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Culture. Cette plante se trouve à i’íle4 e Ceylan.
Troijlesne espece. Iouoss.
L’espece qui croît particulièrementsur la côte da Sénégal, dans les sablesqui bordent la mer, depuis Pile de Co-rée ou le village de Ben, jusqu’à Ru-fislt , est nommé jouojs par les NegresSereres qui habitent ce pays. J. Cuni-melin en a fait graver feulement lesfeuilles dans l'on Hortus Am/leloda-menfis, volume II, flanche XX, f âge39, fous le nom de aloe Guineenfis ra-diée geniculatâ , folìis è virìdt U atro•undulatim variegatìs.
EUe différé de laprécédente en ce que,1°. ses bourgeons n’ont que huit à dixfeuilles j 2°. elles font épanouies fousun angle de quarante - cinq degrésif ouverture $ 3°. elles font toutes très-minces, à peine d’une demi-ligne d’é-paifl'eur, souples, larges de trois poucesenviron , huit à dix fois plus longues,«'est à-dire , de deux pieds environ ;4°. elles font verd-noires, rouges furles bords , & marbrées qà & là de ta-ches blanches , répandues fans ordre ;ç°. la racine est jaunâtre à l’extérieur j6°. l’épi de ses fleurs a deux pieds delong comme les feuilles, & porte desfleurs rougeâtres dans fa moitié supé-rieure.
Qualités. Ses feuilles ont une saveursaline.
Remarques. Ces trois plantes font doncfort différentes; M. Linné, dans linouvrage méthodique , & qui supposeune étude réfléchie , un examen de cha-que especc scrupuleusement comparée,ne pouvoit donc les réunir & les con-fondre ensemble en une seule espece;il ne devoit pas non plus changer leurnom de pays en un nom de nouvellefabrique , tel que celui d'alelris , quibailleurs renferme au moins deux gen-res de plantes très-différens dans cetauteur. Nous croyons donc qu’on peutdésigner ces trois plantes fous le nomgénérique de cadenaco , pour en for-mer un genre particulier, qui doit êtreplacé près du sceau de Salomon ,polygonatum , dans la session des ja-cintes, qui est la sixième de la famille
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des liliacées. V, nos Familles des plan-tes , publiées en 1763 ; vol. II , pag. 54.(M. Adanson.)
* CADENAT, f. m. est une especede petite ferrure qui sert à fermer lesmalles, les cossres-forts, les cassettes»&c. II y en a de dift’érentes figures &de méchanisine différent : mais on peutles renfermer tous fous trois classes, &dire que les uns font à ferrure, les au-tres à rejfort, & les troisièmes à secret .Quant aux figures, il y en a dej longs,de ronds , d’ovales, en écusson , en cy-lindre, en triangle, en balustre, en cœur»
esc.
Les cadenats d’Allemagne ont toutesleurs pièces brafées.
CADENCE, f. f. Belles-Lettres. Cémot, dans le discours aratoire de lapoésie, signifie la marche harmonieusede la prose & des vers, qu’on appelléautrement nombre , & que les anciensnommoient pist>,i/.0ç- fc Nombre, Rvr-me e? Harmonie.
Quant à la prose, Aristote veut quefans être mesurée comme les vers, ellesoit cependant nombreuse ; & Cit'éroaexige que l’orateur prenne soin de con-tenter I’oreille > dont le jugement, dit—il, est si facile à révolter ,fuperbij]íimmaurium judicium. En effet, la plus bellepensée a bien de la peine à plaire , lorC.qu’elle est énoncée en termes durs & maïarrangés. Si l'oreille est agréablementflattée d’un discours doux & coulant,elle est choquée quand le nombre elfctrop court, mal soutenu, la chute troprapide ,• ce qui fait que le style haché,si fort à la mode aujourd'hui , ne pa-roît pas être le style convenable auxorateurs : au contraire, s’jl est traînant& languissant , il lasse l’oreille & ladégoûte. C’est donc en gardant un justemilieu entre ces deux défauts , qu’oadonnera au discours cette harmonie tou-jours nécessaire pour plaire, & quelque-fois pour persuader ; & tel est l’avanta-ge du style périodique & soutenu, com-me on peut s’en convaincre par la lectu-re de Cicéron.
Quant à la cadence des vers, elledépend dans la poésie grecque & latine,dn nombre & de l'entrelacement despieds on mesure périodique , qui en-trent dans 1» composition des vers, des