutique :elle est pleine de mille petits canaux d'oùcoulent les effets de la bonté & de l’a-mour de Dieu. Toutes les troupes desanges attendent avec impatience qu’uneportion de cette splendeur descende sureux, parce que c'est elle qui leur fournitles alimens& la nourriture. On l’appelle1 enon-être, paree qu elle se retire dansle sein caché de Dieu , dans un abyme inac-cessible de lumière.
On donne quelquefois le titre de cou-ronne au royaume , qui a’cst que ta der-niere des splendeurs : mais c’est dans unsens impropre,parce qu’il est la couronnedu temple,de la Foi,& du peuple d’Ifraèl.
La seconde émanation, est la sagesse , &la troisième est l ’iiìtelligence ; mais nousserions trop longs si nous voulions expli-quer ces trois grandes splendeurs, pourdescendre ensuite aux sept autres. IIvaut mieux remarquer la liaison qui estentre ces splendeurs , & celle qu’elles ontavec les créatures qui composent l’uni-vers. A chaque séphirot on attache unnom de Dieu , un des principaux anges,une des planètes, un membre du corpshmnain;imdes commandemens de la loi;& delà dépend l’harmonie de Punivers.D’aiileurs une de ces choses fait penserà l’autre , & sert de degré pour parvenirau plus haut degré de la connoissance &de la théologie contemplative. Enfin onapprend par-là l’instuence que les splen-deurs ont sur les anges, siir les planètes,furies astres, fur les parties du corpshumain. £ sc.
II y a donc une subordination entretoutes les choses dont cet univers estcomposé , & les unes ont une grande in-fluence fur les autres; car les splendeursinfluent fur les anges, les anges fur les
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planètes, & les planètes snr l'hormne:c’est pourquoi en dit que Movse quiavoit étudié l’astronomie en Egypte, eutbeaucoup d’égard aux astres dans fa loi.II ordonna qu’on sanctifiât le jour du re-pos, à cause de Saturne qui préside suree jour-là , & dont les malignes influen-ces seroient dangereuses, si on n’en dé-tournoit pas les effets, parla dévotion &par la priere. II mit l’ordre d’honorer soapere & samere sous la sphere de Jupiter,qui étant plus doux , est capable d’inspi-rer des fentimens de respect & de sou-mission. Je ne sais pourquoi Moyse quiétoitsi habite , mit la défense du meur-tre fous la constellation de mars ; car ilest plus propre à les produire qu’à enarrêter le cours. Ce font là les excès& les visions de la cabale. Passons Id’autres.
En supposant la liaison des splendeursou perfections divines, & leur subor-dination , il a fallu imaginer des canaux& des conduits , par lesquels les influen-ces de chaque perfection se communi-quassent à Pautre : autrement l'harmonieau roi t été traversée , & chaque splendeuragissant dans la sphere particulière , lesmondes des anges, dés astres, & des hom-mes terrestres n’en auroient tiré aucunavantage. C’est pourquoi les cabalistesne manquent pas de dire qu’il y a vingt-deux canaux , conformément au nombredes lettres de Palphabet hébreu, & cesvingt-deux canaux servent à la commu-nication de tous les séphirets: car ils por-tent les influences de l'une à l’autre.
II fort trois canaux de la couronne ,dont P un va se rendre à la sagesse , le se-cond à Vintelligence , & le troisième à !abeauté.. De la sagese sort un quatrièmecanal qui va se jeter dans P intelligence :de cinquième passe de la. même source Hla beauté, Si le sixième à la magnificence ,
II faut remarquer que ces lignes decommunication ne remontent jamais *mais elles descendent toujours. Tel estle cours des eaux qui ont leur source surles montagnes, & qui viennent se ré-pandre dans les lieux plus bas. En ef-fet , quoique tontes les splendeurs soientunies à PeOcnce divine, cependant lapremiere a de la supériorité fur la secon-de; du moins c’eff de la premiere quefort la vertu L la force qui fait agir la.
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