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Tome V. BI - CALZ.
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chargés : vers les solstices, les levéesfont toujours plus abondantes que dansles autres saisons.

Comme dans les ouragans le vent peutFaire le tour du compas en très-peu d’heu-res, il est mal-aife que perçant par l’en-droit le plus foible & le moins couvert decncaeym , il n’y faste bien du désordre ,& il est nécessaire d’y remédier le pluspromptement qu'il est possible. Si le ventn’a Fait que renverser les arbres fans rom-pre leur pivot, en ce cas se meilleur partiqu’il y ait â prendre, sur-tout dans lesbonnes terres, est de relever fur le champces arbres , & de les remettre en place,les appuyant avec une Fourche, & lesrechaussant bien avec de 1 a terre d'alen-to tir : de cette maniéré ils font raffermisen moins de iìx mois , & rapportentComme s’ils n’avoient jamais eu de mal.Dans les mauvaises terres , il vaut mieuxìes laisser couchés, rechausser les raci-nes , & cultiver à chaque pié le rejetonde pins belle venue , & le plus prochedes racines qu’il poussera, en retran-chant avec foin tous les antres. L’ar-bre en cet état ne laisse pas de fleurir& de porter du fruit ; & quand dansdeux ans le rejeton conservé est deve-nu un arbre nouveau , on étronqonnele vieux arbre à un demi-pié du re-jeton.

éveilles te da cacao , N maniéré de k pré-

farer pour pouvoir être conservé U

transporté en Europe,

Lorsqu’on juge que le cacao est mûr ,on envoyé à la récolte les Negres les plus.adroits, qui avec de petites gaules fonttomber les cabosses ou cosses mûres ,prennent bien garde de toucher à cellesqui ne le font point, non plus qu’auxfleurs. Dans les mais d'u n grand rap-port (Juin) , on cueille tons les quinzejours : datis les faisons moins abondan-tes , on cueille de mois en mois. Onmettons ces fruits en tas pendant qua-tre jours. Si les graines restoient pluslong- temps dans lenrs cosses , ellesgermeroient j auflî lorsqu’on a vouluenvoyer des graines de la Martiniqueaux itles voisines pour semer, a- 1 -oneu un soin extrême de ne commencer àTome V, T mie IL

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cueillir que lorsque le bâtiment de trans-port alloit mettre à la voile, & de lesemployer (sabord en arrivant : dès le cin-quième jour au matin , on retire les aman-des de dedans les cosses. O11 les met entas fur un plancher couvert de grandesfeuilles de balisier : on les recouvre desemblables feuilles qu’011 affermit avecdes planches, pour faire éprouver aacacao une légere fermentation , ce qu’oiinomme fur les lieux le faire rejsiier. LesNegres vont remuer ces tas de cacao soir& matin. Cette opération dure cinq jours:011 reconnoît à fa couleur ronfle, qu’il aassez rejsué. Plus le cacao reflue , plusil perd de fa pesanteur & dé son amertu-me ; mais s’il ne reflue pas assez, il estplus amer, sentie verd & germe quel-quefois.

Dès que le cacao a assez ressué , on lemeta l’air , & on l’expose au soleil pourle faire sécher en la maniéré sui-vante.

On a déja dressé d’avance plusieurs éta-blis à deux pies ou environ , au-dessousdu plan d’une cour destinée à cela : ce fontdeux especes de sablières parallèles, àdeux piésl’unede l’autre, affermies furde petits poteaux enfoncés dans la terre.On étend fur ces établis plusieurs nattesfaites de brins de roseaux refendus , as-semblés avec des liens d’écorce de mahotî(le mahot est un arbrisseau dont les feuil-les font rondes & douces au maniement,comme celles de la guimauve; son écor-ce , qui se levé facilement, & qu’ondivise en longs rubans, sert de ficelle& de corde aux habitans & aux sau-vages) ; & fur ces nattes on met dacacao ressué environ à la hauteur dedeux pouces ; on le remue & on le re-tourne fort souvent avec un rabot debois , sur-tout les deux premiers jours :le soir on plie le cacao dans ses nat-tes, qu’on recouvre de quelques feuil-les de balisier , crainte de la pluie ion en fait autant le jour quand il vupleuvoir. Ceux qui craignent qu’on nele Vole la nuit, renferment dans unecase.

II y a des habitans qui fe fervent decaisses d’environ cinq pies de long fusdeux de large , & trois à quatre poucesde rebord, pour faire sécher leur mi»*V V