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flimer ; c’est - à - dire, s’attenclrir & sedégraisser pour pouvoir être passées enJiiiile.
Les peaux de mouton , de veau &de cbevre , après avoir été travailléesde riviere , c’est - à - dire, ramollies parle moyen de l’ean , tomme il a étéexpliqué, sont en état d être effleurées;ce qui se fait enlevant la fleur ou super-ficie du cuir tout le long de ìa peau ,d u coté où étoit la laine ou le poil ,pour la rendre plus douce & plus mol-lette. L’effleurage se fait avec un in-strument d’acier tranchant qui a deuxpoignées de bois ; les chamoiseurs lanomment couteau a effleurer ou couteaude riviere.
Après avoir effleuré les peaux , onles rnet avec de l’eau dans un baquetoù elles trempent pendant quelque tems ;on les foule dans ce baquet avec des pi-lons qui font formés chacun d’une pe-tite masse de bois , L d’nn manche dequatre pieds de long ; on les tord en-suite pour en exprimer l’eau. Si lespeaux sont bien travaillées de riviere ,l’eau en sortira claire & limpide , &c’est ainfi qu’elle doit être : fi deux outrois f-iqons de fleur & de chair nesuffisoient pas pour les bien nettoyer& assouplir , on en donneroit encoredavantage.
Après avoir effleuré , on ècharne en-core les peaux si cela est nécessaire ,& que le travail de riviere n’ait pasemporté tout ce qu’il y a de charnu& d’inutile fur le coté opposé à lafleur.
Les peaux qui ont été vingt-quatreheures dans l’eau , & qui font bienfoulées L ramollies ; se mettent enconfit, c’est - à-dire , dans un baquetd’eau où l’on ajoute un peu de fou,pour s’aigrir & faire fermenter lapeau.
Le confit, dans l'art du chamoiseur ,ne sert qti’à préparer le travail du mou-lin : la peau , déja tm peu attendrie,en est plus disposée à recevoir aisémentrhuíle qui doit s’y introduire & la pé-nétrer , mais si la saison est chaude , &que l’on ait , pour le travail, une eaudouce & muciíagínense qui abatte beau-coup les peaux, c’est-à-dire , qui lestravaille & les pénétré faeilement , on
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peut se passer totalement du confit, &le moulin peut y suppléer. Ainsi il y ades peaux qu’on se contente , en été ,de passer dans l’cau de son , & qu’onen retire tout de fuite. On jette quelquespoignées de son dans un baquet d’eau ;on y met une cinquantaine de peaux ; on,jette encore un p::u de son par-dessus :on les remue ; on les retourne ; on lesmanie dans cette eau de son pendant deuxà trois minutes, & on les retire pourfaire place à d'autres.
Après que les peaux ont reçu le confit,on les fait bien tordre fur la perche avecun morceau de bois ou de fer que l’onappelle bille, pour en faire sortir toutel’eau , la chaux & la gomme qui peuventêtre dedans.-Dans cet état, on les en-' voye au moulin avec !a quantité d’huile' nécessaire ponr les faire fouler : la meil-leure huile est celle qv i se retire de lamorue: les huiles végétales ne font pasbonnes pour cette opération.
Le confit ayant un peu attendri lespeaux , & le moulin les ayant assou-plies, elles sont en état de recevoir lapremiere huile. On jette fur la tableune foulée, qui est de douze douzainesde peaux de mouton ; on les prendtoutes séparément, on les secoue; &lesétendant Tune sor l’autre sor la table ,on trempe les doigts dans souille , & onles secoue sur la peau en différens en-droits , de maniéré qu’il y ait asseZd’huile pour humecter légèrement toutela surface de la peau , L ensuite on laplie dans fa largeur en quatre doubles,en lui laissant tonte fa longueur. C’estsor la fleur qu’il faut donner de l’hnisoautant qu’il est possible ; car comme lafleur est plus susceptible d’être surprisepar le vent , il est plus essentiel de latenir tranquille pàr le moyen de l'hujlequi garantit la surface. La table qui sertà mettre en huile, doit avoir un rebordpour empêcher que l’huile ne coule &ne se perde.
A mesure que la peau a reçu l’huife ,l’onvrier la jette sur son poignet gauche }lorsqu’il y en a trois oú quâtre , la sui-vante s’étend fur le poignet de maniéréà embrasser & à couvrir là main avec lésquatre peaux q ni y sont dejà ; alors l’ou-vrier prenant de la main droite le basde la derniere peau , il le ramene en
avant»