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Tome septieme. CHA - CHR.
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Ziq ÇH A

emploient le grain moucheté à faire dupain; comme les laboureurs savent parexpériencn que la moucheture est conta-gieuse, & qu’eile engendre le bled noir,jls ont foin de ne pas employer les grainsjnouchetés pour semence On aura peine àse persuader qn'une pouffireqni ne Rat-taché qu'an son, sans pénétrer dans l’inté-rieur du grain, soit contagieuse aï, pointd’afsecter d’une maladie tous les grains' ni en font imprégnés. Cela étoit connue plusieurs agriculteurs, & nié par d’au-tres; mais les expériences de M- Tillet nepermettent pas d'en douter : elles ont étéfaires & répétées à Trianqn fous ies yeuxffij roi, pour qui tous ces détails devien-nent importans quand ils intéressent unedenrée de premiere nécessité , d'où dé-pendent la santé & la vie de ses sujets.Par ces expériences, toutes les sortes depromens naturellement mouchetés ontproduit beaucoup d’épîs charboiinés, tan-dis que ceux qu’on a triés & choisis pourn’avoir pojnt de grains mouchetés, n’ontpoint produit de noir ; ces mêmes grainstriés & choisis ayant été ensuite barbouil-lés avec de la pouffiere, ont donné autantde nojr que les grains ìpouchptés natu-rellement; le mal a été encore plus sen-sible quand on a mêlé avec la terre de lapoudre tí’.épis chatbonnés, fefc. fisc.

• Je ne dois point cacher que Qinqnirévoque en doute l’effet contagieux quefy. sillet attribue , d’après Tull & pin-ceurs autres, à la pouffiere du charbon.Ce savant Italien a fait de son coté pin-ceurs expériences qui l’ont convaincuguç de bons grains n'ont donné a tien népi chqrbonné, quoiqu’ils aient été bar-bouillés de poussière avant d’êtrc char-ronnes ; d’autres fois de bons grainsçhoisis avec foin , & exemts de touterhoucheture, ont néanmoins produit dubled nojr en assez, grande quantité: d’où1> çonolud que la maladie du charbon pro-cédé d’.un vice intérieur de la feipence,Çms que la pouffiere prétendue conta-gieuse y ait aucune part, fi d’ailleurs lasemence est Ipjnne en etle-même. Cepep.flant, compie lés essais de AI. Tillet pn-poissent plus multipliés & faits avec ex ac-

f itudë , op rie peut rejeter entièrementes preuves de contagion, Mais ii faudrajiiffi accorder à Ginanj qué le charbonjept -M TÇ ni ï dpttzutkautrç çause que

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de la moucheture, puisque de, grain»qui en étoient pxempts, & qui a voientété choisis avec le plps grand scrupule jn’ont pas laissé que de porter des épi»charbounés: observation qui répand upgrand jour sur cette matière obscure.

M. Tull ayant pris quelques pieds debled, les ayant plantés dans un vase pleind’eau, & en ayant trouvé tous les grainsnoirs, crut conséquemment que cettemauvaise qualité venoit de l'bumidité deía terre ; mais il est généralement avouéque les lieux bas ne donnent pas plus degrains charbounés que les lieux hauts»& que le charbonnage se troupe, commela nielle, dans tous ses terreins & danstouteç les expositions- M. Duhamel &Ginani en conviennent également. D’au-ties regardent les fumiers comme la cau-se prochaine de cette ipaladie : mai» lesexpériences de M.Tillet prouvent le con-,traire, il n’y a que les pailles infectéesL non réduites en ftimier qui ont sembléla produire. On a cru remarquer qu’il ya beaucoup de charbon lorfqu’il s’est faitdes plaides Froides pendant la sieur L laformqtion de l’epi: niais l’orígine de Umaladie est antérieure à cette saison»comme on l’a vu plus haut. Ai. Adanfoncroit que le charbon, comme la nielle,a la même canse premiere que le givre,c’eft-à-dire, un excès d’humidité ; mai»ce sentiment est détruit par l’expérience.M. Aymen croit que le charbon est dû»comme i’ergot, à un défaut de féconda-tion , puisqu’il y a de bons grains &de»ebarbonnés fur le même épi ; ce qui sem-ble annoncer que le suc ne circulant p a»dans les ovajres non fécondés, s’y amas-se irrégulièrement, & y contracte unvice interne qui change sa couleur & lanoircit commç la nielle; mais j’ai faityoir, 1 dans mà Dissertation fur l'ergot ,que le charbon a une cause interne commecesse de la nielle, & antérieure à ce quise passe au sems de la fécondation. M.Aymen lni-méme l'a prouvé, en commu-niquant le charbon à volonté fur des se-mences noircies avec la pouffiere de ves-se-de-Joup. Cette derniere expérience peutfaire regarder le charbon cqnime une vé-gétation parasite, dont la graine ou pous-sière implantée fur une semence, végétéavec elle, & se reproduit en même teins,

11 faut <fonç reconnoître , dans cette