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ilans l’articlc précédent en est la capitale.(Z).G.)
CAERNARVAN , Géographie , villed’Angleterre, dans le pays de Galles,fur leMenay, capitale du Caernarvanf-hire.
CMSALPINA , f. F. Ho t an. , genrede plante, dont le nom a été dérivé decelui d’André Cœfalpin , médecin dupap e Clément VIII, la fleur des plantesde c,e genre est monopétale, faite enforme de masque , irrégnliere, & diviséeen quatre parties inégales : celle du des-sus est la plus grande, elle est creusée enforme de cuilliere : il s’éleve du fondde la fleur un pistil entouré d’étamiuesrecourbées. Ce pistil devient unesiliqueremplie de semences oblongues.Plumier,Nova plant. amer. gener. V. Plante,
CO
On ne lui attribue aucune propriétémédecinale.
* CAFÉ, f. m. Botanique. Depuisenviron soixante ans, disoit Mr. deJaffieu en 1715, que le café est connu enEurope, tant de gens en ont écrit fansconnoître son origine , que si l’on entre-prenait d’en donner une histoire sur lesrelations qu’on nous en a laissées, lenombre des erreurs seroií si grand, qu’unseul mémoire ne suffiroit pas pour lesrapporter toutes.
Ce que nous en allons dire est tiréd’un mémoire contenu dans le recueil det Académie des Sciences , année 1713. Cemémoire est de M. de Julíìeu ; le nomáe fauteur suffit pour garantir les faits.E’Europe , dit M. dejuffieu, à f obliga-tion de la culture de cet arbre aux foinsdes Hollandais, qui de Moka l’ont portéà Batavia, & de Batavia au jardind’Amsterdam. La France en est redevableau zele de M. de Relions, lieutenant gé-néral de l’artillerie , & amateur de la bo-tanique , qui fe priva en faveur du jardindu roi, d’un jeune pied de cet arbre qu’ilavoit fait venir de Hollande. II est main-tenant assez commun , & on lui voitdonner successivement des fleurs & desfruits.
Cet arbre dans l’étatoù il étoitau jar-din du roi, lorsque M. de Juífieu fit sonmémoire, avoit cinq pieds de hauteurL la grosseur d’un pouce; il donne desferanches qui sortent d’sspace en espace
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de toute la longueur de son tronc, tou-jours opposées deux à deux, & rangéesde maniéré qu’une paire croise l’autre.Elies font souples , arrondies, noueusespar intervalles, couvertes atiffi-bien quele tronc, d’une écorce blanchâtre fortfine, qui segerse en se desséchant : leurbois est un peu dur & douqâtre au goût;les branches inférieures font ordinai-rement simples , & s’étemlent plushorizontalement que les supérieures quiterminent !e tronc, lesquelles font di-visées en d’autres plus menues qui par-tent des aisselles des feuilles, & gardentle même ordre que celles du tronc. Lesunes & les antres font chargées en touttemps de feuilles entieres, fans dente-lures ni crenelures dans leur contour,aiguës par leurs deux bouts, opposéesdeux à deux , qui sortent des nœudsdes branches, & ressemblent aux feuillesdu laurier ordinaire; avec cette diffé-rence qu’elies font moins feches & moinsépaisses, ordinairement plus larges, pluspointues dans leur extrémité, qui sou-vent s’inclìne de côté; qu’elles fontd’un beau verd gri & luisant en-dessus,verd pâle en-dessous, L verd jaunâtredans celles qui font naissantes, qu’ellesfont ondées par les bords , ce qui vientpeut-être de la culture , &qu’enfin leurgoût n’est point aromatique, L 11etient que de fherbe. Les plus grandesde ses feuilles ont deux pouces environdans le fort de leur largeur, fur quatre àcinq pouces de longueur ; leurs queuesfont fort courtes. De faisselle de la piu-part des feuilles naissent des fleurs j u F-qu’au nombre de cinq , soutenues par unpédicule court; elles font toutes blan-ches, d’une feule piece, à peu près dnvolume & de la figure de celles dujasmin d’Espagne; excepté queletuvanen est plus court, & que les découpuresen font plus étroites, & font accompa-gnées de cinq étamines blanches à som-mets jaunâtres, au lieu qu’il n’y en aque deux dans-nos jasmins : ces étaminesdébordent le tuyau de leurs fleurs, &entourent un style fourchu qui surmontef embryon 011 pistil placé dans le fondd’un calice vert à quatre pointes , deuxgrandes & deux petites, disposées alter-iHâtivement. Ces fleurs passent fort vite ,& ont une odeur douce Si agréable.