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arec ('addition des alkalis , est le fonde-ment de sart important de la verrerie,appliqué de tant de maniérés, à tantd’inventions curieuses. Voyez le Traitéde la Verrerie de Kunckel & Meffer , &le traité allemand Kunstuni JVerckscku-le,ou VEcole de l’Art & des opérations. Ony trouvera les préparations pour avoirdes verres, par la fuiìon des sables &des cailloux, de toutes les especes & tou-tes les opérations connues de cet art fiutile. II résulte des expériences de Pottqu’il n’y a aucune différence entre lesverres vitrifiables ordinaires & les cail-loux qui en font formés , ni dans la fu-sion des mélanges, ni dans la couleur desproduits : feulement ceux des caillouxfont plus blancs : ceux du fable le fontun peu moins : les pierres à fusil & lecryísal de roche prennent, dans la fu-sion, une couleur tirant un peu fur leverd. On peut voir dans Pott 1 teffet del'addition des sels dans la fusion descailloux ; & ceux qui résultent des mé-langes des diverses sortes de terre avecle fable & le caillou. Voyez M. de Buf-fon , Hifl. nat. tome 1. & Pott, litb.tome I. chap. 4 . (B. C.)
Les anciens avoient différentes fortesde cailloux. II y en avoit à Athènes depercés & d’entiers, de noirs & de blancs.Ceux qui étoient percésou noirs, étoientune marque de condamnation j an lieu'que íes autres annonçoient que l’on ren-voyois absous. Certains prétendent queces cailloux , qu’on appelloit encoremieux osselets , étoient faits d’os deporc.
M. le comte de Caylus présente plu-sieurs cailloux dans son Recueil A’anti-quités. Ils me paroiffent, dit ce célébréantiquaire , de la mème efpece que ceuxqui roulent dans le Rhône.II est d’autantplus aisé de les reconnoître , qu’ils fontpeutravaillés,& qu’ils ont été employés,si peu de chose près, comme on les a ti-rés de ce fleuve, 011 des campagnes voi-sines. Mais à quel dessein sont-ils char-gés d’infcriptions en relief, écrites enlettres majuscules grecques ou latines ìM. le comte de Caylus convient qu’ilii’apu découvrir l’objet de ce travail,ni la raison du choix de cette matière.Si l’on n’avoit trouvé qu’un on deux de«es marceaux, on auroitpu les regarder
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comme I’effet d’une famille, dont on 11 echerchoit point à rendre compte. Maisle genre des matières qui y font écrites,joint an grand noinbre que l’on en trou-ve , oblige de penser différemment, &de les regarder comme des opérationsavouées & publiques, d’autant plus quel’on n’écrit point fans un objet d’utilitéou de nécellité fur les deux faces d’uncaillou , douze lignes d’scritnre , conte-nant une loi de l’empereur Valentinien.Ou doit ajouter à ces réflexions, qu’íiparoît qu’on ne trouve que dans ìa Gau-le , les monuments de ce genre, & qu’iisy ont été en usage pendant le cours deplusieurs siécles.
Nous ne nous arrêterons qu’à un seulde ces cailloux , qne présente Mr. lecomte de Caylus. C’eJt celui qui porte'une inscription grecque , au milieu delaquelle on voit une petite barqueà cinqrames, & du même travail que les let-tres, c’est-à-dire, de relief. Ce caillouparoît avoir été travaillé â Marseille,dans untems très-reculé. Voici les rai-sons qui le persuadent.
On lit distinctement au haut de lapierre M A22I ; ce qui designe fans dou-te MeJJiìia , Marseille. A la droite de îabarque, on lit4>fì ; & au-deffous de cesdeux lettres on a placé un K- Or, celane peut signifier que 4ÍIKAEÍIN. C’eílle nom de Phocée,ville d’Ionie,donttoutle monde fait que Marseille étoit unecolonie. A la gauche de la barque oude la galere font des caractères effacéspar le tems. M. le comte de Caylus soup-çonne qu’ils expriment le mot 1EPA ,parcc qu’on voit au-dessous de h bar-que AX’YA- AYT qui 11 e peuvent êtreque l’abrégé de ces deux mots ASYAOSTAYT0NÓM02. Ainsi, suivant cetteinscription , Marseille, colonie des Pho-céens , seroit nommée sacrée, inviolable ,autonome ou gouvernée par ses propresloix. Cette derniere qualité lui ennve-noit fans doute; mais les deux premieresne se voient sur aucune de ses médailles,ni dans aucun auteur. í> ne pent êtreici qu’un caillou gravé par lin particulier,qui a voulu prêter à fa patrie ces épi-thètes honorables; enforte que ce mo-nument ne peut établir aucune préten-tion authentique. Cependant Pantiquitéde ce caillou est indubitable , L les cs-