C A D
vigne n’a que quatre étamines. Voyezce que nous avons dit à ce sujet dans levol. II. de nos familles des fiantes, sage408- (AI. Adanfon.')
CADAVRE, f. m. c’est ainsi qu’onappelle le corps d’un homme mort : ilest des cas où ne pouvant procéder con-tre la personne il’un criminel,parce qu’ilest mort avant que son procès pût luiêtre fait, on le fait au cadavre, s’ilest encore existant, sinon à fa mémoire.Voyez lis cas dans lesquels cette formedc procéder efl usitée au mot MÉ-MOIRE.
Pour cet effet, le juge doit nommerun curateur au cadavre ou à la mé-moire, lequel prête serment de bien &fidèlement défendre le cadavre ou samémoire. Tonte la procédure se dirigecontre ce curateur, à l’exeeption dujugement définitif qui se reml contrele cadavre ou la mémoire du défunt.
Le curateur cependant peut interje-ter appel du jugement rendu contre ledéfunt: il peut même y être obligé parquelqu'un des païens du défunt, lequelen ce cas est tenu d’avancer les frais pource nécessaires.
Et s’ii plait à la cour souveraine oùRappel est porté, de nommer un antrecurateur que celui qu’avoient nomméles juges dont est appel , elle le peut.V. Curateur. (II)
La loi íalique , dit fiHustrc auteurde l’efprit des loix, interdisoit à celuiqui avoit dépouillé un cadavre le com-merce des hommes, jusqn’à ce que lesparens acceptant la satisfaction d n cou-pable , eussent demandé qu’il pût vivreparmi les hommes. Les parens étoientlibres de recevoir cette satisfaction ounon : encore aujourd’hui, dit M. deFontenelle, éloge de M. Littre, laFrance n’est pas fur ce sujet autant audessus de la superstition chinoise, queles anatomistes ie desiroient. Chaque fa-mille veut qu’un mort jouisse, pourainsi dire , de ses obsèques, & ne souf-fre point, ou souffre très-rarement qu’ilsoit sacrifié à l’instrnction publique ;tout au plus permet-elle en certains easqu’il le soit à son instruction , ou plu-tôt à sa curiosité particulière. M. deJVlarsollier raconte dans la vie de 8.Frgiiqois de Sales, que ce saint encore
C A D 697
fort jeune étant tombé dangereusementmalade, vouloit léguer son corps par tes-tament aux écoles de médecine, parcequ ’j 1 étoit scandalisé de l’impiété desétudians qui déterroient les morts pouren faire la dissection. II est pourtantnécessaire que les magistrats fermentjusqu’à un certain point les yeux surcet abus , qui produit un bien considé-rable. Les cadavres font les seuls livresoù on puisse bien étudier l'anatomie. V.Anatomie. (O)
* L'ouverture des cadavres ne se roi tpas moins avantageuse aux progrès dela médecine. Tel, dit M. de la Mé-trie , a pris une hydropisie enkistéedans la duplication du péritoine, pourune hydropisie ordinaire , qui eût tou-jours commis cette erreur, fi la dissectionne l’eût éclairé. Mais pour trouver lescaules des maladies par l’ouverture descadavres, il ne faudroit pas se contenterd’un examen superficiel ; il faudroitfouiller les viscères, & remarquer at-tentivement les accidents produits danschacun & dans toute l’économie anima-le ; car un corps mort diffère plus ericoreau dedans d’un corps vivant, qu’il n’endifféré à l'extérieur. La conservationdes hommes & les progrès de fart deles guérir , font des objets si iinportans,que dans une société bien policée lesprêtres ne devroient recevoir les cada-vres que àes mzins de l’anatomiste , &qu’il devroit y avoir une loi qui défen-dit l'inhumation d’un corps avant Ionouverture.Quelle foule de connoissaneesn'acquerroit-on pas par ce moyen ! Com-bien de phénomènes qu’on 11e soupçonnepas & qu’on ignorera toujours, parcequ’il n’y a qtie la dissection fréquentedes cadavres qui puisse les faire apper-cevoir ! La conservation de la vie estun objet dorít les particuliers s’occu-pént assez , mais qui me lemble trop né-gligé par la société. Voyez les articlesFunÉrailles,Bucher, Sépulcre,Tombeau, (sc.
Voici un fait bien extraordinaire, rap-porté par un auteur digue ric foi.
Deux personnes, un homme & unefemme, périrent dans les neiges le {4Janvier 1674, L ne furent trouvés quele q Mai suivant,' mais ils fentoient sifort, qu'oH erdonna qu’ils fussent en-