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sieurs luts très-utiies dans le manuel chy-iri.pie, celle de certains mastics propresà recoller les porcelaines cassées,£fc.sontfondées fur cette propriété de la chauxou d u plâtre , qui en ceci est analogue àla chaux, Voyez Lut , Marbre £3*Plâtre.
La chaux coagule aussi les corps mu-queux (Voyez Muqueux), & leurprocure une certaine dureté. Ce phéno-mène est proprement le même que leprécédent: c'est à ce dernier titre prin-cipalement que la chaux est employéedans les raffineries de sucre ; elle sert àlui donner du corps. Voyez Sucre.
Dissolution de la chaux par les acides.La chaux est soluble par tous les acides -comme nous l avons déja observé; elles’y unit avec effervescence & chaleur.Voici les principales circonstances de facombinaison avec chacun de ces acides.
L’aeide vitriolique attaque la chauxtrès-rapidement, & s’y unit avec effer-vescence & chaleur ; il s’tkve pendantl’effiirvescence des vapeur blanches quiont Pudeur de l’acide de sel marin: ilrésulte de l’union de l’acíde vitriolique& de la chaux , un sel neutre , très-peusoluble dans l’eau, qui se crystallise à me-sure qu’il se Forme, excepté qu’on em-ploie un acide vitriolique très-affoibli ,& qu’on 11e rapplique qu’à une très-pe-tite quantité de chaux: cesses est connuparmi les chymistes modernes fous le nomd e sélénite , de sel séléniteux -, ou sel sé-lénitìíjue: Voyez SÉlÉnite. La matière-calcaire suspendue dans l’eau de chaux ,forme svec l’aeide vitriolique un sel exac-tement semblable à celui dont nous ve-nonsjie parler; ce qui semble indiquerque l’eau qui conftituoit sa solubilisé estprécipitée par l'union de la partie ter-:reuse à l’acide vitriolique , .qui parcîtpar-là avoir plus d’affiníté avec la terrecalcaire , que celle-ci n’en a avec l'eau;& l’on peut tirer de cette considérationla raison de l’insolubilité de la sélénitequ’il faut considérer comme un sel ter-reux qui ne contient peut-être d’autreeau que celle qui est essentielle à la mix-tion de l’acide.
L’acide nitreux versé sur la chaux ,produit une violente effervescence, beau-«oup.de chaleur, quantité de vapeurs(blanches, L une odeur pénétrante qni
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paroit être dùe à un peu d’esprit de seldégagé par l’acide nitreux, & à l’acidenitreux iui-même volatilisé par le mou-vement de l'effervefcence & par la cha-leur. Une bonne quantité de chaux étantdissoute dans un acide nitreux médiocre-ment concentré , la dissolution ne setrouble point; elle reste au contraireaussi transparente que l’esprit de nitrequ’on a employé l’étoit auparavant. Cettedissolution évaporée à une douce chaleur,donne une résidence comme gommeuse ,dans laquelle on apperqoit de petits crys-taux informes, qui étant aussi solublesque la masse saline non cristallisée, nepeuvent en être séparées par aucunmoyen. Cette masse saline desséchée at-tire Vhumidité de Vair, & se résout enliqueur ; elle est analogue au sel de ni-tre à base terreuse , qui constitue unepartie de Veau mere du salpêtre. M. Du-hamel , niéìft. de l’acad. 1747 , a décou-vert une propriété singulière dans ce sel :en ayant poussé au feu une certaine quan-tité dans une cornue , il passa presquetout dans le récipient, & il ne restoitdans la cornue qu’un peu de terre quiétoit soluble par l’acide nitreux, &sor moi t avec lui un sel qui apparem-ment auroit été volatilisé tout entier pardes cohobations réitérées : cette volati-lité le fait différer essentiellement du selformé par l’union du même acide & dela craie ; car ce dernier supporta unfeu assez fort anquel on l’exposa dans uncreuset pour la préparation du phos-phore de Baudoin , ( Voyez Phos-phore de Ealduintís , au mot Phospho-re), à moins que la circonstance d’êtretraité dans les vaisseaux fermés ne fûtessentielle à la volatilité du premier; cequ’on ne pi ut guere présumer. L’acidevitriolique précipite ce sel avec efferves-cence , & forme une sélénite avcc sa baseterreuse.
L’acide du sel marin excite avec lachaux une très-violente effervescence,accompagnée d’une chaleur considérable& .de vapeurs blanches & épaisses , quine font autre chose qu’un esprit de selfaible ; cette solution évaporée selonl’art, donne 11 ne masse saline qui a laconsistance du beurre, dans laquelle ondistingue quelques petits cryftaux qu’itest très-riifScile d’en séparer par la lotion