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Tome V. BI - CALZ.
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fe soir pour la prendre le lendemain.O-)

CAILLER , v. n. p. Chymìe. Cailler& coaguler sont mots synonymes ; ce-pendant Cailler ne fe dit ordinairementque du sang & du lait , & plus par-ticulièrement du lait. On ne peut direen parlant d’autres liqueurs, qu’ellesfe caillent , uu qu’on les fait cailler ;on se sert alors du terme de coaguler.On peut en parlant du sang, se servirégalement du terme de coaguler, & decelui de cailler : mais en parlant du lait,cailler est un terme plus propre que coa-guler, soit que cela se fasse par la cha-leur , par la présure, Ue. Voyez Lait-pris fô 1 Petit-i.ait.

On dit a u lu quelquefois en Chymìe,en parlant du changement qui arriveà certaines dissolutions , qu'elles fecaillent, comme il arrive à la dissolu-tion d'argent faite par l’acide du nitre,qui fe caille lorsqu’on y ajoute de l’acidedu sel marin , & il s’y fait un précipitéen caillé blanc, (JL)

CAILLÉ , f. m. qui ne doit être em-ployé , proprement parlant, que poursignifier d u lait caillé. On dit aussi auparticipe passif, caillé, lait caillé,sangcaillé. De - Là vient le mot cailkbotte, lait caillé en petites masses. VoyezLait.

CAILLETTE, f. f. partie du veau oùse trouve la présure à cailler le lait. Lacaillette est le dernier estomac deces ani-maux : les animaux ruininans ont qua-tre estomacs différents ; savoir la panse,le reseau , le feuillet, & la caillette. V.Rumination. { M )

CAILLIQUE, poisson de mer. VoyezHabengade.

CAILLOT , s. m. qui ne se dit que dusang caillé en petites masses.

CAILLOU , silex , Hijl. nat., ma-tière vitrifiable produite par l’argilie ,& analogue au fable vitrifiable, grès ,granit, &c. II y a des carrières decailloux où cette matière est disposéeen grandes masses & par couches; ily a ausiS dans différents pays des cail-loux en petite masse & répandus entrès-grande quantité, soit à la surface,soit à l’intérieur de la terre. Ainsi lamatière du caillou est une de celles quitombent le plus souvent sous les yeux,

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& qu’îl importe par conséquent de coo-noítre le mieux. Or pour la considérersous deux aspects, l’un relatif à l’iiifto.í-re naturelle , l’autre à la chymìe, nousai Ions commencer par le premier. Voicicomment M. dc Buffon -explique laformation du caillou , Hijl. nat. toute I.pc-gez 59 .

“ Je conquis, dit-il, que la terre,, dans le premier état étoit un globe ,„ ou plutôt une sphéroïde de matière„ vitrifiée de verre , fi l’on veut très-,, compacte , couverte d’une croûte lc--, gere & friable ; formé par les fco.„ ries de la matière en fusion d’une„ véritable pierre - ponce : k mouve-„ ment & l’agitation des eaux & de„ l’air brisèrent bientôt & réduisirent„ en pousiiere cette croûte de verre„ spongieuse , cette pierre-ponce qui„ étoit à la surface ; de-là les sables„ qui en «'unissant, produisirent en-„ suite les grès & le roc vif, ou ce qui„ est la même chose , les cailloux en,, grande masse , qui doivent auffi-„ bien que les cailloux en petite masse,„ leur dureté., leur couleur, ou leur„ transparence, & la variété de leurs„ accidents, anx différens degrés de5, pureté & à la finesse des grains de„ fable qu 1 font entrés dans leur compo-„ sitiou.

,, Ces mêmes fables, dont les parties,, constituantes «'unissent par le moyen,, d u feu , «'assimilent & deviennent„ un corps dur très-dense , & d’sntant-, plus transparent, que le sable est,, plus homogène ; exposés an contraire» long - tems à l’air, ils fe décompo-„ sent par la désunion & l’exfolia-,, tion des petites lames dont ils font„ formés , ils commencent à devenir,, terre; & c'est ainsi qu’iis ont pu,, former les glaises & les argilles.,, Cette pousiiere, tantôt d’un jaune„ brillant, tantôt semblable à des pai I—» lettes d’argent, dont on fe sert pour„ sécher Récriture , n’est autre chose„ qu’lin sable très-pur , en quelque fa-„ qon pourri , presque réduit en ses,, principes , & qui tend à une décom-» position parfaite; avec le tems ces,, paillettes se feroient atténuées K élu„ visées au point qu’elles n'auroient„ plus eu assez d'épaisserr & de fur-B b b 4