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Tome V. BI - CALZ.
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jisr l’addition de pies nu de moins de selalkali. Cependant M. Henkel parle dansfes opuscules minéralogiques , d’nng es-pece de caillou qui lui fut envoyé, quientroit en fusion fans aucune addition ,& formoit en fondant une m aise noire.II assure la même chose d’une sorte depierre à fusil qui se trouve , quoiquerarement, dansdes couches de terre ar-gilleuse près de Waldembourg. Le sa-ble ne doit être regardé que comme unamas de petits cailloux, aussi en a-t-iltoutes les propriétés. Voyez l'articleAcier.

Les cailloux ont bien des formes &couleurs différentes ; les blancs font re-gardés comme les meilleurs dans l'usagede la verrerie. Les taehes ou veines rou-ges qu’on y remarque, ne font autre cho-se que du fer qui s’y est attaché extérieu-rement ; mais lorfqu’on veut les em-ployer dans fart de la verrerie , il fautavoir foin d’en séparer la partie métalli-que , de peur qu’elle ne donne une cou-leur au verre.

M. Henckel dit avoir trouvé des cail-loux de rivière qui devenoient plus pe-sants au feu, fur quoi son commentateurremarque que si le fait étoit bien prouvé,ce seroit un triomphe pour ceux qui ,comme Boyle , pensent que les particu-les ignées ont du poids , & doivent parconséquent augmenter celui des corpsoù elles entrent.

Bêcher se vante d’avoir réduit lescailloux en une substance grasse, hui-4 »use Sc tmicilaginettse, semblable à dela gelée , & qui pouvoit se pétrir commede la cire , en le faisant rougir au feu ,& en en faisant ['extinction dans l’ean.Le même [auteur prétend tirer de cetteliqueur un sel verd & une huile rou-geâtre, qui a, selon lui , la propriétéde précipiter le mercure , & de le fixeren partie beaucoup mieux que ne peutfaire l'huilc de vitriol. Mais ces grandespromesses ont bien l’air d’ètre du genremerveilleux de celles que tous les alchi-mistes affectent de faire, fans jamais lestenir.

Si on mêle deux ou trois parties desel de tartre avec une partie de cailloubien pulvérisé ; qu’on mette ce mélangedans une cornue tubuiée toute rouge ,il se fait une effervescence très - considé-

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rable , L il passe rt la distillation tm es-prit acide d’une odeur sulpluireufe ;c’est ce qu’on appelle iijtior JiUcum , ouliqueur dc caillou : les alchimistes lui ontattribué des vertus tout extraordinaires,& l’orit même regardée comme le vraialkahcst ou dissolvant universel. Glan-ber va plus loin, & dit qu’en y met-tant en digestion des métaux dissous,il te formera des végétations métalli-ques.

M. Lémery donne une autre maniéréde faire i cliquer Jìlicum ; c’est de mêlerquatre onces de cailloux calcinés & ré-duits en une poudre impalpable, avec24 onces de cendre gravelée; de vitri-fier ce mélange dans un creuset ; & lors-que la vitrification est faite, de mettrece verre à !a fraîcheur de la cave , où ilse résout en eau. Si on mêle à cette eauune dose égale de quelque acide corro-sif, il se formera une espece de pierre.

C—) , f ,

Quoique cet article soit deja fort Eten-du , nous croyons devoir encore ajoutertes observations de fauteur du Diction-naire des FoJJÌles, qui développe avecnetteté ia nature, les genres Sc les espa-ces des cailloux.

La plupart des cailloux font raboteuxà I’extérieur , plus ou moins arrondis ,& composés d’unc terre de la nature dufable : fous cette écorce grossière on ap-perqoit un grain plus fin L des couleursplus vives. La matière qui les compose ,est compacte , comme du verre , sansparties qu'on puisse discerner à l’ceil.Tous les cailloux sont vitrefcibles, tonsétant Frappés avec l'acicr produisent dufeu. Ceux qui sont dc l’efpecc la plusfine, prennent un beau poliment & del’éclat. Avant que de les vitrifier 011 lesfait calciner à blancheur , ce qui les faitgerfer. II faut un feu violent pour lesmettre en fusion. Ils augmentent enpoids par la cal.cination. On trouve sou-vent des lits àecaiiloux, ou des couchestrès-étendues dans le sein de la terre : ilsfont quelquefois confondus ou mêlésavec le fable, le gravier ou la terre.Jamais la matière des vrais cailloux nes’étend pour former des bancs de ro-ches suivis, comme les autres pierres.Quelquefois ils font enfermés , il estvrai, dans quelques bancs de pierre