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Tome V. BI - CALZ.
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C A 6

ITiì inter sese magna vì brachìa tolltmt ,

la numerum , versantque tenuci for-cip e semant.

Georg. IV.

Dans d’autres cadences , un mot placé& comme jette à la fin, a beaucoup degrâce :

Vax quoque fer Iticos vttlgo exauditasilentes

Ingens. ' Georg. I.

Traité des Etudes, tome premier, page335 & suivantes. (G)

Cadence, en musque, est la termi-naison d'une phrase harmonique sur unrepos ou fur un accord parfait, ou pourparler plus généralement, c’est tout pas-sage d’un accord dissonant à un autre ac-cord quelconque ; car on ne peut jamaissortir d’un accord dissonant que par unecadence. Or comme toute phrase harmo-nique est nécessairement liée par desdissonances exprimées ou fous-enten-dues , il s’ensuit que toute l'harmonien’est proprement qu’une suite de ca-dences.

Ce qu’on appelle atfe de cadence résul-te toujours de deux sons Fondamentaux,dontl’un annonce la cadence, & l’autrela termine.

Comme il n’y a point de dissonancefans cadence, il n’y a point non plus decadence fans dissonance exprimée oufous - entendue ; car pour faire sentiragréablement le repos, il faut qu’il soitprécédé de quelque chose qui le fassedesirer , & ce quelque chose ne peutêtre que !a dissonance : autrement lesdeux accords étant également parfaits,on pourroit fe reposer fnr !e premier ;le second ne s’annonceroit point, & neferoit pas nécessaire : l’accord formé furie premier son d'une cadence, doit donctoujours être dissonant. A l’égard du se-cond , il peut être confonant ou disso-nant, selon qn’on veut établir ou élu-der le repos. S’il est confonant, la cadenceest pleine : s’il est dissonant, c’est une ca-dence évitée.

On compte ordinairement quatre es-pèces de cadence : lavoir , cadence par -Tome F. Part. II.

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f itte , cadence interrompue, cadence rom-pue , & cadence irrégulìere. Ce font lesnoms que leur a donné M. Rameau.

ï. Toutes les fois qu’après un accordd c septième, la balle fondamentale des-cend de quinte sur un accord parfait,c'eit une cadence parfaite pleine , quiprocede toujours d’une dominante à unetonique : mais fi !a cadence est évitéepar une dissonance ajoutée d la secondenote , elle peut se faire derechef succette seconde note, & se continuer au-tant qu’on veut en montant de quarte,on descendant de quinte fur toutes leîcordes du ton , & cela forme une suc-cession de cadences parfaites évitées.Dans cette succession qui est la plus par-faite de toutes, deux sons, savoir laseptième & la quinte , descendent surla tierce <& sur l’octave de l’accord sui-vant , tandis que deux autres sons, sa-voir la tierce L l'octave , restent pourfaire la septième & la quinte , & descen-dent ensuite alternativement avec lesdeux autres : ainsi une telle successiondonue une harmonie descendante : ellene doit jamais s’arrêter qu’à une domi-nante pour tomber ensuite par cadencepleine sur la tonique. Vc>yez planche I, demusique, sig. 1 .

». Si la basse fondamentale descendseulement de tierce, au lieu de descen-dre de quinte après un accord de sep-tième , la cadence s’appelle interrompue ;celie-ci ne peut jamais être pleine : maisil faut nécessairement que la secondenote de cette cadence porte un antreaccord de septième : on peut de tnéniecontinuer à descendre par tierce oumonter par sixtes, d’accords de septièmeeu accords de septième , ce qui Fait uneseconde succession de cadences évitées ,mais bien moins parfaite que la précé-dente j car la septième qui se sauve icisur la tierce dans la cadence parfaite ,se fauve ici fur i’octave, ce qui faitmoins d’harmonie , & fait même soiis-entendre deux octaves ; de forte quepour les éviter, on retranche ordinaire-ment la dissonance, où l’on renverse l’har-monie.

Puisque la cadence interrompue nepeut jamais être pleine , il s’ensuicqii’nne phrase ne peut finir par elle ,mais il faut recourir ò la cadence par-Yy