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est fraîche, & que la place est prête:,mais on eroit communément que plan-tant depuis le mois de septembre jut-qu’aux fêtes de Noël, les arbres rappor-tent plutôt de quelques mois.
De ne planter que de grosses aman-des, & bien nourries; car puisque dansles plus belles cosses il se trouve desgraines avortées, il y auroitde l’impru-dence de les employer.
3®. De planter le gros bout des grainesen bas, c’est celui-là qui tient par unpetit filet au centre de la cosse quand ontire l’amande en dehors. Si on plantaitle petit bout en bas, le pied viendroittortu, & ne réuffiroit point ; fi on plan-toit la graine de plat, le pied ne laisse-roit pas de venir assez bien.
4°. De mettre deux ou trois graines àeliaque piquet, afin que si par malheurles criquets ou autres petits insectescoupoient la plume encore tendre d’unou deux pieds, il en restât une troisièmepour suppléer au défaut des autres. S’iln’arrive point d’accident, on a au moinsl’avantage de pouvoir choisir ensuite lebrin qui est le plus droit & de meil-leure venue : mais on ne se résout àcouper les pieds surnuméraires , quelorsque celui qu’on a choisi, est couron-né , & hors de risque selon toutes les ap-parences.
Les graines de cacao levent dans huit,dix ou douze jours plus ou moins , se-lon que le temps plus ou moins propreavance ou recule la végétation : le graincylindrique du germe venant à se gon-fler , pousse en bas la radicule , quidevient ensuite le pivot de l’arbre ; &en haut la plume , qui est un raccourcide la tige & des branches : ces partiescroissant & se développant de plus enplus , les deux lobes de l’amande unpeu séparés & recourbés , sortent lespremiers de la terre, & à mesure quele pied s’éleve , se redressent & se sé-parent tout-à-fait en deux feuilles dis-semblables , d'un verd-obscur, épaisses,inégales, & comme reeoquillées, quifont ce qu’on appelle les oreilles de lafiante : la plume paroît en même temps,& se partage: en deux feuilles tendres,& d’un verd-clair & naissant; à cesdeux premières feuilles opposées deuxs deux en succèdent deux autres de
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même, à celles-ci deux troisièmes, lepied s’éleve à proportion, £' ainsi defuite durant une année ou environ.
Toute la culture du cacao fe réduitalors à la pratique de deux choses.
Premierement, à le recouvrir tousles quinze jours, c’est-à-dire, planterde nouvelles graines anx lieux où lespremieres n’ont pas levé, ou bien plu-tôt, où les pieds ont été rongés parlescriquets & autres insectes , qui fontsouvent un dégât terrible de ces nou-velles plantes, lors même qu’on les eroithors de tout danger. Quelques habitansfont des pépinières à part , & transplan-tent ensuite des pieds de cacao où il enmanque ; mais comme ils ne prennentpas tons, lors principalement qu’ilsfontun peu grands, ou que la saison n’éífcpas favorable , & que la plupart mêmede ceux qui prennent, font long-tempsà languir, il a toujours paru pins con-venable de recouvrir avec la graine.
Secondement, à ne laisser croître au-cune herbe Hans la cacaoyére , recom-menqant à sarcler par un bout dès qu’ona fini par l'antre; & prenant garde suctoutes choses de laisser jamais grenecaucune herbe ; car s’il arrive une foisqu’on en laisse monter en graine, on adans la fuite bien de la peine & du tra-vail à détruire les mauvaiíes herbes,& à tenir nets les cacaoyers , parée quela végétation n’est jamais interrompueen ce pays-Ià par le froid.
Ces farclaifons continuelles durentjusqu’à ce. que les cacaoyers devenusgrands, & leurs branches fe croisant,l’ombrage empêche les herbes de pouf-fer ; & que d’ailleurs les feuilles tom-bant des arbres & couvrant la terre,achevent d’étouffbr les herbes. Ainsi finitle pénible exercice de sarcler ; il suffitalors de faire tons les mois une revueen fe promenant dans la cacaoyere, d’sr-raeher par - ci par-là le peu d’herbesqu'on y trouve, & de les transporterloin dans le bois, crainte des graines.
Dès que les cacaos ont neuf mois ,on doit commencer à arracher le manioc,& faire fi bjen qu’en trois mois au plustard il n’y en ait pins. A mesure qu'onl’arrache , on peut encore en replanterune rangée 011 deux au milieu de ehaqueallée, & semer dans les autres valides