Band 
Tome V. BI - CALZ.
Seite
696
JPEG-Download
 

696 C A D

geur de moitié moindre ; 4». leurs den-telures font moins nombreuses, & pinsobtuses , fans filet au bout, ail nombrede sept à huit de chaque côté , comme lesnervures j ç°. elles n’ont que trois gros-ses côtes à leur origine en dessous ; 6°.le pédicule qui les porte est deux à qua-tre fois plus court qu'elles; 7 0 . le co-rymbe de ses fleurs est une Fois pluscourt que les feuilles , & composé seule-ment de neuf à douze fleurs.

Culture. Le babounji croît communé-ment dans les bois peu élevés, tant furJe rivage que dans les champs, où iljette des tiges si nombreuses & si lon-gues , que souvent on ne peut en dis-tinguer la souche ou la tige principale.Ses fruits font mûrs en Mars L enAvril.

Qualités, Ses tiges ont la propriété ,pour peu qu on les plie, de craquer oude faire un bruit autfi fort que fi 011 lescassoit, fans cependant souffrir le moin-dre dommage. Tonte la plante a uneodeur forte. Ses feuilles ont une saveurlégèrement acide, qui cause une légeredémangeaison à la bouche.

Usages. Les habitans de Baleya , mal-gré l’âcreté qu'ont ses jeunes feuilles ,ìes font cuire avec les autres herbages ,pour les manger çn farçe.

Troisième efpeee. Bisql.

La troisième efpeee de cadavalli nom-mée bisol par les habitans d’Amboine ,8 été bien gravée , mais a'éec peu dedétails par Rumphe, dans son Herba-ieium Jhnhoìnicum , vol. U. page 446 ,flanche CLXIV, n°. 2 , sous le nom def unis crépit ans minor. Les Malays rap-pellent brisai ou daim brisai ou daimapojìamm les habitans d’Amboine -souri\attu- latin, ceux de Baleya snmbongtulcmg , qui veut dire consoude des os,eeux de Tarnate , goemì rotto -rotto,c’est-à-dire liane pétillante.

Elle différé du babounji en ce queî°. fes tiges font comprimées, cendréesen-bas, brunes en-haut, tachées devêrd ; 2 0 . fes feuilles font un peu pluspetites & plus allongées à proportion,longues de quatre à cinq pouces au plus;g°. le pédicule qui les porte , est unek tiens fois plus cqhu qu’elles j je

C A D

corymbe des fleurs est presque sessile ^à peine auflì long que le pédicule desfeuilles , & composé de quinze à vingtfleurs ; $°. fes baies ou raisins font sphé-riques, de trois ligues au plus de dia-mètre ,v,à.peu-près comme les baies dusureau.

Qualités. Le bifol Te trouve dans lesmêmes lieux que le babounji, mais ilFait beaucoup plus de bruit lorfqu’onle pile. II a les mêmes vertus que Paril-tolochc.

Usages. Ses feuilles amorties fur lefeu , & mêlées avec un pen de curcu-ma & de sel, s’appliquent en topiquefur les tumeurs, pour les faire ouvrir& abféder ; lorsqu’on les applique dès lecommencement de leur formation , ellesles empêchent d’augmenter & les dissi-pent , comme lorsqu’on y applique l’o-piumou le suc du limon. Leur principa-le vertu consiste à résoudre ou à faciliterla soudure des os cassés, comme faitl’osteocolle , d’où lui vient son nom , &il semble que la nature ait voulu indi-quer cittè vertu par le craquement qu’el-le fait, comme fi elle se cassoit pour peuqu’on la plie.

Remarques. La vigne dessinée parPlumier , sous le nom de vêtis heier»folioserrato, catalog. pag. ig ,pl. CRU,figure 2 , est encore différente des deuxprécédentes par fes feuilles velues, &portées fur des pédicules quatre ou cinqfois plus courts qu’elles. Voilà donsquatre efpeces de plantes confonduescomme une feule efpeee, & fous le mêmenom de cijsus sicypìdes par M. Linné ,& ce nom de cijsus est lui.même fau-tif, puisqu’il est le nom grec du lierre,hedera ; on ne pouvoit donc réunir unplus grand nombre de fautes, que M.Linné en a réunies en prétendant déter-miner & classer ces efpeces de vignesétrangères, qui pourroient faire un gen-j re particulier que nous indiquerons fous' celui de bifol, & qui doit être rangéauprès de celui de la vigne, dans la fa-mille des câpriers, & non dans nueantre famille, compte a fait M, Linné,qui place la vigne dans la cinquièmeclasse de la pentandrie , & le bifol, quiest de son cijsus , dans fa quatrièmeclasse de la tetrnmleríe , quoiqu’il sache,au qu’U doive savoir, que souvent U