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Tome septieme. CHA - CHR.
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fut le style dont les évêques se servi-rent sous son régné ; & voici celui dontil usa à leur égard: „ Je me suis sflìs aumilieu de vous > & j'ai assisté à vos dé-libérations y non - feulement comme té-moin , mais encore comme votre juge. „L’obéissance des nobles qui formoientun troisième ordre dans l’état , n’étoitpas moins entiere. La foiblefie des regnesprécéiiens leur avoit cependant rendutrès-pénibles les devoirs de sujets. Illeur laissa le droit de voter dans les as-semblées générales $ mais comme il yfut toajours présent , Sc qu’il dispoí’oitde tots les benéfices , tant ecclésiasti-ques qre civils & militaires , il lui étoitfacile de captiver les suffrages ; maisquoiqssil fût toujours les diriger versl'on but , il conçut le dessein d’affhiblirl’autoriré de ces assemblées. Ce futpour y parvenir qu’il changea l'ordre dela haute noblesse : elle étoit partagéeen deux clashs principales , savoir ,celle des ducs & es Ile des comtes ; la.seconde suborihnnée à la première. Lesduchés n'étoiempas, comme ils font au-jourd’hui parmi nous , des titres hono-rables , mais i'a.s pouvoir : ceux qui enétoient revêtus exerçaient, tant enpaix qu’en guerr , toute l'autorité de lajustice & des ar*es dans toute l’éten-due d une provine. Ils ne dépendoientplus du prince, mis seulement des as-semblées générales & comme la mo-narchie étoit partaée entre un petitnombre de ducs , iieur étoit facile dese rendre maîtres de délibérations. Leroi ne pouvoit les fer qu’en flattantleurs espérances , pa rapport à leursdescendans; car les dchés n’étoientpas?alors héréditaires. Ckates , persuadé quecès ménagemens étoiet contraires à laprospérité de l’état , fuma le projet deles abolir. Taffillon s’ant révolté , ilsaisit cette occasion pur éteindre son.duché de Bavière. C«te province ne•sut plus gouvernée qv par des com-tes , qui jouissant d’ue considérationmoins grande , étoientaufli moins à-craindre. Charles s’étoi comporté demêmes envers les Aquitais , après lesdésastres de Hunauld , 1er duc. Toutesles démarches de ce priie donnent laplus haute idée de fa pó tique , & siU ciel lui eût accordé ui- plus longue

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destinée , il est à croire qu’il eût abolices assemblées qui furent si funestes àses successeurs. On peut les regardercomme une des principales causes dç ladégradation de fa postérité. 11 est cepen-dant vrai que Charles dérogea , peut-êtreinvolontairement , à la sagesse de sesmaximes : dans !e temps qu’il abolissaitles duchés , il érigeoit des royaumes.C’étoit l’usage des peuples septentrio-naux , d’admettre les ensaiis des roisà la succession d’un pere commun. Cetusage, plus. conforme aux droits de lanature qu’aux maximes de la politi-que , la vraie reine des nations , avoitété constamment suivi pat les Fran-çois , qui depuis long- tems en étoientles victimes. Charles ne put y dérogerentièrement ; il avoit plusieurs fils légi-times j il les admit au partage de sesétats, & leur donna à tous le titre deroi : il est vrai qu’en les décorant dace titre sublime , il ne laissait pas deles soumettre à leur aîné , auquel étoitréservée la dignité d’cmpereur. Char-lemagne eut encore l’attention de met-tre. une très-grande inégalité dans lepartage : cet aîné eut à lui seul plusdes deux tiers de la monarchie. II étoitdont assez puissant pour soumettre sesfrères par la force , s’ils faitoient quel-que difficulté de le reconnaître pourleur souverain ; mais ce partage restafans exécution. Une mort prématuréemoissonna le prince Charles, à qui l’em-pire etoit destiné. Louis fou puîné, ,prince digne de régner fur ces vastesétats, si pour être roi il ne falloit quedes vertus, les posséda en entier , à i’ex-ccption de l'Itaiie , qui Fut .donnée àBernard son neveu , comme royaumemouvant de l’cmpire. Ckarlemagne avoitreçu la couronne des mains de Léon ;ce grand homme sembla prévoir que lessuccesseurs de ce pontife te serment untitre de cette cérémonie , pour s’atro-ger le droit de conférer l’empire. Cefut fans doute cette crainte qiii leporta- à ordonner à Louis de prendre lacouronne impériale fans le ministère dupape, ni d’aucun ecclésiastique. Lecouronnement se fit de cette maniéré :Ckarlemagne avant posé le diadème surl'autel, en présence des prélats, fit signeÀ son fils qui le prit aussi-tôt de ses