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Tome septieme. CHA - CHR.
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Le »®. í se trouve en Angleterre dansles provinces de Kent & de Sussex , &vient auffi naturellement en plusieurs«ndroits de la France : son bois passepour être meilleur que celui de lapre'-iniere espece.

Le chêne »". 3 vient de lui-mêmesur l’Apennin, en Suabe & en Portugal.Les feuilles font fort larges, les glandsnaissent quelquefois trois à trois.

La quatrième espece se rencontre dansplusieurs provinces de la France ; c’estun grand & bel arbre : les glands enfont plus gros que ceux des especes pré-cédentes.

La cinquième est indigène de l’Italie& du midi de la France : les feuillesfont plus courtes , & plus larges que«elles du chêne commun. Les glandsfont rassemblés par bouquets.

L’efpece n'. 6 , ne forme qu’un buis-son, Les glands fout petits & rassem-blés eu trochets, & les galles viennentdeux à deux 011 trois à trois. Elle est ori-ginaire d’Italie & des provinces méridio-nales rie la France.

La septième espece est naturelle deBourgogne. Les glands font petits , &leur coupe est épineuse. Ses feuilles ledistinguent assez des autres chênes.

La huitième habite l’Itaíie & l'Espa-gne; les jeunes branches font rougeâ-tres : la coupe des glands, quî font alon-gés &Jmemis, est un peu hérissée.

La neuvième nous vient du Levant.C’est un des plils beaux chênes du mon-de. II étend au loin ses branches , & s'é-leve auffi haut que le chêne commun :ses feuilles oblongues & épaisses fontd’un verd pâle par-dessus, & un peucotonneuses par-dessous. Son écorce estgrise , marquée de taches brunes. Lesglands font presqu’entiérement recou-verts par des coupes écailleuses : quel-ques- uns font auffi gros qu’une pomniemoyenne.

L’espece »°. 10 tire son origine dela Virginie & de quelqu’autre contréede l’Amérique septentrionale où elleforme un grand arbre. Son écorce estgrise & polie : celle des jeunes bran-ches est d’une couleur plus obscure :ses feuilles longues & larges font d’unverd brillant, & ne tombent souventvêts Noël. Elles ne changent de

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couleur que très-peu de temps avantleur chute; les glands en font un peuplus longs, mais pas si larges que ceuxdu chêne commun.

Le chêne «°. 11. a été découvertd:ns l’Amérique septentrionale : on croitqu’il y en a deux variétés : l’une pro-duit un arbre de moyenne taille; l’autreest le plus grand chêne qui creissedanscette partie du nouveau monde. Sonbois n’est pas d’un grand fin , mais ilest de bon service. L’écorce en est grise& écailleuse ; ses feuilles ressemblentâ celles du châtaigner , & font d’unverd - pâle ; les glands font gros , maisleur coupe est fort petite.

L’espece n°. n s’empare des terresingrates de la plupart des contrées îlel’Amérique septentrionale : ses feuillesfont fort larges au bout, où elles fontéchancrées en trois lobes; elles s’étré-ciffent vers le pédicule qui est court ;elles sont polies & d’un verd luisant.Cet arbre ne devient jamais grand, &n’est d'aucun usage. Les glands font pluspetits que ceux d» chêne commun, & Ontde petites coupes.

Le n°. 13 est une des productionsde l’Amérique septentrionale , & s’ap-pelle chêne rouge , parce que ses feuillesdeviennent d’un rouge éclatant avant detomber. On a supposé deux especes dechênes rouges, mais ce ne sont que desvariétés séminales. Le hais est doux ,spongieux , & n’est de nulle durée.

Le chêne a°. 14 est auffi une découver-te qui a été faite dans l’Amérique septen-trionale , où l’on préféré son bois pour lacharpente à celui de tous les autres, parcequ’il est le plus durable. L’écorce cn estgrisâtre ; les feuilles d’un verd-gai, sontlongues & larges : sss glands ressemblent3 ceux du chêne commun.

C’est dans ces mêmes contrées que lanature a placé le »°. i; , dont on di-stingue deux especes : l’une se nommele ciiêne à feuilles de suule de montagne ,& vient dans les terres maigres; lesglands en font petits, mais ils ont descoupes assez larges : l’autre croît dansdes fols riches & humides ; fes feuillesfont plus longues & plus étroites.

La seizième espece est le chêne verdou il ex ; ìl varie extrêmement par lasemence.