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Tome V. BI - CALZ.
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ni solubles dans Peau , formés en massesdétachées, composés d’une matière cryf-talline avilie & obscurcie par l’additiond’une matière terrestre assez homogène ;en Anglois fiìnt. 11 distingue ces caillouxdes pierres qu’il notntne homochroa , &de celles qu’i i appelle c alcali, pebbìes.Mais dans la nature ces genres paroissentrentrer les uns dans les autres, & lacroûte qui distingue les calculs est assezsouvént accidentelle. Hifl ory offojjtls,by Joh. Hili. page 505 , 54a, in -fol.Londres , 1748.

M. d’Argenville.dans fa nouvelle Mé-thode desfojjìks , met parmi les caillouxun grand nombre de pierres qui peu-vent auffi appartenir à d’autres classes.Oryciolog. Fart. I , pag. 53-55 N205.

M. de Buffon, toujours Fécond en hy-pothèses, cherche à expliquer la forma-tion des cailloux. Son hypothèse est très-henreusement exprimée; mais que desupposition ne fait-il pas , dont l’incerti-tude rend aussi tous ses raisonnementsfort incertains ? Je ne vois pas mêmequ’il soit nécessaire, pour recevoir laformation des cailloux , de supposer quele globe , dans son premier état, ait étéun sphéroïde de matières vitrifiées, fortcompactes, couvertes d’une croûte lé-gere, de scories friables. L’agitation dePair & le mouvement dc l’eau brilérentcette croûte de pierre-pnnee, & la ré-duisant en pondre, produisirent, seloncet auteur, les sables qui en s’unissautsonnèrent les rocs vifs & les pierres engrandes masses: ton tes ces pierres,commeles cailloux en petite masse, doivent leurdureté, leurs couleurs, ou leur transpa-rence & la variété de leurs accidents ,aux degrés de pureté , 011 à ia finesse desgrains de fable qui font entrés dans leurcomposition primitive. I.e verre seroitainsi la terre élémentaire : tons les mix-tes ne seroient qu’un verre dégnisé.Com-bien cependant de matières calcaires,apyres 011 réfractaires, qui 11’ont aucuneanalogie avec le verre ?.On ne voit pasnon pins quel rapport il y a entre lesrocs de tant d’espeees & les cailloux,ni pour la forme , ni pour la matièreintégrante , ni pour la composition. Sice globe a subi une révolution autrefois;si de ces débris un nouveau inonde s’eíi

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formé, te! que nous le voyons, c*eflplutôt par l’eau qu’il a été détruit. Par-tout nous découvrons en esset des tracesde submersion , rarement d’un incendie,ce qui est nue nouvelle preuve du délugeuniversel. Ces couches stratifiées, cesdépôts répandus par - tout ; les disposi-tions des montagnes &leurs contextures;ces angles saillants des chaînes, répon-dants à des angles saillants opposés ; cescorps marins ensevelis par-tout, à toutessortes de profondeurs , ce mélange detoutes fortes de terres , semblent bienplutôt annoncer une inondation qn’unincendie universel. Mais c'en est assez,l’histoire naturelle demande des faits &des observations, bien plus que des hy-pothèses & des romans. Rassemblons cesfaits, & dans un millier d’années onessayera de bâtir des hypothèses avecmoins d’incertitude.

Pott, moins éloquent, fi vous voulezmoins ingénieux à orner des hypothèses,a mieux développé la nature des cail-loux dans fa Lithogéognojic.

II établit quatre efpeces générales deterres, qui composent autant d’espeeesde pierres: les terres alkalines ou cal-caires ; les terres gypieuses; les terresargiileuses; enfin les terres vitrifiasses,d’on naissent les cailloux & le fable.

Les caractères de ces terres qui for-ment les cailloux, font de ne se laisserdissoudre par aucun acide , exposées aisfeu de calcination, de ne devenir nichaux, ni plâtre; de se changer en verr»,à un fen suffisant, avec une addition mé-diocre d’alkali ; enfin ’de faire feu dansleur état naturel, en masse , étant frap-pées avec l’aeier. íî y a de ees terres quifont même fusibles au feu fans addition,fi le feu est violent, telles que quelqueslimons, les argilles, de même que lescailloux qui en font formés. II y a autlìdes ardoises fusibles: la pierre de touche,la pierre-ponee. quelques pierres pré-cieuses comme l’hyacinte, les grenats &d’autres !e font de même fans addition ,avec certaines précautions, li y a unspath fusible , comme un spath alkalin& calcaire : celui-là est de la nature descailloux, de même que les quartz. Sou-vent la matière colorante de ees cail-loux est assez volatile au feu pour frdissiper. La fusibilité de tous les taïUmx*