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Tome septieme. CHA - CHR.
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avanf&par dessus la main, & avec luiles extrémités des quatre autres: il re-tire alors fa main gauche de dedans lespeaux, & il fait entrer à la place les ex-trémités bien tordues de toutes céspeaux; cela forme une pelote de la for-me & de la grosseur d’Une veille ordinai-re : on la jette dans la pile du moulinpour y être foulée, & ainsi de fuite ,jusqu’à ce que iacoupe du moulin , c’est-à-dire, la pile ou Y auge soit remplie, IIen faut ordinairement douze douzainespour former une foulée. II y a d’au-tres endroits où la coupe est de vingtdouzaines.

L.s peaiíx, mises en huile, fe mettant au moulin pour y être foulées & as-souplies pendant l'efpace de deux heu-res , plus ou nu ins. II y a des moulinsoù il y a jufqu’à quatre coupes. II y adeux maillets dans chaque coupe. Cesmaillets font taillés en dents à la surfacequi ('applique fur les peaux ; ce sont despiece: de bois très-fortes ou blocs àqueue. Une roue à eau fait tourner un ar-bre garni de canines ; ces camnes corres-pondent aux queues des maillets , les ac-crochent , les élèvent, s’en échappent,& I s laissent retomber dans la coupe.Voilà tonte la construction de ces mou-lins , qui diffèrent très-peu des moulinsàfoulon des drapiere.

konr fouler les peaux arrangées en vo-lutes , comme nous avons riit ci-destùs ,on les met dans la coupe ,& on les liessefous faction des pilons pqndant deuxheures ou envir >n.

Après le travail du moulin , i! faut re-tirer !es peaux de la coupe , & leitr don-ner un vent ou éveitt j pour cet effet, onles étend tontes , dans un pré, fur descordes à hauteur d’anpui ; on les y laisseun quart d’he'ure ou une demi. heure, sui-vant la température du teins ou le besoinde chaque peau. On ne les quitte pointde vue, on les ohferve avec soin , tantqu’eiles font étendues,' on Va de l’nneà i’autre les tirer , les manier, exami-ner ft elles ont ass z de vent, & les reri-rffr à mesure. Il est Suffi essentiel de leurdonner du vent, qu’il est dangereux deleur en donner trop.

Après avoir laissé lès peaux fur lescordes assez long tems pouf que Fhuileait agi fur leur tissu , & les ait pénétrées,Tome VIL Partis 1,

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on les remet dans la pile du moulin poury être encore foulées une heure ou deux,& on les reporte fur les cordes. Op donneainsi deux outrosi vents fur une huile ,ii cela est nécessaire , comme íì lespeaux font naturellement grasses ; au,contraire , si elles font feches & diffici-les à pénétrer, Oïl donnera deux huilesfur un vent, c’est-à-dire, ou’après qu’el-tes ont été mises en huile & foulées ,on les remet tout de fuite est huile fansles mettre au vent.

On donne ainsi jufqu’à 6, f otl 8vents à des peaux , & chaque fois on leSremet au foulon si cela est nécessaire; ilarrive souvent qit’on donne deux ou troisVents fur une huile , & quelquefois aníltdeux huiles fur un veut. C’cst pour ceïobjet qu’il faut toute ^expérience d’ustmoulinier intelligent.

Les cinq ou six vents dont on a parisfont mêlés de trois à quatre huiles , quel-quefois davantage , suivant le besoin de*peaux; à la pénultième, c'est-à-dire, àla quatrième huile , si l’on n’en vetlCdonner que cinq , la peau demande àse fe poser dans l’huiìe , pour avoir îetems de s’eit pénétrer L de s’unif, pen-dant une semaine au moins, plus long-tems même si on le peut. Il faut qu’elltímange son huile sur I repos, & alorselle le gonfle & fe pourrit par nu petitCommencement de fermentation. Mais ilfaut bien fe garder, dans cette circon-stance , de faire dés piles, ou d’entaílerles peaux les unes fur les autres; elle*s’échaufferoíent en peu de tem° , & d’au,.tant plus promptement, qu’elles font en?Core vertes, c’est-à-dire, qu’elles contien-nent encore une partie de lu substanceanimale , qui est toujoufs fort disposée àla fermentation,

Ceux qui font pressés & qui travail-lent on hyver, font quelquefois obligésd’employer l’étiíve pour frtiir las peaux ,quand elles font hors d’ eau, c’est-à-dire*que rhumidité les a abandonnées , &que î'h n île a déjà pris le dessus , & s’elÈétablie dans l’intérieur des peaux : uelles étoient trop vestes, elles ne pour-roient soutenir l'étuve; elles fe raccor-niroient , & ne pourroient plus re-prendre leur premiers souplesse. Ce*étuVes ne font autre chose qu’un en-droit bien clos, qui n’a qu’une petitzk