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Tome septieme. CHA - CHR.
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qu’on les a cultivés pendant six ou septannées en pépinière, on pent pour lorsles transplanter avec sûreté, ils serontpourvus d'un bel empattement de raci-nes. II convient de ne leur rien retran-cher par la tête, mais comme un très»grand nombre de branches nuiroit à lareprise , il Faudra prendre la précautiond’élaguer ces jeunes arbres jusqu’à lafléché à la fin de juillet de l’année quiprécédera leur transplantation, qui doitse faire au printems quelque tems avantla pouffe.

Le chêne de Provence est de la premiè-re qualité pour son bois; celui de Lor-raine & d’Allemagne est réputé bois ten-dre. Notre espece n°. 14 est la meilleu-re de celles qui croissent en Amérique:le bois en est dur & de bon usage; &comme ses progrès font en France plusrapides d’un tiers que ceux du chênecommun , je crois qu’on ne sauroit trop lamultiplier.

Le chêne «°. 9 est le vitlanides Grecsmodernes; ses glands fervent à la tein-ture : à l’égard des especes, la plupartne font que curieuses. Les chênes àfeuilles pérennes, c’est-à-dire, le »°. 3& le » 19 , peuvent orner les bosquets

d’automne & d’hiver ; ceux qui ne se dé-pouillent que fort tard, comme le chê-ne à Feuilles de saule, contribueront àla décoration des bosquets d’été, dont lechêne panaché fera un des plus grandsornemens.

Dans nos contrées septentrionale*, jene puis conseiller de planter dans lesbosquets d’hiver un grand nombre délié,ges ni de chênes verds proprement dits,ou ilex. Quoi qu’on puisse Faire, leursfeuilles jaunissent & tombent lorsquele froid a régné quelque tems, & sur-tout lorsqu’il est tombé beaucoup de nei-ge : leur verd sombre d’ailleurs n’est pasd’nn grand effet; encore moins peut-onespérer d’êsovcr ces arbres pour leur boisou leur écorce ; la crue en est trop lente& trop incertaine dans leurs climatsfroids.

Le chêne kermès forme de jolis buis-sons: le verd de son feuillage est agréa-ble , on peut en jeter quelques pies dansles bosquets d’hiver. II est assez dur: aureste, il mérite la peine d’être abrité jus-qu'à ce qu'il ais acquis une certaine force.

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Dans nos provinces méridionales, ceschênes fe multiplient fans plus de saquasque ceux à feuilles vernaies : mais aunord de la France, il faut user de plu-sieurs précautions ; je vais rendre comptede la méthode que j’ai employée.

L’important est d’avoir dans nos pro-vinces du sud un correspondant exact quiprenne la peine d’amasser les glands aussi-tôt qn’ils sont mûrs, c’est-à- dire, en sep-tembre ou octobre, de les bien choifir , &de les envoyer dans des boites remplies;de fable fin L sec. II saut les semer dèsqu’ils sont arrivés, ou du moins les mettreen attendant dans un mélange de bonneterre humide où ils 11e perdront pas detemps.

Plantez ces glands à deux ponces le*11ns des autres, dans de petites caissesemplies de terre légère & substantielle ,que vous mettrez sur nrte couche tempé-rée. Le printemps suivant, transplantezchaque arbuste dans nu petit pot, & fai-tes les passer íuccefíivement (lans de plusgrands à mesure qiï’iîs grandiront. L*caisse Sc ensuite lespots doivent passer le*fix premiers hivers fous une caisse vitrée,pour lors vous tirerez ces chênes des potsau milieu d’avriî, & les planterez où ilsdoivent demeurer.

Si vous avez fait germer au préalablevos glands dans 1a terre , vous aurez foin,en les en retirant, de rompre 3e bout deia radicule , pour éviter l’aiongeosentdnpivot. De cette maniéré vous les transeplanterez plus aisément & pins sûrementl’a u née suivante.

Les chênes d’Amérique fe fement encaisse ou en pleine terre , suivant la quan-tité de glands qn’on pent se procurer. Ilsarrivent à Londres en décembre. Si on neles envoie pas fur le champ, qu’on neles empaqueté pas dans du fable fin &sec , & qn’ils soient trop long-temps enroute , comme il arrive ordinairement,vous aurez le désagrément de les rece-voir secs ou germés. C’est ce qui rend lacollection des chênes d’une très-grandedifficulté. Nous allons donner, d’aprèsMiller , une légere idée de chaque especede notre catalogue,

Le chêne »®. 1 est le chêne commun.II croît dans toute l’Europe, mais on n’enrencontre plus au-delà du royaume deSuede en allant vers le pôle.

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