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graine, longue de quatre empans, plusCu moins , qui renferme ìcs tiges char-gées de Heurs & de fruits, concaves paroù elles se rompent & s’ouvrent , d’unverd blanchâtre d’abord extérieurement,jaunâtre ensuite, & blanche en-dedans.
Les tiges qui font renfermées dans cesgaines font les unes plus grosses , &chargées vers le bas de fruits tendres; lesantres font plus greles & garnies desdeux côtés de boutons de fleurs: ces bou-tons font petits , anguleux, blanchâtres,s’ouvrant en trois pétales, roides , poin-tus, & un peu épais; ils contiennentdans leur milieu neuf étamines grêles,dont crois font plus longues, d’un jauneblanchâtre, qui font entourées des sixautres plus petits & plus jaunes.
Description du fruit arec. Les fruitsencore tendres & mous font blancs &luifans, attachés à des pédicules blancs,de ligure anguleuse & non arrondis ,renfermés pour ia plus grande partie dansles feuilles du calice , qui font ovalaires& entrelacées les unes avec les autres:ils contiennent beaucoup de liqueur lim-pide , d’un goût astringent, placée aumilieu de la pulpe , qui s’augmente avecle temps : & la liqueur diminue jufqu’àce qu’ii n’en reste plus : ensuite il naîttine moelle blanchâtre ; tandis que lapulpe s’endurcit , & l’ccorce acquiertenfin la couleur de jaune doré.
Les fruits devenus assez gros, & n’é-tant pas encore secs , font ovalaires, &relíemblent fort à des dattes : ils fontplus serrés aux deux bouts, & compo-sés d’une écorce épaisse , lisse , membra-neuse , & d’une pulpe d’un brun rou-geâtre, qui devient en séchant fibreuseóu cotonneuse, & jaunâtre: la moelle,ou plutôt le noyau ou la semence qui estan milieu, est blanchâtre.
Lorsque le fruit est sec, le noyau sesépare aisément de la pulpe fibreuse; ilest de la grosseur d’une aveline ou d’unemuscade, le plus souvent en forme depoire , ou applati d’un côté & sans pédi-cule, convexe de l’autre , ridé , canneléextérieurement ; d'une couleur rousse oude eanelle, d’une matière dure, dif-ficile à couper , panaché de veines blan-châtres , rousses & rougeâtres ; d’ungoût un peu aromatique, & légèrementastringent. C’est ce fruit que nous nom-
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mons proprement arec , & les Arabesfauvel.
Usages que les Indiens font de ce fruit. .L’ul'age que les Indiens en font tous lesjours, lui a donné une très-grande ré-putation. Ils le mâchent continuelle-ment , soit qu’il soit mou , soit qu’íl soitdur, avec le lycium indien , ou le kaath,les feuilles de bétel , & très-peu dechaux. Ils avalent le suc ou la salive tein-te de ces choses, & ils crachent le reste ;leur bouche alors paioît toute en sang,& fait peur à voir.
Ils ne manquent pas de l’employercomme une espece de régal dans lesvisites qu’ils se font. Leur maniéré de leservir, est de le présenter en entier ,ou coupé en plusieurs tranches. Lors-qu’on le présente entier , on sert enmême temps un instrument propre à lecouper, qui est une espece de ciseau,composé de deux branches mobiles arrê-tées par une de leurs extrémités, & quis’ouvre de l’autre. C’est par l’extrèmitépar laquelle le ciseau s’ouvre, que l’onpresse l’arec , que l’on met entre cesdeux branches pour le couper en autantde parties que l’on vent: & de ces deuxbranches il n’y en a qu’une , qui est lasupérieure, destinée à couper ; l’infé-rieurene sert que d’appui pour soutenircette semence dans le temps de l'effortque l’on fait par rabaissement de la par-tie supérieure du ciseau.
Lorsqu’on le sert coupé en tranches ,c’eft ordinairement fur des Feuilles debétel dans lesquelles on enveloppe cesmorceaux, après les avoir auparavantcouverts d’une couche légere de chaux,propre à se charger du suc de l’arec &d u bétel, quand on les mâche , pour enfaire conserver plus long-temps dans labouche une. saveur agréable.
Préparations du cachou. Je viens à lamaniera de préparer l’extrait d’areca ; lavoici, selon que le rapporte Herbert deJager dans les épbémérides des curieux díla nature , decur. II, an. Z.
On coupe en deux ou en trois mor-ceaux la noix d’areca ou fautai, avantqu’elle soit tout-à-Fait mûre, & lors-qu’elle est encore verte, & on la faitbouillir dans de l’eait, en y ajoutant unpeu de chaux de coquillages calcinés ,pendant l’espace de quatre figures, jus-