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Tome V. BI - CALZ.
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CAÏ

îôtt Ffere offroit la graisse oti îe lait deson troupeau , il eut le chagrin de voirque Dieu agréoit les offrandes d’Abel,& ne témoígnoit que de l’imlifterencepour les siennes. Cette préférence excitadans lui un sentiment de jalousie qui lechangea en haine , & le porta à tuerAbel, l’an du monde 130. Dieu le mau-dit pour ce crime , & le condamna à êtrevagabond sur la terre. Caïn le retira àl’oricnt d’Eden dans le pays de Nod , oùil eut un Iris nommé llenoc , & bâtit uneville qu'jì appella Henochie , du nom deson fils, 11 fut tué par mégarde , à ceque l’on croit , à la chasse > pass La-ntech un de ses petits-fils. L’hiltorienJosephe nous apprend que Caïn mena laVie d'un brigand , qn’il se mita la tèted’une troupe de voleurs, & commit tou-tes fortes de désordres & de violencesqu’il corrompit la droiture des hommesqu’il introduisit la fraude & la tromperiedans le monde.

CAIKAN , Bift. sainte , fils d’Enoc ,naquit l’ar. du monde 326, fut pere deMalaléeì à l’àge de 70 ans, & mourutâgé de 910 ans. C’est tout ce qu’on enfait.

Saint Lite parle d’un autre Ceïnan,fils de Salé , pore d’Arphaxad, fur le-quel lis savans ne s’accordent pas.

CAÍNITES ou CAIANIENS, f. m.pi. Hist. tecks , nom d’anciens héréti-ques qu, rendoient un honneur extraor-dinairèaux personnes que ['écriture nousreprésente comme Jes plus méchants detous les hommes. Ils ont été ainsi ap-pelles de CViííJ, qu’iis reg'Srdoieìlt commeleur pere. C’étoít une branche de Gnos-tiques,qui íoutenoient des erreurs mons-trueuses. Ils prétendaient que Caïn &tnêine Elavr , Lot & ceux de Sodome,étalent nés d’une vertu céleste très-pu li-sante , & qu’Abe! a u contraire étoit néd’uilc vertu fort inférieure à la premiere.Ils associoient â Caïn & auX autres dumême ordre, Judas, qui avoit eu , se-lon eux , une grande coílnoissance detoutes choses ; & ils en faisaient tiné sigrande estime, qu’ils avoíent un ouvragefous soir nom , intitulé Yévangile de Jn-das. S. Epiphane a rapporté & réfuté enmémeteins leurs erreurs, dont les prin-cipales étoient. que 1’ancienne loi n’étoitpas bonne, & qn’il 11’y auroit.peint deTome F. Partie 11 .

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résurrection, Ils exhortaient les hommesà détruire les ouvrages du créateur, &à commettre toutes fortes de crimes ,persuadés que les mauvaises actions con-duiíbient au salut, sis invoquoient même1 les anges à chaque crime qu'ils commet-toient , parce qu’ils croyoient qu >1 Vavoit un ange qui assìstoit à chaque péché& à chaque action honteuse, & qui aidoiîà la faire. Enfin ils faisoient consister laisouveraine perfection à dépouiller telle-ment toute honte L tous remords, qu’oncommit publiquement les actions les plusbrutales. Ils erroient auffi fur le baptê-me, comme il paroît par Tertullien; &la plupart de leurs opinions étoient con-tenues dans un Uvre qu’ils avoíent com-posé sous le titre d‘ ascension de saint Paul toù, fous prétexte des révélations faites àcet apôtre dans Ion ravissement au ciel,ils débitaient leurs impiétés & leursblasphèmes: Dupin ,biblìotb. des auteurseccles tomeII. Fleury, hist. eccles. tomeI. liv. iij. (G)

CAINÍTO , sub. m. Bot. , genre dsplante à fleur monopétale , en clochéouverte & découpée. II s’éleve du calicsun pistil qui devient dans la fuite 11afruit mou, charnu, rond, ou de In formed'nil olive , contenant un ou plusieursnoyaux qui renferment chacun uneamande. Plum. nova fiant. «mer. gen.Foy. Puante. Cl)

CAÏNSHAM ou HEVNSHAM, Géog. tville d’Angleterre, au comté de Sommer-set,fur une petite rivière qui se jette dansl’A voi). On lui donne vulgairement l’épi-thete de snoaki (pleine de fumée), â cau-se de l’air nébuleux que l’on y respire.( D. G.)

CAJPA - SCHORA , f. f. Hist. ««t;botanique , espece de calebasse ainsi nom-mée au Malabar , & fort bien gravéeavec la plupârt de ses détails, par Vau-Rlieedê, dans fou Hortus Muîaharicus ,vol. FUI , pi. F, page y. Lvs Bramesrappellent ùhlivo dodi , les Portugaisbobóra cáSàbaffìn 5 les Hollandais JleSappaten. J. Commelin , dans ses noteslui donne le nom de colocvnthis pyrifor*mis .feu peso anìarus. C. B a u h. pin./èi#4. liv. FUI.

Elle est annuelle, & s’éleve à la b au-teur de vingt pieds environ , s’attachanîC 6 s