640 C H E
nommé Pendereil étoit le Fermier. Char-les ne fit pas difficulté de s’ouvrir à lui 5cet homme avoit des sentimens fort au-dessus de fa condition , quoique la peinede mort fût prononcée contre ceux quidonneroient une retraite au roi, & qu’oneût promis une grosse récompense à ceuxqui- le trahiroient ; il promit & sut gar-der une fidélité inviolable. Ses freres ,au nombre de quatre & gens d’honneurcomme lui, prêterent leur assistance:ils firent prendre à Charles des habitstels que les leurs, ils le menerent dansun bois voisin ; & lui mettant une hacheentre les mains , ils feignirent de l’ein-ployer à faire leur provision de fagots ;pendant quelques nuits le roi n’eut dtau-tre lit que de ia paille, & fa nourriturefut celle qui se trouva dans la ferme.Pour se cacher mieux , il monta sur ungrand chêne, dont les feuilles & lestranches lui servirent d’asyle pendantvingt-quatre heures ; il vit passer fousses pieds plusieurs soldats, tous em-ployés à chercher le roi, & qui la pluparttémoignoient une extrême envie de lesaisir. Cet arbre requt ensuite le nom dechêne royal, & fut regardé longtempspar tous les habitans du pays avec une ex-trême vénération.
O11 trouve aufíi dans le Journal desSavant , du 23 novembre 1676 , l'extraitd’un livre anglois, intitulé Boscobel, dunom d’une des deux maisons qui servi-rent de retraite à Charles II5 ce livre àété traduit en François ; on y trouve iafigure des deux maisons & celle de ce Fa-meux chêne, qn’on regardoit comme unprodige , & qui étoit íi gros & si touf-fu que vingt hommes auroient pu s'ycacher.
Aï. l’abbé de la Caille se plaignoit dece que M. Halley avoit pris des étoilesde la constellation du navire pour formerla constellation de son protecteur, ( Voy.le Journal du voyage de M. de ia Caille1763, -»-ir ) ; mais le monarque & l’a-ftronome méritoient que cette constella-tion fût conservée , & j’ai représenté sutmon globe céleste, gravé en 1773, cemême chêne , situé centre le vaisseau,& passant snr toutes les étoiles que M.Halley lui avoit assignées ; elles font aunombre de vingt-quatre dans le catalo-gue des étoiles australes de Aï, Halley ;
C H E
la principale est une étoile de secondegrandeur, qui avoit au commencementde 1678 , 6s, 27, 25' de longitude, &7î , iç 1 de latitude australe: cette con-stellation s'étend depuis 6s, 13 jusqu’à7s , 6 d de longitude , & depuis ;i jus-qu’à 72 de latitude; cet intervalle ren-ferme un grand nombre d’autres étoilesdu navire , dans le catalogue du Calantaustrale de M. de la Caille. ( M. de laLande. )
CHENELLES ou TENELLF.S . f. F.Jurtsfr ., qu’on appelle auffi droit degawbage, est un droit singulier usité dansquelques coutumes d’Artois, qui est dûau seigneur , d’une certaine quantité dehierre pour chaque braffin. Par exemple,en celle du Mont-saint-Eloì , artic. ij.il est fixé à deux lots pour chaque braffin.Foyez fauteur des notes fur Artois , art.
Hj- C A)
CHENERAILLES, Géog ., petite villede Francedans le Bourbonnois.
* CHENET , f. m., Serrurier , Argen-teur , Doreur , Fondeur , ustensile dome-stique anquel tous ces ouvriers travail-lent quetquefois.On le place dans les âtresdes cheminées par paire. Les deux chenetssoutiennent & élèvent le bois qui en brû-le plus Facilement.Si on imagine, x°. unebarre de fer quarrée , horizontale , dontun des bouts que j’appelleo soit coudéd’environ quatre à cinq pouces en unsens, & dont l’autre bout que j’appelle bsoit coudé dans un sens opposé, en sorteque la barre & les parties coudées soientdans un même plan , & que les partiescoudées soientparallelesentr’ellesS’ per-pendiculaires à la barre: si l’on imagine,2°. qu’une des parties coudées o soit plusforte d’étoffe & plus longue que la partieb ; qu’à l’endroit du coude elle soit re-fendue en deux parties ; qu’on étire cesdeux parties j qu’on les cintre vers lecoude ; qu’on les écarte, l’une d’un cot*de la partie a, l’autre de l’autre coté jque la partie « soit perpendiculaire furle milieu de ce cintre ; que la partie a &ses portions refendues & cintrées soientdans un même plan ; que ces parties cin-trées forment deux pies à-peu-près de lamême hauteur & grosseur que ia partieii, & que le tout puisse se soutenir surces deux pies & sur Ia partie b , en sorteque la barre soit à-peu-près horizontale,
ou