C â D f e A D
terrés sur le champ, au lieu même où vit ôter îetirs bas ; les jambes de l'hom-
ils avoient été trouves , c’est-à-dire dansla pareille de Hope, proche des bois,dans la province de Derby en Angle-terre.
Ces cadavres demeurèrent en terrecouverts de mousse pendant vingt-huitans & neuf mois, au bout dcsquels quel-ques personnes , qui avoient apparem-ment observé que la terre de ces quar-tiers a la propriété de préserver les corpsmorts de corruption, eurent la curiositéde voir si ces -cadavres s'étoient conser-vés. On les déterra donc , & on trouvaqn’ils n’étoient presque point changés ;la couleur de leur peau étoit fraîche &naturelle , & leurs chairs molles, com-me celles des personnes qui viennentde mourir. On les exposa ensuite à lavue du public pendant vingt ans, dri-vant ce tems ils changèrent beaucoup.Cependant le docteur Boum , de Ches-tersiel, qui fut les voir en 1716, trou-va que i’homme étoit encore entier : faBarbe , qui étoit épaisse , avoit près d’un«quart de pouce de longueur, ses che-veux étoìent courts, fa peau dure &•de couleur de cuir tanné, comme l’eau«& la terre où ces cadavres avoient étécouchés. U avoit un habit de drap,«dont M. Bourn voulut déchirer unmorceau fans pouvoir en venir à bout,tant ce drap s’étoit conservé. La femmequ'on avoit entièrement tirée de la terre,étoit plus corrompue. On lui avoit ar-xaché une jambe : fa chair étoit un peuchaugée, mais fes os étoient sains. Sescheveux étoient longs & élastiques com-me ceux des personnes vivantes. M.Bourn lui arracha une dent, dont layartie située dans l’alvéole étoit élasti-que comme une lame d’acier ; mais ex-posée à l'air , elle perdit bientôt son-élasticité.
Le petit-fils du défunt fit enfin en-terrer ces deux cadavres dans régisse deHope, & en ouvrant leur fosse quelquetems après ,an trouva qu’iís étoient en-tièrement consumés.
M. Wermald, ministre de Hope, lesvit tirer du lieu où on les avoit mis d’a-lbord. II observa que la fosse où ils étoientavoit environ trois pieds de profondeur,que !e fol ou la mousse en étoit humide,mais qu’il n’y avoit point d’eau. II leur
me, qui n’avoient point été exposées àl'air, étoient tout-à-fait blanches, Uchair en étoit ferme, & ies jointuresétoient souples, fans la moindre roi-deur. Ce qui restoit de leurs habits ( carle peuple en avoit coupé & emporté lameilleure partie par curiosité) 11’étoitpoint usé ni pourri. Voilà sans doute desfaits bien remarquables, & propres àexercer les philosophes , quoique l’onconnoisse quelques autres faits analo-gues. ( Article tiré ies Tranfaéíions phi-losophiques de la Société royale de Lon-dres .)
CADDOR, Hifl. , c’est le nom qu’ondonne cn Turquie à une épée dont lalame est droite, que les Spahis font dansl’uiage d’attacher à la selle de leurs che-vaux , & dont ils se servent dans unebataille au défaut de leurs labres.
* CADEAU, 1 . m. Art d'écrire, grandtrait de plume dont les maîtres récri-ture embellissent les marges, le hautSù le bas des pages, & qu’ils fontexécuter à leurs élevés, pour leur don-ner de la fermeté & de la hardiesse dansla main.,
CADÉE, f. f. Hist. mod. , c’est ainsiqu’on nomme celle des trois ligues quicomposent la république des Grisons,qu’on appelle autrement ìa ligne de lamaison de Dieu. C’est la plus étendue &la plus puissante des trois ; elle renfermel’évêché de Coire , la vallée Enga.linc,& celle de Bregaille 011 Prigel. Elle estalliée aux sept premiers cantons Suissesdepuis 1498 ; on y professe le protestan-tisme. L’allemand est la langue de deuxdes onze grandes & vingt-une petitescommunautés dont la Cadée est compo-sée : les autres parlent le dialecte italien,appelle le rhétique.
CADEGI, Bot., arbre qui croît auxIndes & en Arabie, & qui a beaucoupde ressemblance avec celui qui porte lacasse, mais dont la feuille est cepen-dant plus longue & plus mince. Ondonne auísi le même nom à un autrearbre des Indes, qui a beaucoup de con-formité avec lin prunier; fou écorceest d’un btun foncé; ses feuilles foutun peu plus longues que celles du poi-rier ; la fleur qu’il produit est blanche& pourpre, d’une odeur fort agréable,