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des coutumes fur la largeur des chemins ,&C. & le tr. de la eonstruilion des che-mins. Les ordonnances de la troisième race.L’ordon. des eaux & forêts , tit. xxvìij.Le tr., de la police, tom. IV. liv. IV.tit. xiij. Le diéíiotm . des arrêts , au motchemin.
Chemin , appelle carrière dans quel-ques coutumes, est un chemin du troi-sième ou quatrième ordre. Bouthillier enfa somme rurale , fag. 49s , dit que lacarrière a dix pies , pour la commodi-té commune, tant des gens de pié quede cheval, & des charrettes & voitures.La coutume de Valais , art. 194 , Lcelle d’Artois , ne donnent que huitpiésà la carrière. Celle de Clermont en Beau-voisis , art. 226 , ajoute qu’il est loisi-ble d’y mener charette if bestial en cor-delle , & non autrement.
CHEMINSCHARRUAUX OU DE TRA-VERSE , en Poitou , & qu'on appelleailleurs voifinaux , font ceux qui com-muniquent d'un grand Siiímin à un au-tre , ou d’un bourg , ville ou village àl’autre : ils font ainsi appelles , non pasdu mot charrue , mais du mot charroi ,parcs qu’ils doivent être assez larges pourle passage des charrois , à la differencedes sentiers qui ne servent que pour lepassage des gens de pié ou de cheval ,& pour les bêtes de sommé. Voyez Bou-chcul/ar !art. 12 de la coût. de Poitou ,
ci-après , CHEMINS DE TRAVERSE
if Chemins voisinaux.
Chemin' châtelain , dont il estparlé dans la coutume de Boulenois , art.i;6 , est inférieur au chemin royal &auchemin de traverse , il ne doit avoir quevingt piés : on appelle ainsi ceux quiconduisent à une des quatre châtelleniesdu Boulenois.
Chemin croisier, dont il est par-lé dans l’arf. 199 , de la coutume de Bou-lenois , est un chemin de rencontre quiconduit en plusieurs endroits.
Chemin finerot , usité dans leduché de Bourgogne , a six pas dc lar-geur , qui reviennent à dix-huit piés ;c’cst proprement celui qui sépare les si-llages ou confins de chaque contrée oucanton.
Chemin forin , dont il est parlédans la coutume de Boulenois , art. 161,est celui qui conduit de chaque village
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à la forêt.. Voyez le commentaire de Le roifur cet article.
Chemins (grands') > on appelle grandschemins , par excellence , les cheminsroyaux , pour les distinguer des autreschemins d’un ordre inférieur. Voyez çi-uprès Chemin royal.
Chemin du Halage , est un espacede vingt-quatre piés de large , que lesriverains des rivières navigables fontobligés de laisser fur les bords, pour lepassage des chevaux qui halent ou tirentles bateaux. Voy. Pardon, des eaux 0 *forêts , tit. xxvìij. art. 7.
Chemin pour ijfue de ville volontaire ,dans la coutume de Boulenois, art. 162,est celui qui fort d’un village ; ce che-min doit avoir onze piés. Voy. le com-mentât. ibid.
Chemin Péageau , est un cheminpublic íur lequel est établi le péage.Suivant la coutume d’Anjou , art. 60 ,& celle du Maine , art. 69 , il doitcontenir quatorze piés dé large pour îçmoins.
Chemin , appelle pié-fente en Artois,est le moindre des chemins publics, quin’a que quatre piés de large. Voyez ci-après Chemin de terroir.
Chemin privé , est celui qui n’estétabli que pour certaines personnes , &non pour le public. Voyez cì - d'eyanbau mot Chemin.
CHEMIN public , est celui qui estétabli pour l’ufage de tous , à la diffé-rence des chemins privés & passages ,qui ne font que pour certaines person-nes. Voyez ci-devant Chemin.
Chemin réal, dans la coutume deBoulenois, signifie chemin royal. Voyezci-après Chemin royal.
Chemin royal , que l’on appelleauffi grand chemin , est celui qui com-munique d’une grande ville à une autregrande ville. La largeur de ces chemin,sa varié selon les temps & les coutumes.Suivant une transaction de l’an 1222 .,appeliée charta pacis , le chemin royaln’avoit alors que dix-huit piés. Boutbil-lier , e 11 fa somme rurale pag. 497. ditque de fou temps le chemin royal avoítquarante piés. La coutume du, duché deBourgogne , eh. des mesures , in fine hedonne que trente piés de largeur augrand chemin , qui est le chemin Ypyoì {