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Tome septieme. CHA - CHR.
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<le cette objection ; mais elle n'est rienmoins qit’infurmontable.

La différence du prix des denrées d'unendroit à l’autre, abstraction faite de celle •qui résulte de leur qualité, de leur raretéou de leur abondance , provient de qua-tre causes:

Des frais de leur transport:

De la dépense de la main d’œuvre pourcelles apprêtées ou converties en d'au-tres formes ;

Des bénéfices que font les fabrïeans& les négocians qui les manufacturent,les achetent & les vendent ;

Enfin , des droits successifs qui fontlevés dessus , & qui augmentent plusou moins le prix principal à propor-tion de leur quantité & des différons en-droits où les denrées ont passé : qu’ony réfléchisse bien, on ne trouvera pointd’autres causes.

L’impôt territorial ne change rien auxtrois premières ; elles subsistent dansleur entier. Le prix des denrées feratoujours plus cher de la dépense de leurtransport, de celle de leur fabrication& de leur apprêt , ainsi que du profitdes fabricans & de ceux qui en font lecommerce.

II nes’agitdoncque de rétablir la dif-férence détruite par l'unité & Légalitéde l’impôt territorial, & pour cela il nefaut que le rendre plus fort pour les mai-sons des villes qui doivent y être assujet-ties, que pour les terres. Par exemple,fi les maisons des villes en raison de lamasse de l’impôt & de leur produit dé-voient être taxées au quart de leur reve-nu , on porteroit cette taxe au tiers, àla moitié ou plus, suivant ee qu’exige-roitla proportion du gain & de la dépenseentre leurs habitans & ceux de la cam-pagne. Ce que les premiers fnpporte-roient de plus pour leur logement, com-penferoit ce qu’ils payement de moinspour ieur consommation. Cette augmen-tation de taxe fur les maisons qui seroientb la décharge des terres, restitueroit lacondition des uns & des autres dans lerapport où elle doit être. Ainsi cette ob-jection , l’une des plus spécieuses & laplus propre à séduire au premier aspect,n’est point un obstacle à rétablissementde cet impôt.

Celle qui dérive des privilèges de cer-

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tains corps Sc de certaines provinces, quiprétendent avoir le droit, ott de ne pointcontribuer aux charges publiques , ou de• le faire d’une autre maniéré que leursconcitoyens, n’est pas mieux fondée.

En parlant île l’obligation de les sup-porter, j’ai fait voir que toutes exemp-tions de ces charges étoient des infrac-tions aux loix fondamentales de la so-ciété; qu’elles tendent à en produire laruine; qu’elles font milles & abusivespar le droit inaliénable & indestructiblequ’ont tous les membres du corps politi-que , d’exiger de chacun, & chacun detous, la contribution réciproque de for-ces qu’ilsj fe font engagés de fournirpour la dépense & la sûreté commune.

Aucune puissance dans la républiquene fauroit dispenser personne de cetteobligation; aucune ne peut accorder deprivilèges, ni faire de concessions au pré-judice de ce droit : la société elle-mèmen’erf a pas le pouvoir , parce qu’elle n’apas celui de faire ce qui feroit contraireà fa conservation ; à plus forte raison legouvernement qui la représente, & quin’est établi que pour y veiller.

Ce n’est point pour qu’il y ait une par-tie qui jouisse & i’autre qui souffre quel’état est institué. Par-tout où les char-ges & les avantages ne font pas com-muns , iln’y a plus de société; ainsi lecorps ou l’individu qui refuse de parti-ciper aux charges , renonce aux avan-tages de la société , déclare qu’il n’enfait plus partie, & doit être traité commeun étranger à qui l’on ne doit rien , piiif-qu’il croit ne rien devoir à personne.

Quiconque ne veut les supporter quedaus uue moindre proportion & dans uneforme différente des autres citoyens ,rompt également l’association civile ence qui le concerne. 11 témoigne qu’il s’eiisépare, & qu’il 11 e lui convient pasd’être mis avec ceux qui la composent ;il fe met dans le cas d’òtre considérécomme n’en faisant plus partie. Chacunpeut lui refuser ce qu’il refuse à tons,& ne pas se croire plus obligé enverslui qu’il ne veut l’étre envers les autres.

Ce font là les inconvéniens dp défautd’uniformité dans l’administratíon d’tmmême état. Les corps ou les provincesqui fe régissent par des principes & desintérêts différais de ceux dq corps en-