CAB
Se cylindre , & i’axe ou l’aiffieu sont íesleviers qn'on adapte anx cylindres, &par le moyen defquels on Fait tourner lecabestan.
Le cabestan n’est donc proprementqu’un levier, ou un assemblage de le-viers auxquels plusieurs puissances fontappliquées. Donc suivant les loix d u le-vier , & abstraction faite dii frottement,la puissance est au poids comme le rayondu cylindre est à la longueur du levierauqnel la puissance est attachée; & lechemin de la puissance est à celui dupoids comme le levier est au rayon ducylindre. Moins il faut de force pourélever le poids, plus il faut faire dechemin: il ne faut donc point faire les le-viers trop longs, asm que la puissance nefasse pas trop de chemin ; ni trop courts,afin qu’eile ne soit pas obligée de fairetrop d’effort ; car dans l'nn & Pautre caselle feroit trop fatiguée.
On appelle encore en général du nomde cabestan tout treuil dont l’axe est poséverticalement : tels font ceux dont onse sert su r les ports à Paris, pour attirerà terre les fardeaux qui fe trouvent furles gros bateaux , comme pierres , este.
Un des grands inconvéniens du cahes-tan , c’est que la corde qui se roule dessusdescendant de fa grosseur à chaque tour,il arrive que quand elle est parvenuetout-à-Fait au bas du cylindre, 1e cabes-tan ne peut plus virer, & l’on est obligéde choquer, c’est-à-dire de prendre desbosses, de dévirer le cabestan , de haus-ser le cordage, Çstc. manœuvre qui faitperdre un tems considérable. C’est poury remédier que l'académie des Sciencesde Paris proposa pour le sujet du prix de1739, de trouver un cabestan qui fûtexempt de ces inconvéniens. Elle re-mit ce prix à 1741 ; & l’on a impri-mé en 174; les quatre pieces qu’ellecrut devoir couronner, avec trois ac-ceJJIt. L’académie dit dans son avertisse-ment, qu’elle n’a trouvé aucun des ca-beflans proposés exempt d’ineonvéniens.Cela n’empêche pas néanmoins, commel’académie l’observe, que ces pieces,sur-tout les quatre pieces couronnées ,& parmi les accestìt , celle de M. l’abbéFenei , aujourd’hui de l’académie deshelles-lettrcs, ne contiennent d’excel-líiites choses, principalement par rap-
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port n ía théorie. Nous y renvoyons noslecteurs. (O)
* CABESTERRE, Géog. , 011 appel-,le ainsi dans les illes Antilles, la partie»de l'isle qui regarde le levant, & quîest toujours rafraîchie par les vents ali-ses, qui courent depuis le nord jufqu’àl’est-sud-est. La basse teire est la partieopposée ; les vents s'y font moins sentir& par conséquent cette partie est pin»chaude ; & la mer y étant plus tranquil-le, elle est plus propre pour le mouil-lage & le chargement des vaisseaux sjoint à ce que les côtes y font plus bassesque dans les cabesterres, où elles fondordinairement hautes & escarpées, & oî*la mer est presque toujours agitée. V 071P-gesdu P. Labat.
CARIAI, f. m. Ilifl. nat. Quairup.petit animal ainsi nommé au Brésil.M.deBuffon l’a fait graver avant au vol. XIIde Ion Histoire naturelle in - 4 0 . On lenomme encore cabionara, & M. Brissoiîl’a désigné fous le nom à'bydrocbeerus ,du grec bydro-choiros , c’est-à-dire, co»chou d'eau; mais ce nom lui convienSd’antant moins, qu'il ne ressemble nul-lement au cochon.
11 ressemble au contraire , à bien deségards, au lapin L au lievre. 11 en a lesdeux dents incisives à chaque mâchoire ,la sevré supérieure échancrée, plus avan-cée que l’inférieure, & les oreilles cour-tes du tapeti, appelle auffi impropre-ment cochon d’Inde. Ses doigts font a utnombre de quatre aux piés de devant, &de trois seulement à ceux de derrière,& ils font tous réunis par une mem-brane assez lâche ; il ri’a point dsqueue.
Son corps est couvert de foies rousses,mêlées de noir & de brun , mais moinsrudes que celles du cochon.
JHceurs. Le cabtai est commun à laGuiane & au Brésil. II se plaît à resterdans l’eau, où il nage très-aifément : ily cherche du poisson pour fa nourriture ;il vit aussi de grains, de fruits & d’her-bages. (M. Àianfan.)
CABIDOS ou CAVÍDOS,f.m. Cotmn ,,forte de mesure de longueur, dont on sesert en Portugal pour mesurer les étoffes,ses toiles , Sfc.
Le cabiAos , ainsi que Patine de Hol-lande ou de Nuremberg, contient s piés