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Tome septieme. CHA - CHR.
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tenir à ses dépens , elle est payée fortehérement pour y aller feule; que mêmeles récompenses excessives qu’elle exigedu gouvernement pour les choses lesmoins utiles , & souvent les pluscontraires au bien public , causent lasurcharge des peuples. Ce seroit non-seulement Vouloir jouir de tous les avan-tages d’un traité fans en remplir les con-ditions , mais encore faire tourner à sonprofit toutes les charges qu’il nous im-posoit.

On volt par-là que dans le droit , lanécessité de contribuer aux charges pu-bliques comme les autres citoyens , quirésulteroit de rétablissement de l’impótterritorial, ne blesse en rien les privi-lèges de la noblesse.

Elle les blesse encore moins dans le fait.Est-ce qu’elle ne supporte pas tous lesimpôts & tous les droits actuels ? L’ex-emption des tailles pour quelques - unsdes biens qu’elle possede n’est qu’une fic-tion. Si elle n’est pas imposée nommé-ment pour raison de ces biens , les fer-miers le font pour elle, & les affermentd’autant moins. La feule différence qu’ily ait entr’elle & les antres contribua-bles, o’est qu’au lien de payer aux rece-veurs, elle paye à ses fermiers; si elleopposait ses prérogatives à l’impôt terri-torial qui n'affecte que les Fonds & affran-chit les personnes , en supprimant lestaxes capitales auxquelles elle s’est sou-mise sans difficulté, n’en pourroit-on pasconclure qu’elle Fait plus de cas Je sesbiens que d’elle-même, & qu’elle craintmoins les marques de servitude polir sapersonne que peureux ?

Mais cette opposition seroit aussi con-traire à ses véritables intérêts qn’à fa di-gnité. Si tous les impôts étoient réunisen un seul fur la terre , eile auroit, com-me les autres , de moins à supporter toutce qui se leve au - delà pour les frais deleur perception , & pour enrichir ceuxqui la font. Ses fermiers étant moinschargés , affermeraient ses biens davan-tage ; se", revenus serment plus considé-rables, ses dépenses moins fortes ; &cequi doit la toucher insinïment plus quepersonne encore , elle seroit affranchiedu joug de la cupidité, & de toutes lesinfractions qui se commettent à la libertécivile dans i.a levée des droits actuels,

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dont elle n’est pas plus exempte que lamultitude des citoyens.

Si les privilèges de la noblesse ne fontpoint un obstacle à cet établissement, cer-tainement ceux de gens de main - mortele seront beaucoup moins encore : “ C’estenvain , dit un des premiers d’entre eux(S. Cyprien), que ceux dont la raison &la justice proscrivent également les privi-lèges répondent à l’une & à l’autre par lapossession , comme si la coutume & ('usa-ge pouvoient jamais avoir plus de forceque la vérité , & dévoient prévaloir furelle. „

Les prétentions de ces corps n’ont pasmême les avantages de la possession. Ellesétoient méconnues avant 1711 ; en au-cuns tems antérieurs ils n’ont été dispen-sés des charges publiques , ils suppor-toient même autrefois celle de donnerdes citoyens à l’état.

Si les ministres de l’ancien sacerdoce,dont ils réclament la parité, ne contri-buoient point à ses charges, c’eft qu’iisne poffédoient aucun bien dans la société,& qu’ils ne vivoient que des aumônesqu’ils en reccvnient fous le nom de iín>mesi ceux du sacerdoce moderne von-droient - ils être réduits à la même con-dition ?

11s supportaient les impôts dans Fem-pire Romain , & Constantin même quileur avoit tant d’obligations, & qui lescombloit en reconnoissance de tant de fa-veurs, ne les en dispensa pas. Envain S.Grégoire de Naziance dit à Julien , pré-posé pour régler les tributs de cetre ville,“que le clergé & les moines n’avoientrien pour César, & que tout était pourDieu. „ Julien ne les imposa pasmoins.

Autant en fit (Notaire premier, malgrél’audaee d’Injurins , évêque de Tours,qui osa lui dire : “ Si vous pensez, Sire,ôter à Dieu ce qui esta lui, Dieu vousôtera votre couronne. ,, (Notaire les obli-gea de payer à l’état, chaque année, letiers des revenus des biens ecclésiastiques;& Pierre de Blois, quoiqu’il soutînt avecla plus grande violence “ que les princesné doivent exiger des évêques & du cler-gé que des prières continuelles pour eux,& que s’ils veulent rendre régisse tribu-taire , quiconque est fils de régisse doits’y opposer , & mourir plutôt que de le