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mence à Fumer, ils la couvrent légère-ment de poussière de bruyère , & sotif-fient sur la fumée jusqu’à ce que le feuparoisse , & qu’on ne fait guere de chauxpendant l’hiver.
Quant à l’emploi de la chaux dans lamaçonnerie , voici !a méthode que Phili-bert de Lorme prescrit. Amassez dansune fosse la quantité de chaux que vous■ croyez devoir emploier j couvrez - laégalement par-tout d'un pié ou deux debon fable; jetiez de l'eau fur ce fable ,Butant qu’il en Faut pour qu’il soit suf-fisamment abreuvé , & que la chaux quiest dessous puisse fuser fans fe brûler; sile fable fe fend & donne passage à tá fu-mée , recouvrez aulsi-tôt les crevasses ;cela fait, laissez-ïe reposer deux ou troisans ; an bout de cestemps vous aurez unematière blanche , douce , grasse, & d’unusage admirable tant pour la maçonnerieque pour le stuc.
Les particuliers ne pouvant prendretant de précautions, il feroit à souhaiter'que ceux qui veulent bâtir trouvassent dela chaux toute préparée, & vieille, &'que quelqu’un fe chargeât de ce com-merce. Quand on veut avoir d u mortierincontinent, on pratique un petit bas-sin en terre ; on en creuse au-dessous dansle voisinage un plus grand ; on met dansle petit la chaux qu’on veut employer ;on l’arrofe d’eaufans crainte delanoyer;Vil y avoit à craindre, ce feroit de labrûler en ne l’humectant pas assez ; onla fait boire à force de bras avec le ra-bot; quand elle est liquide & bien dé-layée, on la fait couler dans le grandbalfin-par une rigole; on la tire de-Làpour la mêler au fable, & la mettre enmortier. On met | ou }- de fable fur untiers ou | de chaux mesurée vive. F.Mortier. Vitruve prescrit l’épreuvesuivante , pour s’assurer si la chaux estbien éteinte. Si on y rencontre des grumeanx on parties solides, elle n’est pasencore bonne, elle n’est pas bien éteinte ;si elle en sort nette, elle n’est pas assezabreuvée. Nous venons d’expofer ce qu’il■y a de mécanique à savoir fur la cuissonde U chaux commune, c’est maintenantau chvmiste à examiner les caractères,les propriétés générales & particulièresde cette substance; c’est ce que M. Ve-nél va exécuter dans lassuite de cet article.
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Qualités extérieures de la chaux. Lesqualités extérieures & sensibles de lachaux vive , par lesquelles on peut défi-nir cette substance à la façon des natura-listes, íont celles-ci: la chaux vive estfriable , blanche, on grisâtre, légere,seche, d’un goût Acre & caustique, &d’une odeur qu’on pourroit appdler defeu , empyreumatique , ou phlogistique.
Propriétés physiques de la chaux. Les pro-priétés physiques générales de la chauxfont, i°.toutes les propriétés communesdés alkalis fixes, soit salins, soit ter-reux; î’, quelques-unes des qualitésparticulières aux alkalis terreux ; z",quelques unes de celles qui ne fe ren-contrent que dans les alkalis fixes - sa-lins ; 4°. enfin quelques propriétés spé-ciales & caractéristiques.
Les propriétés communes aux alkalisfixes que possédé la. chaux, font, lafixité , v. Fixrré ; la solubilisé par lesacides , v. Menstrue ; la faculté' dechanger en verd la couleur bleue desviolettes, & celle de précipiter les sub-stances métalliques unies aux acides. Ondécouvriroit peut-être que cette der-niere propriété feroit au moins récipro-que entre certaines terres calcaires Lquelques substances métalliques, commeelle Test entre la terre de Í’aíun & le Fer,si on examinait dans cette vue tous lessels à base calcaire, &tous les sels mé-talliques; mais ccs expériences nousmanquent encore. F. Rapport.
Les propriétés des alkalis terreux quife rencontrent dans la chaux , fout: l’in-fusibilité , ou le degré de difficile fu-sibilité par le secours des fondons ,que les CS:y.-nles prennent pour l’infu-sibilité absolue, voy. Fusible N Vi-trifiaele: l’opacitéla couleur lai-teuse qu’elle porte dans les verres, lorf-qu’on l’a mêlée dans les frites en unecertaine quantité, v, Verre: la diffi-cile folubilité par l’eau ; (les alkalisterreux ne font pas parfaitement inso-lubles dans ce menstrue, F. Eau fifTerre) : la précipitabilité par les al-kalis-lalins, tant fixes que volatils ; Futi-lité dans la fonte des mines de fer , dansles cémentations dc cc métal, faitesdans la vue de le rendre plus doux, oude le conventir en acier, v. Fer, Acier,S^Castine: la qualité singuíiere dé-