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ifttìllss de ht te^re un feu assez violentfour vitrifier , à l'exception des volcansqui jettent des flammes, (fi dont le feu des-tructif u'eft qu'accidentel (fi incapable deproduire aucun éire , (fi que d'ailleurs lanature es lente datis toutes ses opérations :«i'oii l'on voit que M. lie BufFon & M.Henckel ont été portés l'un & l’autre âcroire , par l’inspection r!u caillou , quec’étoit une matière donnée par le feu 5niais que M. Henckel ne s’est écarté decette idée, que parce qu'il ne rcncon-troit point dans les entrailles de la terrelin principe de vitrification ; ce que JVI.île Buffon lui accordera fort volontiers ,puil'qu’il remonte beaucoup plus loiupour trouver ce principe, & le déduittlu système général.
M. Zimmermann dit que si l'on vientà casser un caillou , 011 le trouvera feuil-ïété & tranchant à l’endroit où i! au:aété cassé : que les cailloux iont toujoursplus durs, plus purs & plus transpa-rents vers le milieu ou le centre , ce qu’ilappelle le grain intérieur, qu'à l’envelop-pe , de maniéré que ce grain central sedistingue toujours des autres parties en-vironnantes , qui font plus molles &moins compactes j qu’il a rencontré dansplusieurs cailloux deux , trois, &mémedavantage de ces grains ou centre à côtéles uns des antres , & séparés seulementpar la partie molle & rare dû caillou ;de sorte qu’nn grand caillou à plusieursgrains lui parut être un assemblage decailloux petits , Fondus ensemble , &réunis de quelque façon que ce Fût : quequand on polit les cailloux , ils devien-nent transparens ; mais qu’ils le devien-nent encore plus , quand on n’en politque les grains : que s’étant informé deslapidaires s’il étoit vrai, ainsi qn’on ledisoit, & qu’Henckel conseiîloit de lerechercher, que le caillou contient duervisai, ils avoient varié dans leurs rap-ports , les uns l'assurant, les autres leniant, mais tous convenant de ce qu’ilvient de dire fur le grain intérieur , &s’nccordant à le regarder comme pinscristallin que le reste du caillou : qu’ils’ensuit de-là que puisque le caillou esttransparent & pur, il faut qu’il ait étédans son principe fous une forme liquide,par la transparence suppose un ordre ,tin arrangement & uue torte de symmé-
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trie dans les parties , qu’on ne peuttrouver que dans un fluide : que le cail-lou étant gersé & plein de crevasses, ilest clair que la matière en est aigre ,qualité qui vient apparemment d’unecondensation subite , comme on le re-marque aux larmes de verre qu’on éteintdansl'ean , & à tous les verres qui se re-froidissent subitement j ce qui rend enmême temps le grain intérieur pins clair& pins compact que l’enveloppe , parcequ’il n’a pas été saisi & condensé itpromptement : que si les cailloux font sipetits , c’est une preuve nouvelle de lapromptitude du refroidissement & de lacondensation qui a occasionné Peffrac-tion ; en un mot que nous pouvons tenirpour certain i°. que le caillou a été origi-nairement liquide ; î°. qu’il a été saisi& condensé subitement ; d’où i! suit,selon lui , que s’il n’eút pas été inter-rompu dans fa Formation , il seroit de-venu un corps plus pur & plus parfait;que la cause de ce saisissement & de cettecondensation subite a été tout-à-fait ac-cidentelle, hors de f ordre commun &extraordinaire; & que c’est-là ce quinous rend obscure la formation des cail-loux. Ainsi parient deux grands observa-teurs de la nature ; & quelle preuve M.de Buffon n’en suroît - il pas tirée en fa-veur de son système du momie, si ces au-torités lui avoient été connues?
Voilà ce queles naturalistes pensent ducaillou: voici maintenant le sentimentdes chimistes sur ia même substance. Lecaillou est unepierre qui est dans la cl assitdes terres ou pierres vitrifiables ; nonpas qu’il se vitrifie tout seul & sans ad-dition, mais i! faut pour cela qu’il soitmêlé avec suffisante quantité de sel alka-li. V. l'art, Chrystal factice. Ufides caractères distinctiss du caillou , estde faire feu lorí'qu’il est frappé avec l’a-cier. M. Cramer dit que si on regardeavec le microscope les étincelles quel’acier en fait partir , on les trouveratout - à - fait semblables à des scories defer mêlées d'1111 peu de ce métal & decaillou vitrifié. O11 trouve par l'examendu feu , de la différence entre les cail-loux: il y en a qui n’entrent que très-difficilcmcnt en fusion an feu de rever-bere , tandis que ri’autres se fondent as-sez facilement ; mais ce n’est jamais que