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Tome septieme. CHA - CHR.
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dessous, iin peu au-delà. du talon; il yen a d’autres qui ont entièrement la for-me du bas ; cc font les plus commodes &Jes plus propres ; les autres ouvertes parderrière; font toujours grimacer le basqui les couvre. On porte des chemisettespour la propreté & pour la commodité.

§ CHAUSS 1 N, Géogr. , petite ville deBourgogne près du Doux, avec tne'part,marquisat & bailliage seigneurial.

Le château soutint, en 1636-, un siégéde quatre jours contre Parmée de Galas ,qui fit pendre le brave commandant, &mit le feu à la ville.

Un ancien terrier porte que les habi-tuas étoient obligés de battre les fosséspendant le sommeil du seigneur & de ladame, de peur que les coassemens desgrenouilles ne les interrompissent.

On battoit monnaie à ChauJJìn en 1412,fous le duc Philippe le bon. (6’)

* CHAUSSON, f. m. partie de Tha-billement; c’est proprement le pié d’unbas : on en tricote de laine , de fil & decoton; on en fait de toile; les uns fontpour l’hiver , les autres pour Pété. O11porte des chauffons en hiver pour la pro-preté & la commodité, en été pour la pro-preté : ils se mettent à nm! fur le pié : i!iautque ceux de toile qu’on coud soientcousus à longs points, & qu’il n’y ait niqurlet ni rendouble ; ce qui formeroitdes endroits inégaux d'épaisse u r qui bles-seroient le pié : les ouvriers appellent cespoints, saints noués. Ce vêtement étoità l’usage des dames romaines : mais iln’avoit pas la même sonne que parminous; c’étoit des bandes dont elles s’cn-veloppoient les pies ; ces bandes étoientappellées fusela pédales.

Nous donnons encore le nom de chaus-son aux souliers à dessus de bufle & íe-melle de chapeau , dont on se sert enjouant à la paume , en tirant îles armes.

CHAUSSON, en ierme de Pâtisserie,c’est une cfp-cc de tourte de pommer.

♦ CHAUSSURE , s. f. Hijh anc. UEccn. Aomefl. , c’est la partie de l’habille-rnent qui couvre le pié. Les Grecs &lesRomains en ont en de cuir ; les Egyp-tiens de papyrus ; les Espagnols, de ge-nêt tissu; les Indiens, les Chinois, &d’auíres peuples, de jonc , de foie , delin, de bois, d’écorce d’arbre, de fer,d’airain, d or, d’argent ; le luxe lésa

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quelquefois couvertes de pierreries. Lesformes & les noms des chaussures ancien-nes nous ont été conservés, les unes dansles antiques , les autres dans les auteurs :mais il est très-diíîicile d’appliqner à cha-que forme son nom propre. Les Grecs ap-pelloient en général la chaussure, upode-mata pediìia ; ils avoient les diubatres àTissage des hommes & des femmes ; lessandales , qui n’étoient portées que parles femmes de qualité; les lantia , donton n’usoit que dans la maison; les cam-podet, chaussure basse & légere ; les peri-harides , qu’il n'étoit permis de porterqu’aux femmes nobles & libres; les cre-pìdes, qu’on croît n’avoir été que la chaus-sure des soldats; les ahulcés , chaujsuredes pauvres ; les perjìques, chaujsure blan-. che à T u sage des courtisanes ; les laconi-ques ou amucledes, chaussure rouge parti-culière aux Lacédémoniens ; les garbati-nes , souliers de paysans ; les embates ,pour la comédie , les cothurnes , pour latragédie ; les énemidès , que les Latinsnommaient ocreie , & qui revendent ànos bottines : toutes ces chaussures s’atta-choient fur le pié avec des courroies,,intentes . Chez les Lacédémouiens les jeu-nes gens ne portoient des chaufíires qu’àl’âge où ils prenoient les armes, soit pourla guerre , soit pour la chasse, Les Philo-sophes n’avoient que des femelles; Pytha-gore avdt ordonné à ses disciples de lesFaire d’écorce d’arbre ; on dit que celles' d’Empedocle étoient de cuivre; & qu’uncertain Pbiletas de Ces étoit si maigre &

■ si foible , qu’il en fit faire de plomb ;

1 conte ridicule; les souliers lourds ne foutguerc qu’à Tissage des personnes vigou-reuses.

La chaujsure âe s Romains differoit peude celle des Grecs ; celle des hommesétoit noire , celle des femmes blanche ;il étoit déshonnête pour les hommes dela porter.blanche ou rouge ; il y en avoirqnì alloient juíqu’à mi - jambe , & oules appelioit calcei uncinati ; elles étoientfeulement à Tissage des personnes de qua-lité : on pouvoir les distribuer en deuxsortes ; celles qui convroient entièrementlç pié , comme la calceus, le muILeus,le pero & le phœcujium ; celles dqnt lasemelle simple ou double se fixoit sons lepié par des bandes mi courroies qui s’at-taçhoient dèffus , & qui laissoient uneO 0 4